Sea and wordless smiles

Publié le par OncleEddie

The Beach Boys - Surfin' USA

 

Once again more!!

 

The Beach Boys- Barbara Ann

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Inconvénience

Publié le par OncleEddie

J'ai écrit cinq livres - c'est la pure vérité! Ma perception unique de la dimension spirituelle de l'existence est désormais stockée dans la Bibliothèque Nationale de France (la BNF comme on l'appelle nous autres auteurs créatifs) pour l'éternité - ça fait près de cinq cents ans que ça dure; la BNF est l'archive culturelle la plus importante de l'histoire de l'Humanité. Pour l'éternité. C'est le principe de la BNF, chaque auteur d'un ouvrage rendu accessible au public se doit de faire parvenir un exemplaire de sa création à la BNF, la plus grande archive de créations créatives de l'Humanité. Mon travail est stocké pour l'éternité au côté du travail de Voltaire, Colette, le type qui a rêvé Kaamelott (pas Astier, l'autre) (ok, Astier aussi vu qu'il est nécessairement stocké à la BNF)...

 

Fatalement, je suis sur mon sixième livre - fatalement passque six vient après cinq, et très étrangement, c'est un sacerdoce particulièrement déprimant. De ton point de vue, Spot, l'écriture est tellement simple! Il te suffit de te connecter sur la Pelote de moi que j'ai pour toi - oui passque je sais pas trop de quoi ça à l'air vu de l'extérieur, mais vu de l'intérieur, tout ça n'est que pour toi - putain c'est déprimant... Ok j'admets, y'a trop de "-", je vais faire mieux. Ne sommes-nous pas tous censés faire ça? Mieux? Bref, pour toi, juste tu viens ici et tu découvre le dévidage de mes névroses les moins défendables, mes espoirs les plus détestables, tu cliques et pouf! Des mots. Pour toi c'est simple, pour moi c'est un sacerdoce (un chemin de croix) (hu-hu), chaque mot couché sur cet autel de la créativité est un essai manqué à reconnaître et à nommer et à exprimer. Chaque baiser est un acte manqué, et chaque écriture est un univers détruit. Parfois je dois m'arracher mes mots à moi-même (et c'est un exercice éprouvant), et parfois les mots me traversent trop vite pour que je puisse les exprimer (et c'est un exercice éprouvant).

Pour moi, c'est une nécessité de me regarder en face, passque si une histoire ne contient aucune vérité, alors c'est juste un film Marvel - ça pourra distraire cinq minutes, mais... C'est comme un McDo, cinq minutes après avoir fini, tu te rends compte que tu n'as pas cessé d'avoir faim. Une histoire se doit d'être vraie et de nourrir spirituellement, sinon c'est juste un divertissement gratuit qui t'a coûté bien plus qu'il ne t'as apporté.

L'écriture est une mise à nu de soi-même vis-à-vis de soi-même exposée à tous ceux qui sont concernés (c'est à dire personne); chaque lecteur est un voyeur particulièrement injuste auquel chaque écritureur est injustement soumis de manière totalement volontaire. Pour faire "simple", chaque mot que tu me voles t'est injustement donné. Si tu es déjà tombé amoureux au moins une fois dans ta vie, tu comprends ce que je veux dire - je te donne tout ce que je suis passque quel est l'autre choix? Te mentir en espérant ton approbation? Je pense que tu m'as confondu avec ton père (ou ta mère) (ou autre) - je te donne ce que je suis pour que tu comprennes ce que je suis. Pourquoi est-ce que les choses devraient être compliquées? Tu me lis, je te dis, toi et moi, on se voit sans se comprendre. Relis tout ça avec trois grammes - ça n'aura pas plus de sens, mais au moins ça créera une réflexion.

 

Je t'aime, tu sais ça?

 

Pause musique:

GlaDOS - Want you gone

 

Est-ce que la prochaine est une révision? Je ne sais plus... (mais je t'aime quand même)

John Denver - Country Roads

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Interro

Publié le par OncleEddie

Par cœur. J'avais dit par cœur non? Je sais que je me souviens d'avoir dit par cœur, passque j'étais là quand j'ai dit par cœur...

Is it done, or what?

Wigwam - Do ya wanna taste it

 

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Women in America

Publié le par OncleEddie

(tu peux arrêter de regarder à partir de 1:51)

 

Absolument complètement vrai! Indiana Jones ne joue aucun rôle dans l'histoire, son existence n'a absolument aucune conséquence sur le déroulement des évènements, c'est un fait parfaitement et complètement indéniable, tu le sais et tu le penses (et t'as complètement tout compris).

