bien

La vita è bella (Grosse Colère - et caetera)

Publié le par OncleEddie

 

[NDLR Oui le travail s'est grandement ralenti ces derniers temps - et ça semble pas parti pour s'arranger... Bref, comme il semblerait que notre geekisme en cours nous prenne trop de temps pour pouvoir être partagé (hé, entre Secret World et la bêta de Guild Wars 2, la saison 4 de Breaking Bad et les nouveaux venus que sont Justified et le révisage de Carnivàle, associés à plusieurs collections BDèsques genre Jérémiah ou Péchés Mignons à terminer, on ose espérer que ça s'excuse plutôt bien)... Quoi qu'il en soit, ça n'est pas une excuse pour enlever la Pelote de tes favoris, Spot (oui toi, le Spot français, le suisse, le marocain, le madagascarien, le canadien, l'hindou, le réunionnais, bref toi le Spot du monde entier qui nous visite de temps à autre) (authentique), c'est là juste un check up pour te dire que même si on est là moins souvent, on est là quand même (pis on t'emmerde d'abord - si ça te plaît pas, tricote ta propre pelote et pis c'est tout). Donc voilà le dernier en date, brut de pomme et non retravaillé - un rin négatif mais c'est aussi le pourquoi du ralentissement de la chose; à la base c'était pour rigoler, si on s'y perd bah c'est qu'on a besoin de vacances. Dans l'intervalle, que tu sois musulman ou athée, chrétien ou agnostique, du moment que ça t'empêche pas d'être Geek (et donc d'avoir conscience que les uns n'excluent pas les autres), bah continue d'avoir un esprit ouvert à tout moment et à propos de tout, et de cultiver ton esprit critique sur tout et sur rien à propos de tout quoi y t'entoure (le fils de chienne). Et surtout - le plus important de tout - fly safe! Et sois un déglingo de temps à autres - ça amuse les gosses.]

 

Que n'est-il en chacun de nous l'envie de vomir à pleine tripes à chaque instant qu'il nous est donné de subir en ce monde de merde... (bien que parfois, on se sente un peu moins seul ici se trouvait naguère le lien menant vers le blog d'un type qui le supprima après s'être étouffé avec sa propre connerie - paix à son âme)

 

(bien entendu, nous ne tiendrons pas compte ici du fait que le lien précédemment cité est issu d'un type qui croit tellement à l'adage de sieur Voltaire qui édictait si bien "je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'au bout pour que vous puissiez le dire" qu'il s'isola complètement de son propre public en désactivant volontairement les commentaires sur son blog, et supprima également tous ses comptes connus sur les forums où on pouvait l'apercevoir avant dès ... que certains de ses détracteurs affirmèrent des positions critiques qui allaient à l'encontre de sa sensibilité personnelle d' "artiste" - comme quoi, même si Beaumarchais eut le culot de proclamer que "sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur" c'est une bonne chose que ces libres penseurs nous rappellent à tous que tous ces cons qui se mettent en travers du pouvoir en place ne sont rien d'autre que des manges-merdes) (et nous les conspuons) (hum)

 

 [quel paragraphe de merdre - en temps normal il aurait sauté sans regrets]

 

Regardons bien en face notre beau pays.

 

 

Nous sommes nous autres (et fierté nous en ait demandé d'en tirer chaque jour) à l'origine de ce truc, la Déclaration de mon Cul.

 

Déjà, le premier article est clair: étant donné que les pédés ne sont pas des Hommes, ils ne naissent pas libres et égaux en droit - c'est pourquoi leur distinction sociale est fondée sur l'utilité commune. Ainsi donc, si la Liberté "consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui" (article IV), il est normal que le mariage leur soit interdit - ça nuit à tout le monde, perso je pourrais plus dormir tranquille si "une merveilleuse institution [permettrait] à deux êtres de supporter ensemble les difficultés qu'ils n'auraient jamais eues s'ils ne s'étaient pas mariés" (Lucky Luke), surtout s'ils sont pédés... Faut pas déconner non plus, le mariage c'est pour les mecs. Quel mec n'est pas fan de ce connard de Jude Law dans chacun de ces films d'aileurs? CQFD.

