geek

Qapla 2.0

Publié le par OncleEddie

Pour ceux qui me posent la question en permance, Oncle Eddie n'est pas une vraie personne.

Un peu comme Casimir.

Non pas que je veuille dire par là qu'il y a quelqu'un qui, tout les soirs, tire la zipette dans mon dos pour enlever son costume en forme de moi. Non, je veux dire qu'Oncle Eddie est une personnalité absolument inédite créée par la fusion geekesque de 2 êtres qui explorent désormais de nouveaux horizons spirituels en toute quiétude grâce à leur nouvelle indentité et leur grâce retrouvées... (trois p'tits points)

Ce qui, en définitive, en fait une vraie personne (tu me suis?). Enfin bref, tout ça pour dire que j'ai ressorti récemment la première saison de Star Trek Enterprise. Quoi? Heuuu... non, rien à voir, mais t'avoueras que c'est pas facile de faire une transition avec les deux. Ké?

 

Tu plaisantes j'espère...

 

Bon, j'imagine que tout un chacun a dû apprendre à marcher un jour - moi perso, je m'en souviens  pas; ce qui me laisse à penser qu'en fait, j'ai toujours su marcher (désolé).

La série télévisée Star Trek Enterprise, avec le génial Scott Bakula retrace les balbutiements de l'exploration spatiale sous l'oeil "bienveillant" des Vulcains.

Passque toi tu crois que Star Trek, c'est juste des oreilles pointues, des téléportations, et des "En avant toutes!"? Bon, je m'avance peut-être sur le "En avant toutes!", t'es pitètre pas au courant que c'est l'une des phrases qui termine le plus souvent les épisodes.

Quoiqu'il en soit, c'est plus compliqué que ça, et cette série retrace la création dans l'univers de Star Trek de grands principes qui guidèrent StarFleet tout au long de l'histoire de l'exploration spatiale - en particulier la Directive Première, qui interdit à tout membre de la Fédération des Planètes Unies d'intervenir dans les affaires internes politiques, économiques, bref d'une manière générale dans l'évolution d'une autre espèce.

C'est vrai, imagine que tu débarques avec ton vaisseau spatial aux confins d'une terre inexplorée. Comble de la SciFi, tu découvres un peuple évolué. Une forme de vie douée de sensibilité et de capacités qui rendent possible la communication et, pourquoi pas, l'échange culturel réciproque.

Donc, tu trouves un moyen de communiquer, t'es pas atteint par leurs germes extra-terrestres, et tu peux véritablement débarquer chez eux et aller à la rencontre d'une nouvelle civilisation, une nouvelle forme de vie absolument inédite et inconnue jusqu'alors - oui, toutes ces étapes sont franchies avec succès, la SciFi c'est vraiment génial. Parce que l'idée, c'est d'imaginer la confrontation d'un peuple à un autre. D'une civilisation à une autre. D'une conception et d'une perception à une autre. Tant qu'à faire, si les deux pouvaient s'opposer, ça serait mieux - les scénaristes pourraient faire traîner ça sur quatre ou cinq épisodes (voire toute une saison).

Bref, ça y est, tu découvres donc une nouvelle forme de vie. Tiens, fait étrange (et contraire à certaines règles évolutionnaires à ce qu'il paraît), ce peuple vit "en harmonie" avec une seconde espèce sensible sur leur planète. Enfin presque. En fait, les premiers vivent aux dépends des seconds qu'ils traitent en esclaves, qui sont quand à eux plutôt une race tribale.

 


Et alors là, tu te rends compte que:

  -- 1 ) les évolués souffrent d'une maladie qu'ils ne pourraient pas vaincre, ils sont condamnés. Tu peux soigner cette maladie grâce à tes connaissances supérieures.
 
  -- 2) les autres eux, ne souffrent d'aucune maladie. Ils n'ont par ailleurs aucun problème avec la place qui leur est accordé dans cette "société". Mais tu t'aperçois qu'ils possèdent le potentiel  pour dépasser leur stade de dévloppement actuel pour réussir à créer une civilisation avancée... s'il n'étaient pas freinés par les évolués. En fait, c'est même certain.



Alors? Tu fais quoi? Tu interfères dans ce qui pourrait être une sélection naturelle en aidant les évolués à vaincre une maladie qu'ils n'auraient jamais pu surmonter par eux-mêmes? Tu accélères leur déclin en te faisant l'ami des tribaux car tu leur offre un monde?