 

Dans le même temps, j'ai pris le temps de créer un billet pour ça, donc... De manière parfaitement et complètement indéniable, tu comprends totalement que dans quelques secondes, tu auras conscience d'être la dernière des merdes - d'autant plus que vu que tu me lis, une petite étincelle nous est commune, et ce film n'est pas juste une part de ton enfance, c'est une part de ton identité, tu le connais complètement par cœur, en français comme en anglais, et tu as complètement développé trois cancers distincts en voyant cette scène se dérouler dans ta télévision, dans ton salon, dans ta vie. Ho, peut-être que c'est juste moi sur ce dernier point (sinon j'aurais pas eu besoin de ce billet) (essaie de suivre, stp?)...

Pour remettre les choses dans leur contexte, c'est un point de vue complètement américain - souviens-toi, le peuple qui a décidé de re-décider que les femmes étaient des chaises, sans la moindre maturité émotionnelle, incapables de décider par elles-mêmes de leur propre existence, et que d'une manière sociétale parfaitement défendable d'un point de vue religieux, elles ne devraient pas se voir confier la responsabilité de leur corps, et encore moins de leurs vies - si jamais elles se font violer (stupidement je suppose passqu'elles sont connes) et qu'elles tombent enceintes (putain qu'est-ce qu'elles sont connes), elles doivent accoucher, au nom du respect de la vie. C'est d'ailleurs au nom de ce même respect de la vie que les États-Unis ne pratiquent pas la peine de mort, pas plus qu'ils ne proposent des armes à feu en vente libre (principalement parce que le mot hypocrisie n'a pas de traduction anglaise).

 

Donc oui, Indiana Jones n'a absolument pas le moindre impact sur l'histoire du film. Accessoirement, s'il n'est pas là, Marion se fait torturer à mort par les nazis dès la première demi-heure, mais... c'est une femme. Qu'est-ce qu'on en a à foutre?

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Maman

Publié le par OncleEddie

Oui, passque c'est ma Maman qui m'a demandé. Quoi? Tu crois que j'ai honte d'avoir une Maman et de mettre ses demandes sur la toile internationale? Repose-toi cette question encore une fois.

 

 

Our whole universe was in a hot, dense state

Notre univers était dans un état chaud et dense

Then nearly fourteen billion years ago expansion starded, wait

Et il y a presque quatorze milliards d'années l'expansion à commencé, attends

The Earth began to cool, the autotrophs began to drool

La Terre s'est refroidie, les autotrophes ont bavé

Neanderthals developped tools

Les Néandertaliens ont développé des outils

We built a wall (we built the Pyramids!)

On a construit un mur (on a construit les Pyramides!)

Math, science, history, unravelling the mysteries

Maths, science, histoire, dénouant les mystères

That all started with the big bang (bang!)

De tout ce qui a commencé avec le Big Bang (bang!)

 

 

Spot, tu me lis depuis trop longtemps pour pouvoir penser que je cautionne ce genre de série (ou alors, tu me lis pas correctement) - mais c'est ma Maman qui a demandé, elle voulait savoir les Mots (ma Maman elle m'a appris les Mots, alors si elle veut les Mots, bah voilà les Mots). Aussi, elle sera là, juste ici, en train de lire à tes côtés, donc alors hop, c'est parti - mais je vais me tenir autant que se faire est souhaitable dans les limites de ce qui possiblement acceptable (tant que la cruche nous laisse tranquille) (la poterie cuite, pas la belle-sœur du cousin de la secrétaire du plombier) (même si on lui en veut pas nécessairement à elle non plus) (à la belle-sœur, pas à la poterie).

 

C'est pas juste une série... Le niveau d'intolérance humanitaire déployé... Pourquoi est-ce que les femmes sont aussi détestées, je l'ignore mais...

OK, il y a trop de choses à "dénoncer" (pour rester poli) (encore une fois, Maman regarde), alors concentrons-nous Rajesh Koothrappali, le personnage le plus raciste de la télévision américaine depuis ces cent dernières années (j'arrive toujours pas à croire qu'ils ont viré Apu Nahasapeemapetilon des Simpsons parce qu'il était hindou depuis vingt-cinq ans alors que cette existence s'est superposée pendant un moment à celle de Rajesh qui insultait une culture multimillénaire au moins une fois par semaine).