 

(j'ai passé sur les articles II et III parce que notre bon Roi Chirac, qui osa proclamer devant des caméras archivant leurs images au niveau international que "nous ne laisserons pas quelques hommes profiter des faillances du système pour s'enrichir" alors que ce fut le crédo de sa vie toute entière et qu'il s'efforça de l'illustrer parfaitement durant ses dix ans de règne (qui firent plus de dégâts au sein de la démocratie que n'auraient pû en faire n'en feront cinquante années de terrorisme) - prenons-en pour preuve que son successeur pût dire que le travail c'est la liberté et se féliciter moins de cinq ans plus tard de près de la moitié des voix du pays). Rassurez-moi au fait, "faillance" est un vrai mot pas vrai? Genre, ça existe quoi? En fait, ouais... (...)

 

N'oublions pas non plus que "la loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société" (article V), il est donc tout à fait normal de subir la prohibiçion depuis plus de quarante ans suite à une injonction pure et simple des Etats-Unis qui souhaitaient pouvoir continuer à engranger du pognon en polluant leurs rivières: le Cannabis, c'est le mal. Et pis c'est tout.

 

[je sais même pas quoi faire de ce genre d'assertion, toute vraie qu'elle soit]

 

Parce que oui, si on regarde ça:

 

http://www.assemblee-nationale.fr/11/rap-off/i3641-11-1.gif

 

(tableau daté de 1998 ici) (le tableau n'apparaît plus aujourd'hui, mais juré il y était quand tout ça fut écrit)

 

...on pourrait presque croire que voilà, le tabac c'est vraiment pas d'la balle (encore que voilà, quand c'est qu'on pourra fumer "bio"? sans conservateurs et tout ça?), que l'alcool est un poison violent du même niveau que l'héroïne alors que le cannabis est à peine digne d'intérêt. Sauf que, héhé, l'article V mon gars. L'alcool, c'est légal - donc ça le fait, on peut mettre tout partout des affiches de quatre mètres sur trois pour en vanter les mérites (ou tout du moins t'y pousser à la consommation) - et de préférence sur le passage des bus scolaires et dans les abribus (vous me ferez jamais croire qu'il faut pas une putain de force de caractère pour pousser droit quand on grandit en ville en espace public).

Nan nan nan, l'alcool peut se consommer mais pas le cannabis, c'est comme ça qu'on défend une société. Laquelle? La tienne.

D'ailleurs, l'article VI le confirme, c'est tout le monde qui veut que la loi soit comme ça. Et pis d'ailleurs c'est la même pour tous - car comme chacun sait, quand le chauffeur de Nabotléon Ier roule à cent vingt kilomètres à l'heure sur des routes où que c'est pas droit d'aller à plus de cinquante, bah il s'enquille ses trois ans de suspension comme tout le monde (plus les six mois avec sursis). On en a des témoignages quotidiens, not'bon Roi a d'ailleurs usé plus de mille huit cent chauffeurs pendant son dernier règne. Passque la loi, c'est pas que pour le con qui bosse, c'est pour tout le monde pareil.

Et pis aussi, tout le monde il veut que l'on continue à harceler nos femmes. Voilà. Discute pas, c'est constitutionnel qu'on te dit.

 

[NDLR Ce billet fut originellement écrit début mai 2012 -quelques semaines après qu'un élu de 72 ans ait fait annuler par le Conseil Constitutionnel le délit de harcèlement sexuel du Droit Français pour pouvoir échapper aux poursuites de deux (trois?) de ses subordonnées - faisant par là-même échouer l'ensemble des affaires en cours concernant ce même délit. Il semblerait que depuis, une nouvelle loi ait été voté sous l'impulsion du gouvernement de Flamby 1er - nul doute que cette "nouvelle loi" corresponde en tout point à la loi originelle de 1998 (ou pas loin) qui fut à l'origine de ce vide juridique et qu'elle ne soit pas rétro-active - ce qui rend forcément caduques l'ensemble des poursuites antérieures au besoin de protection juridique de nos élus; lesquels ne sont absolument pas pervers ni même méprisants envers la nature même de leur fonction. Evidemment, cette mise à jour du billet induit une certaine part de mauvaise foi de ma part associée à une défiance extrème vis-à-vis de l'élite de nos troupeaux - pitètre bin c'est rétroactif et mieux définit en temps que délit... Cela dit, vu que c'est politique, je me ferais pas trop d'illusion à ce sujet... Bref, si on a du juriste motivé pour poster un commentaire éclairant à ce sujet, qu'il n'oublie pas de souligner ma paresse en la matière pour n'avoir pas cherché les informations requises.]