Tu fais quoi?

C'est ça la SciFi - la réponse de Roddenberry (c'est le créateur de l'univers de Star Trek en 1963 pour info) à cette question particulière, c'est la Directive Première: ne pas intervenir dans le cheminement d'une Civilisation sur sa voie. Enfin, qunad je dis 'question particulière', évidemment, ça ne s'applique qu'à ce cas particulier (Star Trek c'est plus de vingt saisons, des situations se référant à ce type de problème, ils en ont rêvé quelques-unes).

Evidemment, il ne faut pas oublier que dans Star Trek, les Humains ont éradiqués la faim, la maladie et la guerre de leur planète.

Tu imagines ça? Un monde où la guerre fait partie des livres d'Histoire?

 

Bon n'oublions pas non plus que se poser la question est plus intéressant que de trouver la réponse (parce que faut être réaliste, c'est pas le genre de cas de conscience qui nous tombe dessus à tous les feux rouges).



Et alors que j'étais engoncé dans mes problèmes existentiels (haaa, l'Espace et ses Questionnements), je perdis le fil de mes idées. La faute en est à la FNAC: ils revendent depuis peu les saisons un et deux de The BigBang Theory (une série sur mon peuple: les geeks).

C'est là que tu peux parfois en arriver à t'interroger sur ton Titre de geek auto-proclamé par tes soins. Tu pourrais croire que c'est à cause que ça marche avec les gonzesses... Toi qui lis ces lignes, sache que le geek ne marche avec rien, sauf avec la physique quantique théorique (enfin, pas avec tous mais c'est un bon début), le mode "Ultra" de God of War 3 et le Scrabble Klingon. Ce qui serait encore mieux, c'est que les Bons Pensants ne cachent pas derrière ce mot une connotation profondément négative. Parce que tu crois peut-être qu'il te suffit de porter un T-Shirt StarGate et d'avoir vu 5mn de l'épisode spécial noyël de Doctor Who pour pouvoir te prétendre geek?



Absolument pas. D'une part, c'est le T-Shirt collector Kaamelott  qui prédomine en France. Celui avec le K doré.

 

D'autre part, si le geek en tant que lame de fond sociale existe, c'est avant tout un être en constant éveil. La curiosité qui le pousse à combler son insatiable envie de nouvelles pistes pour alimenter sa spiritualité et nourrir ses passions dévorantes, et que l'on peut retrouver par exemple dans l'attente du prochain volume de BLAST, fait que ses besoins sont énormes. Tout le temps.



(BLAST, bande dessinée qui pourrait bien être la Chapelle Sixtine de Manu Larcenet, deux volumes disponibles)


 

Le geek n'est pas uniquement prêt à voir son entière conception du monde remise en question par une "bête" théorie. Il attends, espère cette "bête" théorie. Car il n'y a a pas de "bête" théorie pour le geek. Juste des jeux d'esprits. Il définit des paramètres de réflexion(s) qui le poussent en avant dans les limites acceptables d'un ensemble défini, dans la sphère d'un univers donné (dont toute ressemblance avec des évènements ayant déjà été racontés dans un jeu vidéo est inévitable dans un contexte référentiel limité), passque oui, on veut tous savoir, bordel, est-ce que Batman a vraiment été démasqué par le Joker? Et est-ce que c'est vrai que c'est lui qui a gagné la pari qu'il avait fait avec Superman, celui où le perdant devait mettre son slip par-dessus son pantalon? (il est intéressant toutefois de noter que dans l'un ou l'autre de ces deux cas, Batman restera une icône parmi les icônes)

 

Et donc forcément, dans sa grande détresse en attendant le prochain épisode de StarGate Universe (sigh), le geek applique ses belles théories au vrai monde. Et alors là, faut dire ce qui est, le geek peut recevoir un choc proportionnellement violent à sa durée d'immersion dans le monde de Naru-- de Star Trek. Passer du tout communautaire à l'individualisme sauvage lui ferait presque oublier son mode de vie - mais c'est trop tard, un geek ne recule pas comme ça.