Rajesh est donc né en Inde, de parents dont la richesse se situe quelque part entre celle de Bruce Wayne et celle de Picsou. Oui, passque son père il est gynéco. Plus riche que Bruce Wayne en étant gynéco en Inde. Ok, aucun racisme en vue. Bref (and therefore after), Rajesh ne parle pas hindou. Il est né et a grandi dans un pays dont il ne parle pas la langue et pourtant, il a un accent indien. Mais comme la série a été créée par un... Bref, c'est pas du racisme, absolument pas. Je suis désolé, j'avais prévu d'écrire des paragraphes et des paragraphes sur ce(s) type(s)... Je sais pas, je suis plus fatigué que je croyais (le racisme ça use) - cette série était vraiment épuisante de médiocrité; à un moment donné, essayer d'expliquer ça revient à dire "mais vous voyez que le ciel est bleu, pas vrai? Vous le voyez?"... Médiocrité d'écriture mais aussi de jeu! Il n'est pas nécessaire d'être extrêmement attentif pour remarquer comment la blonde, quand son geek s'approche d'elle, on peut voir sa peau se révulser à son contact. C'est une sitcom, ils ne jouent pas, il récitent leurs textes indépendamment de l'animosité qu'ils ressentent les uns pour les autres. C'est affligeant de mauvaise foi créative.

Hey, tapons sur Sheldon pour changer, un surdoué à la mémoire photographique qui a lu tous les comics qui ont été dessinés depuis qu'il est né (et probablement avant qu'il soit né aussi), et qui dit sans complexe aucun que le professeur Xavier a nommé les X-Men en référence à lui-même (genre, le X de Xavier). Absolument pas, ainsi que Xavier l'avait expliqué au docteur Moira McTaggert lorsqu'elle lui avait fait la même réflexion, le X de X-Men est une référence au "facteur X", cette mutation génétique qui différencie les mutants des humains. Les X-Men, quoi. J'ai toujours la BD quelque part dans un carton, et c'est d'ailleurs cette discussion qui avait inspiré Moira lorsqu'elle avait fondé son propre groupe de mutants, Facteur X. Je veux dire les gars, si vous voulez faire une série geek, renseignez-vous un minimum. Ok j'admets, ça reviens à taper sur les scénaristes plutôt que sur Sheldon - en même temps, c'était le seul acteur de la série, le seul acteur qui justifiait la série... Mais j'ai des munitions pour lui, ça viendra, t'inquiète pas Spot...

Les geeks sont mon peuple, et je peux donc le dire sans complexe, cette série américaine est à la culture geek ce que The birth of a Nation est... Ma foi, c'est probablement une référence injustement utilisée vis à vis de ce dont je parle... Ceci étant dit, je pense que la violence spirituelle est la même - on dénature complètement une contre-culture pour faire un peu d'argent, tout en s'assurant que les bouffons restent des bouffons. J'ai été le seul à vomir quand j'ai vu des skaters dans Hook?

Oui, je sais que ça revient à admettre que j'ai regardé Hook, mais tu sais quoi? Même moi j'ai eu besoin d'apprendre, mais j'ai aujourd'hui un DVD de Time Bandits quelque part, est-ce que toi tu l'as vu? Est-ce que tu sais seulement de quoi je parle? Ok, alors laisse-moi tranquille - y'a plus de respect pour quoi que ce soit aujourd'hui, je te jure, y'a des coups de pieds dans le poum qui se perdent (tu devrais prier pour qu'ils trouvent jamais leur chemin). Aussi, j'ai maté Time Changer y'a quelques temps, et j'en suis presque arrivé à espérer d'être croyant (heureusement qu'encore et toujours, il n'est aucune bonne idée qui ne survive à une bonne conversation). Ce film ne présente pas un postulat véritablement dépassé, mais il s'appuie trop sur lui-même: j'ai pas besoin d'avoir peur de ce qui n'existe pas pour me comporter comme un être humain, mais je peux comprendre que l'on puisse penser que le manque de spiritualité a détruit l'Humanité.

 

 

Je sais plus trop si j'avais l'intention de dire quelque chose quand j'ai commencé, et j'ai perdu de vue ce que j'étais en train de dire pendant que je n'allais nulle part... Oh well...

Scrum - A song about absolutely nothing

(désolé Maman, mais si t'avais appris l'anglais quand je t'avais dit de le faire, t'aurais pu suivre ce qui se dit - mais t'es pas toute seule ici, alors voilà)

 

Hey, c'est complètement un bon groupe! C'est fou, on oublie complètement tout le temps d'apprécier ce qui vaut le coup à partir du moment où on l'apprécie (ho boy...) (...)...