 

Et donc, ainsi qu'il se doit (article VII), "nul homme ne peut être accusé, arrêté, ni détenu que dans les cas déterminés par la Loi, et selon les formes qu’elle a prescrites". Evidemment, ça s'applique pas à ces cons de jeunes qui croient encore que l'intérieur de leur crâne est un endroit privé. Bien fait pour leur gueule - fais gaffe à la tienne si tu veux pas finir en taule pour des actes revendiqués par des groupuscules (hé, j'me sens journaliste quand j'me sers de tous pitits mots pour faire croire je parle de tout plein du monde) venant de pays voisins (pétard, j'accuse, ça déconne plus). Bien évidemment, ça nous emmène à la suite - tout ce temps en taule pour avoir osé vivre en autarcie, encore plus bien fait pour leur gueule - c'était mérité (j'espère y se la sont bien fait mettre tiens).

Pis merde aussi, si on peut plus foutre en cage nos opposants sans la moindre raison, qu'est-ce qu'il va bien nous rester hein?

 

Bon, les articles IX et X, on a mis ça pour la frime, et pis fallait remplir l'espace, alors voilà quoi, si on peut plus déconner non plus...

 

Même punition pour le XI - enfin en même temps, à l'époque on pouvait pas prévoir l'apparition d'internet. Mais ça va, on arrive à tout bien censurer comme il faut et tout le monde il nous laisse faire (en même temps, tout le monde il a plutôt intérêt si il veut pas mon poing dans son tronche). C'est notre connerie, mais on bosse à réparer ça, faut pas vous en faire.

 

[Au sujet de l'article XI, c'est quand même bien de trouver plusieurs mois après l'avoir écrit (et plusieurs années après l'avoir compris) la preuve par A + B (avant que tu demandes, le résultat c'est... bah merde, lis un peu, et fais-toi ton idée, tu sauras comment on écrit C).]

 

Et puis bon, si on voulait justifier l'apparition de la Force Armée dans ce genre de boulot, genre avec un article qui prévoit "une force publique" "instituée pour "l'avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée" (merde, comment je fais pour mettre des guillemets à mes guillemets?), bah il nous fallait bien présenter un objectif à défendre qui ait un brin de style non? En tout cas, ça passe mieux que "faut tout bien qu'on garde le contrôle pour bien prendre tout l'argent à tout le monde, alors on va embaucher des cognes" (moins classe de suite hein?).

 

(je passe le XIII - chuis pas superstitieux parce que ça porte toujours autant malheur, mais voilà il s'exprime de lui même celui-là)

(bon on parle d'argent quand même, ne passons finalement pas sur le XIII et n'oublie pas de cliquer sur le lien [ sous licence Creative Commons by-sa (.pdf) ], comme ça tu sauras à quoi sert vraiment Hadopi - et continuera de servir, Flamby Ier l'ayant décidé après maintes concertations avec lui-même (que voilà encore quinze millions d'euros annuels en pure poudre aux noeils vachement bien dépensés tiens) (hé,  c'est pas Staline qui disait... suffit de savoir à qui profite le crime et... et voilà quoi... tu vois?).

 

Mais ce qui est bien quand même, c'est qu'on a le droit de se rendre compte quand ça marche pas comme il faut. Il est pas dit qu'on a le droit d'intervenir, enfin si, un peu mais pas trop quoi, mais bon on a le droit de s'en apercevoir... "Hé Gérard, la roue arrière gauche se fait la malle" - "Silence Femme, t'as le droit de t'asseoir sur le siège passager, pas de m'emmerder avec tes élucubrations!".

 

Et z'alors celui là, je l'adore: "la société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration." Ouais, sauf que en fait non - essaie un peu de demander à ton administration pourquoi il faut que tu lui donnes un des tes salaires tous les ans (outre le financement de réseaux mafieux dont tu finances également la lutte contre); si t'attrapes pas un redressement fiscal assorti d'un bon coup pied dans le poum, c'est que contrairement à moi, t'as le cul bordé de nouilles. Pratique pour un after si t'as pas les moyens pour un kébab, mais bon voilà quoi... Tiens, au passage essaie aussi de demander aux RG l'ensemble des renseignements qu'ils ont sur toi, ça te promet de chouettes vacances.