Et puis ils sont de ces personnes prêtes à remettre en cause leur monde à chaque instant, souviens-toi. Une nouvelle classe sociale non seulement rompue à l'adaptabilité, mais perpétuellement désireuse d'un nouveau défi, prête à confronter la moindre de ses idées à une vraie mise en situation, une vraie mise en lumière de ses choix et de ses convictions, un peu comme... un peu comme si elle avait rencontré une nouvelle forme de vie... Oui, on les refait pas comme ça les geeks (marci Tata Berthe).

Ou alors ils sortent d'une période Seigneur des  Anneaux, tu sais là où le Roi c'est le plus fort, et où le gouvernement se limite à quelques types sur des chevaux. Et puis là il peut en arriver à se dire tiens oui, ça vient d'où les gouvernements? Qui a donc bien pu avoir cette idée géniale? Je parie qu'il devait être plein aux as...

Mais imagine un brin que ce tu appelles "geek" ne soit rien d'autre qu'une étape évolutionnaire (oui, j'ai trouvé un nouveau mot)? Une nouvelle étape de l'Evolution (avec un E), une "nouvelle espèce", un Être qui n'est pas comme toi - entends par là pas meilleur mais différent, évidemment... (...)
 


Suis-moi un brin pour me faire plaisir si tu veux bien, imagine un être qui ne voit pas de compétition à proprement parler, qui ne génère aucun sentiment d'infériorité ou de mal-être résultant d'une pulsion de domination qui pourrait le pousser à tenter d'écraser tout ce qui l'approche, qui aurait tout simplement la faculté de s'émerveiller devant chacune des découvertes qui se présenterait à lui, mû par l'envie de se poser de nouvelles questions pour pouvoir y entrevoir de nouvelles réponses sans jamais les trouver. Quelqu'un capable d'apprendre avec émerveillement tout au long de sa vie.

 
Rempli de ce même genre de curiosité insatiable que l'on peut trouver chez celui qui ne sait rien et ne croit rien, vis-à-vis de tout ce qui l'entoure, la faune, la flore, le monde, l'univers, l'existence (woah, c'est bôôô)... Sans jamais avoir d'idée arrêtée, prêt à chaque instant à envisager ce qui aurait pu lui échapper, ce qui n'aurait pas pu lui échapper, et pourquoi, et pourquoi pas.

Prêt à tout voir, prêt à vouloir tout comprendre, conscient d'en être incapable, dépassé et heureux de l'être. Désireux même, de pouvoir en élargir à chaque instant son champ de conscience, considérant cela comme le coeur de son voyage, comme le seul véritable but à poursuivre, prêt à ne jamais pouvoir l'atteindre et capable de s'en amuser sans cesse.

S'espérant prêt à tout considérer constamment comme si c'était la première fois.

Avec l'envie de regarder continuellement tout ce qu'il pourrait voir et en espérant que ça contredise ce qu'il croit, prêt à intégrer tout ce qu'il aurait pû lui échapper - tout ce qui lui a échappé en somme - dans son modèle de réflexion, jamais rassasié, jamais satisfait de sa vision des choses.

Un être prêt à se poser des questions sur tout et pour tout.

Prêt à rêver ce qui lui convient (et ce qui ne lui convient pas), prêt à être là, à considérer instinctivement que se poser la question est plus important / intéressant que de trouver une réponse.

Pas seulement un agnostique, mais véritablement un esprit libre. Pas limité à l'étiquette que tu lui colles, mais prêt à parcourir cette étiquette de bout-en-bout, à la démonter pièce par pièce par désir de la comprendre sans jamais y arriver,  et par-la même désireux de recommencer, encore, encore, encore...

 

C'est ça un Geek.



Parce que son monde à lui n'est pas figé, mais il n'en détient la solution pour autant. Comment le pourrait-il?

Par définition, la figeation n'existe pas pour le Geek (tout comme l'impossibilité d'inventer des mots).

Non, bien au contraire, le Geek réinvente son monde en permanence. En même temps, sa vision ne lui laisse pas tellement de choix tellement elle est un choix en elle-même.

Oui, un jour ici, le lendemain ailleurs, rien ne peut empêcher le Geek de créer un monde à la mesure de son imagination ou de sa capacité à inventer ce dont il a besoin. Et d'ailleurs, rien ne permet au Geek de ne pas le faire. Franklin fut un Geek. Le couple Curie étaient des Geeks. Einstein était un sacré morceau de Geek. Et oui, Ralph Baer était un sacré putain de Geek.