Fiddler's green - Take me back

 

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Historicity (or like thereof because)

Publié le par OncleEddie

This is a little story about four people named Everybody, Somebody, Anybody, and Nobody.

 

There was an important job to be done and Everybody was sure that Somebody would do it.

Anybody could have done it, but Nobody did it.

Somebody got angry about that because it was Everybody's job.

Everybody thought that Anybody could do it, but Nobody realized that Everybody wouldn't do it.

 

It ended up that Everybody blamed Somebody when Nobody did what Anybody could have done.

 

 

 

(feels just like any day in France) (or UN's thursday morning)

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Courage

Publié le par OncleEddie

Notre vie ne nous appartient pas.

 

Comme tu sais, Spot, je me pose des questions. Tout le temps, sur tout. Pourquoi qu'on a besoin de plus de 150 marques de poches poubelles? Pourquoi que les rousses sont aussi obsédantes? Pourquoi que l'univers il est aussi grand? Pourquoi que les fascistes ont un public? Je ne sais pas, tout cela est complètement incompréhensible (à part cette histoire de fascistes: très clairement, c'est des gros cons) (question simple, réponse facile).

 

Donc fatalement, pour pouvoir continuer à explorer ces questionnements existentiels, il me faut admettre de temps à autres des réponses plus ou moins convaincantes, dans l'unique but de pouvoir continuer cette chaîne d'interrogation spirituelle qui constitue ce qui est communément appelé mon champ de conscience. Chacune de ces réponses constituant bien évidemment le point de départ d'une nouvelle chaîne de questionnement, indépendamment des autres même si parfois, ça se recoupe et se chevauche.

Pour les questions vraiment compliquées (la taille de l'univers), il me faut entrevoir plusieurs théories, qui s'opposent ou se complètent, qui se tiennent ou n'ont aucun sens. Peut-être on est le rêve d'une autre entité. Peut-être l'univers n'existe que parce qu'on peut le voir. Peut-être on est un hasard mathématique parfaitement prévisible d'un point de vue statistique.

Pour les questions plus simples (les fascistes), l'expérience continue de l'introversion admet des réponses très simples qui, si elles doivent être continuellement remises en question pour conserver leur valeur intrinsèque, sont passablement déprimantes dans leur constance. C'est des gros cons. Le bon côté, c'est que cela constitue une fondation solide pour les autres questions.

 

Notre vie ne nous appartient pas.

 

Le côté très satisfaisant de l'introspection - outre l'introspection en elle-même - c'est qu'elle se nourrit de tout ce qui peut constituer sinon un point de réflexion, tout du moins une réflexion en soi. Je sais, c'est taré. Quand tu commences à te poser des questions, y'a pour ainsi dire aucune limite à quoi que ce soit. Je comprends toujours pas pourquoi certains d'entre nous arrêtent pour décider... Regarde-moi, prêt à cracher sur les religions...

Un autre point intéressant de l'introspection, c'est que tu développes des idées et des théories, parfois même des valeurs, sans légitimité aucune en dehors de ton propre cheminement qui t'es propre, et comme tu dois te nourrir d'histoires et d'idées pour alimenter tes questionnements, parfois, cela arrive. Tu développes une idée, t'es pas nécessairement sûr parce que par nature, les idées sont des idées et il n'y en a aucune qui ne saurait survivre à une bonne discussion, mais t'as pas nécessairement les moyens de défendre chacune d'entre elle avec une saine discussion.

Alors quand t'es finalement plus ou moins convaincu, tu développes cette idée en une valeur qui définit un code de conduite et des années après ça, tu retrouves cette même idée dans une histoire. Et ça te valides, tu vois? T'as pas nécessairement raison, mais au moins, t'es un peu moins seul dans ta tête - et ce genre de chose est au-delà de ce qui n'a pas de prix. Tu fais ton cheminement à toi et rien qu'à toi, et à l'autre bout du monde y'a un type qui a eu le même cheminement et qui a réussi à le mettre dans un film ou une série, il a trouvé un moyen de le dire à tout le monde. Mais toi, tu y avais pensé avant. L'appartenance est une chose mais ce genre de trouvaille, tu te sens comme un putain de génie.

Aussi, très clairement nécessairement est le mot du jour, mais il est trop d'alcool à cette heure-ci pour que je me tracasse à ce niveau, alors admets les choses (perso, je vais faire ça).