 

[Hé, voici un ajout gratuit - j'espère que tout un chacun est content de savoir qu'une part de ses impôts est destinée au financement des partis politiques - oui oui, sur un salaire (voire plus) qu'on te prends tous les ans, le FN touche une part; même que des gens ont essayé de s'y soustraire et que ça s'est appelé un "détournement fiscal". Je crois qu'on appelle aussi ça "l'exception culturelle"...]

 

Ha ben merde - j'avais oublié celui-là (en même temps, à vivre en oligarchie on en oublie pas mal de choses) - vivement la suite tiens. Ha ben voilà, "la propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé", à moins de s'en voir privé, bien évidemment.

 

Halala, bien évidemment, en citoyen responsable je sais bien sûr la différence entre la libre expression de mes idées et l'appel à la désobéissance civique, donc pour finir

 

[Oui, ça finit en queue de poisson, mais c'est fait exprès, t'inquiètes - ceci étant dit, souviens-toi que ce qui suis fut censuré à la radio est que c'est pas tellement vieux, ni tellement subversif - si ce n'est à l'encontre de la peine de mort; car à l'époque "la peine de vivre était si grande que la peine de mort était impitoyable"... (combien encore aujourd'hui pensent que Coluche et Balavoine sont morts par hasard?) Hé, la bonne nouvelle dans tout ça, c'est que plus personne n'aime la langue française aujourd'hui - peu d'espoir de voir qui que ce soit qui fasse de la "musique" être censuré aujourd'hui... (...) Heureusement, il nous reste encore l'humour.] (ici se situait... je sais plus, mais j'imagine que ça fut tout d'un coup défendu par un droit quelconque (sûrement celui de l'auteur à n'être pas connu grâce à une censure salutaire) donc maintenant y'a plus rien)

 

 

 

PS  à la demande générale, nous ajoutons ici une pensée particulière à tous ces fous qui pensèrent un jour pouvoir reproduire les accords de guitare du Sieur cité précédemment - il semblerait effectivement que le bougre fut aussi efficace avec six cordes qu'il le fut avec une infinitude de mots - c'est quand même fou l'imagination... 

Publié dans article, bien, droit, monde, temps

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The Matrix has you...

Publié le par OncleEddie

...and it's inevitable.

 

Revenons un peu sur cette trilogie si tu veux bien. Comme tout Geek qui se respecte, tu l'as vu (c'est inclu dans l'examen probatoire du statut de Pré-Geek). Mais en tant que commun des mortels, Geek en devenir en somme, certaines choses t'ont échappées. Heureusement chuis là quand même.

 

Bref, postulat de base: les Machines, c'est pas bien. Sauf que quand on s'en est rendu compte, c'était trop tard. Mais comme on tripe pas sur les arbres (...), on s'est dit, vu que les Machines fonctionnent au solaire, qu'on allait juste créer quelques nuages de pollution pour les asphixier. Sauf que, évidemment, les Machines ça réfléchit mieux que nous, et alors là ça commence à devenir moche.

Donc, en ces temps troublés, les Machines mirent en place un système de culture de l'être humain pour palier à leurs problèmes d'alimentation: effectivement lesdits êtres humains peuvent produire suffisamment d'énergie bioélectrique pour permettre le sustentement de ces saletés de toasters. Ceci étant dit (et au grand dam des non-croyants), il semblerait que les êtres humains soient incapables d'exister sans âme créative, laquelle âme a besoin d'être occupée pour accepter d'exister et donc produire la bioélectricité sus-mentionnée avec le corps qui lui est rattaché. Ainsi la Machine créé la Matrice, une interface neurale, une réalité alternative dans laquelle l'âme humaine peut accepter d'exister et par là même continuer de produire la si précieuse bioélectricité pour les Machines. Si tant est qu'elle a l'impression d'avoir le choix d'y être malheureuse (après, venez me traîter de cynique tiens), elle existe dans un monde virtuel où chaque plant, chaque pile électrique en devenir vit une vie artificielle pendant qu'en réalité, son corps est plongé dans un bain nutritif produit à partir des cadavres de ses prédécesseurs tandis que son énergie est récoltée pour alimenter les Machines qui le tiennent en esclavage.