Et l'intérêt du monde du Geek, c'est qu'il veut le PARTAGER (oui, c'est pas tellement à la mode, mais essaie un peu d'appliquer la notion de mode à la notion de Geek pour voir). Il en a même besoin, c'est comme ça qu'il se nourrit. Le Geek aime à confronter son univers aux autres, ça le consolide, le justifie, le pousse en avant quand ça n'y correspond pas, le Geek aime le débat - le Geek EST le débat. Enfin, d'une manière générale, le Geek aime qu'on lui soumette des problèmes. Que l'on confronte les univers aux limites du sien - c'est ainsi que s'étend son propre univers.

Parce que oui, on veut tous savoir pourquoi SkyNet à choisi d'envoyer vers le passé un robot a la plastique féminine parfaite (alors que ça n'est qu'un robot) (c'est vrai quoi, un robot pourrait pas être pervers quand même?).

On veut tous savoir pourquoi une DeLoreane et pas une Viper pour voyager dans le temps (quoique bon, quand on voit la DeLoreane, on se doute).

On veut tous savoir pourquoi avoir censuré l'intro de Resident Evil pour des images dont il est clairement établi que leur impact émotionnel est bien inférieur à ce qu'on pourrait voir  sur le JT de TF1 (alors qu'on est tous d'accord, la réputation violente du premier Resident Evil est très largement surfaite, surtout si ça doit inspirer cinq longs métrages qui feraient tous passer Home Alone pour une oeuvre incontournable du Grand Ecran).

 

Un esprit libre et curieux, mû par l'envie de se former lui-même et de savoir, ou plutôt de comprendre, jamais rassasié, rempli de l'espoir d'utiliser son potentiel créatif à défaut de pouvoir "aller là où aucun Homme ne s'est jamais aventuré"... (oui passque bon, la NASA ces trentes dernières années, ils ont un peu chiés dans la colle)

 

Tu ris du Geek? Hey, souviens-toi tout de même que quand la NASA (encore eux - tout ça avait pourtant si bien commencé) a envoyé une navette dans l'espace, ils ont dû l'appeler "Enterprise" suite aux pressions des Trekkies, les ancêtres des Geeks.

Moi à ta place, je prendrais pas à la légère une faction de ma population descendant directement d'une tribu capable d'influer sur les décisions d'un organisme fédéral par simple idéologie scifiesque.

 

Et donc, imagine une nouvelle espèce d'Homme. Non pas poussée par une quelconque soumission hormonale qui justifie encore après trois milliards d'années d'évolution que l'on fasse rebondir sa massue sur le crâne d'en face par simple besoin de supériorité (assimilé à de la communication), mais une espèce d'Homme prête à se poser les vraies questions, et surtout prête à ne pas y répondre. Des Hommes mus par la curiosité insatiable qui est la leur appliquée à notre (pauvre mais emplie d'une telle curiosité) compréhension de l'univers.

 

Et cela n'est pas juste une idée - l'Homme du Futur existe, tu le croises tous les jours. Il est même plus que certain (voire souhaitable) que tu en comptes certains spécimènes au sein de ta propre famille (au sens large). Une Espèce inédite jusqu'alors. De tous temps l'Homme a su se distinguer de la Bête; pas par le rire (les hyènes y arrivaient avant nous), non, tout simplement par un esprit ouvert. Une faculté à raisonner selon le besoin prédominant.

 

Une adaptabilité sans commune mesure.

 

Tu crois vraiment que c'est le connard d'en face capable de vider vingt bières d'affilée sans roter qui peut faire ça? (ceci est une attaque envers les connards, absolument pas envers la consommation excessive de bières que je ne peux qu'encourager)

 

Non, seul le Geek peut faire ça. Il est le seul à pouvoir concevoir et mettre en application un nouveau mode de pensée. Car on a besoin d'un nouveau mode de pensée - il semble évident depuis très longtemps que l'on a dépassé les possibilités offertes par celui exploité actuellement.

 

L'Homme 2.0.

 

Ha ouais, en fait c'est cool d'être un Geek.

Publié dans geek, monde, nouvelle, pret, vrai

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Module GEEK pour week-end productif

Publié le par OncleEddie

00    Start console

10    Kill zombie

15    If "thirsty" then get "fresh beer"

20    Go to 10

Publié dans 20   , end, geek, module, week

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