vraiment

Vacances, j'oublie tout (4)

Publié le par OncleEddie

Jour 4

 

Dame, ça tangue encore ce matin... Je déteste le train - mais vu les sacrifices personnels qu'il faut faire aujourd'hui pour pouvoir prendre un avion en direction des Etats-Unis, j'avais pas tellement le choix, le demi-tour s'imposait. C'est vrai quoi, personne aime se faire inspecter comme ça par un médecin, alors par un douanier je t'en parle même pas...

Dommage, j'aurais bien voulu voir le montage des scènes qu'on avait fait hier (sacré histoire pas vrai?). Mais bon de toutes façons, j'aurais jamais eu le temps de revenir à temps pour le week-end - maintenant, on croise tous les doigts pour que les producteurs n'exigent pas la suppression de toutes mes scènes. Rendez-vous cet été pour le verdict.

 

Quand même, ça a été une sacré semaine. Enfin, c'est pas encore tout-à-fait fini, va encore falloir expliquer au contrôleur pourquoi j'ai un billet de train d'une autre compagnie que la sienne... Puis il me faut trouver une autre voiture - dommage aussi, celle-là sera pas dédicacée par Gary Busey.

Bah, le bon côté du train c'est que ça laisse le temps de réfléchir. Oui, à la manière dont tu te retrouves dans un train en provenance de Stoke alors que tu partais faire les courses pour remplir ce putain de frigo, mais pas seulement. Parce qu'au sortir d'une virée de ce genre, outre l'immense fatigue (physique et mentale) avec laquelle il faut te battre, il te faut également essayer de mettre bout-à-bout tous les souvenirs qui te reviennent peu à peu au fil de la journée. Autant par curiosité que par besoin de justification personnelle...

 

C'est marrant ce besoin qu'on a de temps en temps de s'oublier, de repousser les limites du bon sens, de la morale et de notre capacité à assimiler toutes sortes de produits (licites ou non). Tout en restant fidèle à soi-même je veux dire, parce que l'air de rien au sortir de ce genre de trip, tu te rapelles rarement de choses dont tu pourrais rééllement être surpris, te disant "ça y est, j'ai plus seulement les fils qui se touchent, j'ai carrément la boîte à fusibles qui baigne dans l'huile!". Non, c'est juste extrème... mais c'est toujours toi. Ce qui fait qu'en fait quelque part tu t'oublies pas vraiment, tu te retrouves. Une connection directe avec ton subconscient sauvage et indompté, en somme. Il paraît que l'Homme qui redevient une Bête est le seul à être vraiment libre, affranchi qu'il est de son conditionnement social (je sais plus trop qui a dit ça d'ailleurs). Ou alors c'est simplement que ton cerveau te cache vraiment bien ce que t'as pas envie de savoir. C'est pas à exclure non plus.

 

Ceci étant dit, pour mes prochaines vacances je pense que je vais me mettre au point de croix.

Bon, au moins j'ai survécu à celles-ci - et je suis même pas recherché apparemment. Pour tout dire ça me change un peu. Quand je repense à la saison 4 de The Shield, je me dis même que je suis devenu carrément sage, quasiment un citoyen modèle.

 

Bref, nous revoilà à la maison et c'est chouette, j'ai qu'une heure de marche depuis la gare (ironie inside). Au moins le baggy-short est plus confortable que ce truc infâme en cuir (qui devait pas vraiment être en cuir en plus vu la vitesse à laquelle il a pris feu). Heureusement que demain c'est le week-end, je sais pas si j'aurais pu continuer comme ça encore longtemps.

Donc nous y revoilà, parti en voiture et revenu en train; parti faire les courses et revenu les mains vides... Et ce frigo qui est toujours vide... Je crois que je déteste ce frigo. Oui je le hais même. J'ai beau faire, toutes les semaines c'est la même histoire, faut le re-remplir. Encore et encore - j'ai l'impression que ce truc n'est dans ma cuisine uniquement pour me narguer en me mettant tous les jours face à mon échec à comprendre son appétit. En fait aujourd'hui, j'en suis même sûr.

Oui, je le hais.

Je pense que je vais le mettre dans un sac et le balancer à la flotte.

 

Ha ça y est, j'ai reçu la dernière saison de Naru-- de Star Trek pendant que j'étais pas là. Et ça n'a rien à voir mais ça me fait penser que je suis pas allé me faire gifler par les russes et les allemands hier - ils vont croire que je me suis découragé. Boarf, chuis crevé, on verra plus tard.

Oui, je vais aller me coucher je pense - après tout, on a qu'à dire que je l'ai bien mérité.

 

Bouts d'ficelle

 

Ces vacances ne furent pas financées par la Caisse de Congés Payés du Bâtiment et Travaux Publics dont l'incapacité à faire parvenir un chèque en moins de trois mois aux personnes les subventionnant témoigne de la plus grande incompétence et du plus lamentable des mépris.

Publié dans bon, mois, temps, train, vraiment

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