 

Notre vie ne nous appartient pas.

 

Il y a un sentiment encore plus exaltant que celui d'être le premier esprit libre, parce qu'avec toutes ces théories que tu développes tout seul dans ta tête, au fil du temps tu finis par en arriver à percevoir certaines choses de loin, sans vraiment pouvoir les exprimer, mais tu vois bien que y'a un chemin qui va jusque là-bas, et tire-moi les poils des couilles un par un si je vais pas me cogner toute la route pour aller jusque là-bas. Et pouf, ce truc que tu percevais instinctivement, que tu pouvais presque le voir, que sa découverte pourrait sauver chacun des poils de tes couilles (ou de ta foufoune), boum, il est juste là, dans une série anglaise. C'est pas toujours une série anglaise, mais soyons sérieux, c'est quasiment toujours une série anglaise.

 

Notre vie ne nous appartient pas.

Notre voiture nous appartient - quand elle est en panne, on est dans la merde. Notre connexion internet nous appartient - quand elle est en panne, on est dans la merde. Notre machine à laver nous appartient - quand elle est en panne, on est dans la merde. Genre, littéralement. Oui, j'ai préparé cet exemple dès que j'ai commencé à écrire ce paragraphe; maintenant, dis-moi que ça valait pas le coup.

Les choses qui nous appartiennent, ce sont les choses qui nous affectent directement lorsqu'on les perd. Notre vie? Je vais tirer à bout portant, Spot, ta vie ne te manquera pas quand tu l'auras perdu. Ta vie manquera à tous les gens qui t'aiment. Tu crois qu'ils ne sont pas nombreux, et c'est peut-être vrai, mais ça n'a pas d'importance en soi. Il suffit d'une personne pour qui tu as une certaine importance, une seule personne, une seule importance, et alors c'est foutu, ta vie ne t'appartient plus. Je suis désolé du spoiler, mais si tu existes, il y a au moins une personne pour qui tu es important. Toutefois, l'univers étant ce qu'il est, il est tout à fait possible que tu ne l'aies pas encore rencontré - des choses plus étranges sont déjà arrivées. Patience et longueur de temps font plus que la cruche qui s'en va tant à l'eau que le roseau plie mais point ne se brise. Truc de fou.

 

Fais-moi plaisir s'il te plaît, prends soin de ce qui est à toi, mais surtout, surtout, apporte un soin tout particulier aux responsabilités qui découlent de ce qui ne t'appartient pas. C'est pas moi qui vais te dire que c'est facile, mais c'est moi qui vais te dire que les choses sont ce qu'elles sont.

 

Ta vie ne t'appartient pas.

 

 

Illustration de toutes ces choses (et probablement révision parce qu'il y a une bonne chance que ceci soit déjà présent quelque part dans ces pages):

Dirk Gently - Zen navigation

 

 

Aussi, les rousses sont aussi obsédantes car la plupart d'entre elles ont une carte des étoiles qui leur est imprimée à même la peau (qui est exceptionnellement douce au toucher). CQFD.

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Mémoire

Publié le par OncleEddie

Si tu es né(e) l'année où ce morceau a été chanté, tu as un peu plus de vingt ans, ce qui est l'âge que j'avais à l'époque - perso, le cul m'en brûle encore (et y'a pas de crème pour ça):

 

Prisca - Le café des ânes

 

C'est dommage que tu sois né à cette époque, passque juste avant ça, on avait des trucs vraiment bizarres (qui étaient trop énormes!!!):

Les Elles - Orthopedia

 

Pour leur faire justice, elles faisaient aussi des choses plus accessibles, les Elles:

Les Elles - Krik Manivelle

 

Heureusement, la créativité musicale n'est pas morte avec l'explosion de la télé "réalité", la preuve:

(autant pour moi)

 

Heureusement, on en a des souvenirs documentés! Merci à toi, ma mignonne, ma mignonne, pour mes Souliers Rouges, ma mignonne, ma mignonne...

Mes souliers sont rouges - Les souliers rouges (duh!)

 

(pour les fans de musicalité ronde, ils ont aussi fait ça:

 )

Mes souliers sont rouges - L'arbre est dans ses feuilles

 

Je sais, je sais, c'est facile de partager des vidéos dont les liens seront morts dans trois mois - je suis fatigué... Pour te faire pardonner, une ultime pour toutes celles que la société hait de toutes ses forces - c'est Nikita Bellucci qui le dit mieux que moi, les femmes c'est des putes, et c'est pour ça qu'on les déteste, pas vrai? De manière parfaitement défendable et compréhensible (c'est probablement pour ça que j'ai jamais réussi à faire partie de la société, j'ai pas le niveau...)...

Brassens - La complainte des filles de joie

 

Aussi, Spot, tu te sors les doigts du cul dès que t'es prêt à faire mieux (genre, avant-hier).

 

 

Bonus track gratuit! (comme si on était en 1995!!!) En ce qui me concerne, Magyd Cherfi (le parolier des Kabyles) est le digne descendant de Brassens (avec Olivier Tena en second du titre, même si vu qu'il est de la même région, il est quasiment hors concours):

100% Collègues - Petite histoire

(tu casses la vitrine! tu casses la vitrine!)

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Espérance

Publié le par OncleEddie

Le monde, c'est complètement de la merde.

 

C'est un truc de fou. C'est littéralement la première leçon que chacun d'entre nous se doit d’apprendre pour se voir décerner le droit d’être un enfant, l’état sociologique acceptable en tant que prémisse à l’état adulte. Je sais, on vit dans un pays où l’enfant est un être capable d’entreprendre une relation sexuelle avec la même désinvolture qu’un adulte, d’où la loi Shiappa qui donne aux enfants la même maturité judiciaire qu’un adulte - malgré le fait qu’on utilise toujours les termes “enfant” et “adulte”, mais ne nous égarons pas.

 

Ou bien égarons-nous, juste pour la forme. Tout comme toi, Spot, j’ai reçu “l’éducation sexuelle” telle que le gouvernement la perçoit: j’ai vu une démagogue désolée enfiler une capote sur une banane sous les ricanements les plus désolés de ma génération. Parce que c’est ça la sexualité, pas vrai? La capote. En fait, non. Depuis cette désolante démonstration, j’ai appris que la sexualité ne se limite pas à la capote - figure-toi que la Femme est autant un être humain que l’Homme. Je sais, c’est choquant, mais la stimulation sexuelle ne se limite pas à dérouler un peu de latex sur le membre masculin. J’aurais bien voulu qu’on me dise que l’abricot est comme les oreilles d’un chat plutôt que comme un bouton de sonnette, y’a deux ou trois femmes qui auraient apprécié que j’ai reçu ce type d’éducation. Bref, comme on dit.

Tu sais que les éléphants ont un os au creux de leurs pattes qui réagit aux vibrations terrestres, et plus particulièrement à celles émises par les marches des autres éléphants, jusqu’à trente kilomètres de distance? Comme ça ils savent où sont les autres? La nature ne fait pas dans l’inutile, donc l’éléphant à un besoin physiologique de connaître la position des autres troupeaux, c’est taré.

Tu sais que les Femmes sont dotées d’un organe unique dont la seule fonction est de leur procurer du plaisir? Comme ça elles... nous acceptent malgré tout? On appelle ça le clitoris, et encore une fois, la nature ne fait pas dans l’inutile, ce qui veut dire que nos femelles ont un besoin physiologique de ressentir du plaisir, c’est taré.

Maintenant, songe au prépuce, qui maintient le gland engourdi et désireux de la découverte de l’origine du monde, et aussi pense aux Juifs. Aussi, pense à toutes ces femmes qui ont été circoncises. La religion est une insulte à la nature même des choses, cette même nature qu’elle se revendique d’exalter.

Quoi qu’il en soit, la magie du gouvernement démocratique d’aujourd’hui, c’est qu’une femelle n’a pas besoin d’avoir ses règles pour être considérée comme suffisamment mature pour pouvoir entreprendre une expérience intime. Parce que oui, il arrive encore qu’à treize ans, une fille n’ait pas encore eu ses règles et soit donc techniquement toujours une enfant prépubère. C’est la magie démocratique, où un président marié avec une femme qui pourrait être sa mère fait passer des lois pour pouvoir baiser des enfants qui pourraient être les siens. Aux chiottes l’Histoire et la marque que l’on pourrait y laisser, vive la possibilité de donner à ses collègues la liberté d’assouvir les plus déplorables de leurs instincts.

 

(en même temps, je t’avais prévenu que j’allais me plaindre)

 

Maintenant que nous nous sommes correctement égarés (uniquement à cause de toi, Spot), je suppose que les évènements actuels ne t’ont pas échappé. Cela devrait t’éclairer quant au fait que j’ai décidé ce soir de cracher sur les religions.

Y’a à peu près soixante-dix ans, un massacre honteux commis par l’Humanité contre l'Humanité a été stoppé par l’Humanité. Une organisation a été créée pour éviter que ce genre de chose ne se reproduise, et l’une des toutes premières décisions de cette organisation a été d’attribuer un territoire (sur lequel existait déjà une culture) à ce peuple qui avait failli être exterminé. Je comprends pas moi non plus, et je cherche, je lis, je me renseigne, mais c’est ce qui est arrivé. Après une guerre impliquant l’ensemble de l’Humanité pour des raisons religieuses, l’Humanité s’est regroupée en une organisation presque mondiale, et a décidé de donner un territoire religieux à un peuple se réclamant d’une autre religion.

 

Truc de fou.

 

A la surprise générale (true story), cela a débouché sur une guerre immédiate, débutée littéralement le lendemain de cette décision, pendant laquelle les religieux d’un côté ont exécuté des civils, et la réponse de l’autre religion a été d’exécuter des civils (again, true story). Pour info, les civils c’est ceux qui en ont rien à foutre du pouvoir, voire de la religion - pour la plupart, ils veulent juste s’envoyer en l’air, construire une famille et se regarder vieillir les uns les autres. Parfois ils sont croyants, mais la plupart ne le sont pas d’une manière extrême. C’est juste un genre de paix intérieure qu’ils cultivent plus ou moins. Tant qu’ils s’envoient en l’air régulièrement, ça reste de l’arrière-plan.

C’est là que ça devient dingue (passque non, c’était pas encore dingue) (pour de vrai, on a fait pire après ça). Ceux qui ont attribué les territoires à la première religion, ils ont dit que tout était justifié pour garder ce territoire. Ceux qui appartenaient à la seconde religion, ils ont dit que tout était justifié pour récupérer ce territoire. Et pendant soixante-dix ans, les deux religions ont joyeusement exécuté autant de civils que possible - le droit divin, toussa quoi. Plein des gens y meurent, tout le monde soutient tout le monde, la guerre se maintient et on en est à la cinquième génération d’êtres humains exclusivement motivés par la haine et le besoin d’exterminer l’autre religion. Les gains économiques restent inconnus à ce jour, mais il est compliqué de penser qu'ils n'existent pas.

Maintenant, essaie d’imaginer que la première et la seconde religion, bah elles sont exactement la même religion. Elles ont les mêmes prophètes, les mêmes anges, le même dieu. C’est juste que y’en a une elle dit “Dieu”, et l’autre elle dit “Allah”. C’est l’unique différence (once again, true story). Pour faire pire, "Dieu" veut dire "Allah", et "Allah" veut dire "Dieu", et tous sont d'accord pour dire que les différents langages ont été inventés par le Diable pour empêcher l'Homme de communiquer avec lui-même. Ils ont tous conscience de s'entre-tuer contre l'avis de leur dieu et acceptent tous que cela fait partie du plan de leur diable pour les empêcher de rendre hommage à leur dieu (no truer story than that one).

 

Truc. De. Fou.

 

Toi et moi, Spot, on sait que la guerre est une négation de cet éveil spirituel qui caractérise l’être humain, ce besoin d’explorer la nature cosmique de l’existence. Personne ne gagne une guerre, personne ne perd une guerre. Les gens s’entre-tuent, et pis quand y’a plus assez de gens pour se battre, on fait une pause dans les combats, chaque camp essayant alors de produire plus d’enfants que l’autre camp. Et chaque camp éduque ces enfants dans la haine pour qu’ils continuent le carnage au nom de ceux qui sont morts, quand bien même lesdits enfants n’ont jamais connus lesdits morts. Les survivants se nourrissent de la haine des morts... On est littéralement l’erreur de la nature - quand un lion meurt tué par un plus jeune que lui, le jeune baise les femelles et tout continue. Quand l’Homme tue l’Homme, l’Homme survivant se nourrit de la haine de l’Homme mort pour aller tuer l’Homme.

 

True. Story.

 

Bien entendu, la Civilisation exige et demande une solution. Préférablement quelque chose de rentable (on est un monde capitaliste, même - ou surtout - d’un point de vue religieux). Donc, depuis soixante-dix ans, une religion dit “ok, on stoppe tout, faisons comme ça”, et l’autre religion lui répond “mon cul, j’t’emmerde, tuons plus de gens”. Je pourrais écrire un autre paragraphe pour l’autre point de vue, mais c’est le même point de vue qui s’exprime des deux côtés. Quand l’un veut arrêter, l’autre se braque. Quand l’autre veut arrêter, l’un se braque.

 

Alors comment qu’on fait?

On continue de faire très connement, on essaye de faire cohabiter dans le même territoire deux peuples instruits pour se haïr l'un l'autre. On appelle ça la Civilisation. Ouaip, on y met même une majuscule, pour en justifier la légitimité.

 

Alors comment qu’on devrait faire?

Je suis pas sûr qu’on devrait faire quoi que ce soit. Bientôt un siècle qu’on essaie de forcer deux cultures spirituellement opposées (parce que absolument identiques) (...) au sein d’un même territoire qui, de manière absolument extraordinaire, contient des lieux “saints” particulièrement important pour les trois religions... Oui trois, alors que deux depuis le début. Quelque part au milieu des massacres, une troisième religion a dit “hey, on veut tuer des gens nous aussi!”... Juste pour t'ôter le doute, oui, cette troisième religion est une variante des deux autres (plus on est de fous là où y'a de la gêne y'a pas de plaisir).

 

Personne ne gagne une guerre, alors comment qu’on fait?

Pour moi, c’est d’une simplicité enfantine. Littéralement, c’est une idée qui m’est venue quand j’étais enfant.

On prend l’ensemble de tous ces imbéciles qui s’entre-tuent au nom d’un dieu d’amour et de tolérance, et on les met... n’importe où sauf là. On vire tout le monde, on rase l’ensemble des champs et des murailles et des villes, on nettoie tout en profondeur, on extermine tous les témoignages de la présence de l’Humanité sur ce territoire, en particulier les lieux “saints”, on met des barricades tout autour et on décide collectivement que plus personne n’a le droit d’exister à cet endroit. On fait de l’ensemble de ces terres un symbole, une zone de non-existence humaine, une décision mondiale de rendre la terre à la Terre. Un exemple de ce qui se passe quand personne ne peut s’entendre.

Qu’est-ce qu’on fait des uns? On les disperse là où ils pourront exercer leur religion. Qu’est-ce qu’on fait des autres? On les disperse là où ils pourront exercer leur religion. Parce que le consensus qui semble se dégager de l’évolution des sociétés, c’est que la religion ne devrait pas être un état, tout simplement parce que cela ne fonctionne pas. Alors pourquoi est-ce qu’on devrait se battre, d’un côté comme de l’autre, pour qu’une religion soit un état?

 

Oui, une décision enfantine, après c’est vrai que j’ai eu une mère. Quand deux enfants se battent pour le même jouet, bah Maman elle confisque le jouet. Surtout vu que Papa, bah il prend que des décisions de merde. Cinq générations et personne n’a vu ça. Cinq générations de Papa, mais bon, quand même... Papa il avait Maman, pas vrai?

Pas vrai?

 

J’ai honte...

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Bouge et roule

Publié le par OncleEddie

Je sais, je sais, j'étais censé avoir des choses à dire... Tu sais quoi Spot? Si t'as jamais été bourré, t'as le droit de m'insulter (sauf que non) (pour qui tu te prends, à penser que tu es de nature à pouvoir te placer au-dessus de moi? T'es pour de vrai ou bien?).

 

Dans le moment présent de maintenant, je travaille toujours à ce que j'ai à dire d'important - ce qui revient à dire que je mate des séries entre deux jeux en attendant de me sentir pertinent. Parce que sérieusement, qui peut encore croire aujourd'hui qu'un État peut être démocratique et capitaliste? C'est pas une idée nouvelle, je peux trouver mieux pour me plaindre.

 

En attendant, souvenons-nous des années 70-80, souvenons-nous toi et moi, Spot, d'une époque où le rock bougeait, et où le roll roulait. Souvenons-nous de cette époque merveilleuse où les hommes étaient de vrais hommes, de ceux qui avaient pas peur d'être des femmes. Oui, je cite en paraphrasant, mais sérieusement... Sérieusement?

 

Par cœur, s'il te plaît (et que celle-ci soit le point de départ d'une exploration de la culture "bouge et roule" de l'époque, s'il te plaît encore) (non, c'était pas une question).

 

Wigwam - Do ya Wanna taste it

 

Culture, Spot. C'est pas un mot, c'est un état d'esprit.

 

Très bientôt, des mots totalement originaux dans leur assemblage de ma part. D'ici là, fais ton devoir, Petit Homme.

Première interro:

Kansas - Carry on my wayward son

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