 

(pétard, même là, j'ai l'impression d'être loin d'avoir pondu un paragraphe suceptible d'être acceptable pour ceux qui ont osé ne pas regarder la trilogie) (whatever, let's go on)

 

Donc, tout au long du premier film, on a un pôv'hère qui se débat existentiellement, dans le second aussi... merdum, dans le troisième aussi. Si seulement les frangins Wachowski avaient eu le courage de porter le scénario là où il aurait dû aller... Tel qu'il fut expliqué indibutablement par l'Architecte...

Parce qui oui, tant de millions de dollars dépensés, et tout ça pour finir par un "happy end", alors que tout tends vers une fin plus 'française' que cette soupe qui nous fut servie... Ceux qui ont apprécié la VO en seront d'autant plus d'accord (déjà vu).

Parce que nombre d'indices furent semés, et tous suivent indubitablement le même chemin vers une seule explication - mais tant d'argent dépensé, et cela suffit à museler la créativité si prometteuse qu'il s'en dégageait. Misère misère, je comprendrais jamais ce qui fait tant peur aux financiers dans les caractères bien trempés...

 

Parce que si tu lis les films en diagonale, oui, tu crois c'est la fin de la guerre et tout ça, Néo y s'est gentiment sacrifié et tout le monde il est content (même les exécutrices du P.W.D. et les contributeurs de Wikipédia s'y sont laissés trompés). Revenons sur Terre, tu veux bien? Toute l'intrigue est expliquée en une bête scène, celle avec l'Architecte qui donne les clés de toute l'intrigue (ironique non?).

 

Le reste n'est qu'affaire de bon sens - et d'intégrité intellectuelle, encore elle, ce trait si particulier qui a manqué aux Wachowski.

Ce qui leur permit par ailleurs d'encaisser leurs gros chèques et de continuer sur leur lancée en cautionnant d'innombrables (merdiques) adaptations vidéoludiques. Adaptations vidéoludiques qui toutes prirent le même chemin; le chemin réservé par tout amateur d'imbécilités vidéoludiques qui se respecte à ce genre de merde innommable.

Car oui, on gardera tous un souvenir ému de Mister Moskeeto, de Mark of Kri ou de Pikmin 2 (hey, une suite meilleure que sa préquelle!). Mais les jeux Matrix? Bien peu d'entre nous auront le courage de se vanter d'avoir eu la faiblesse de les tester, et aucun de ceux-là ne se pourra se targuer d'en garder le moindre souvenir - tout comme pour GT5, les UFO "next generation" et l'inénarrable pétard (très) mouillé que fut Spore.

Oui, on est (presque) prêt à admettre que ça a existé mais voilà, on range ça avec les impubliés de Ferdinand, juste à côté de l'intégrale de Plus belle la vie.

Tu peux prendre pour des cons le commun des mortels (j'ose même penser que c'est extrèmement facile) (ne suis-je pas arrogant? Oui, mais je le vaux bien), le Geek est d'une autre trempe.

 

(pour les autres, sachez qu'on ne finance pas GT5, les UFO postérieurs aux années 2000, Spore ou Plus belle la vie - on se contente d'en nier l'existence; par ailleurs Plus belle la vie n'est citée en ces lieux qu'à titre d'exemple représentatif pour vous montrer à quel point on méprise le mépris de notre intelligence)

(bref oui, on en admet même pas l'existence)

 

Donc, coupons là et filons vers l'essentiel - parce que même moi, je commence à me lasser du son de ma propre voix.

 

Voici comment ça se passe. La Matrice maintient le contrôle. Occasionnellement, et manière parfaitement prédictible et prévue, un spécimène porte un regard sur le modèle informatique de la chose. Il comprend la Matrice, La perçoit, La voit, et donc il en fait quoi il en veut. Une fois déconnecté d'elle, et en tant que "génie matriciel", il combat au côté de la Résistance et passe aux yeux des déconnectés pour le sauveur en devenir de la race humaine. Ainsi qu'il est prévu.

Ce combat l'amènera, ainsi que ces cinq prédécesseurs (dont Séraphin - bah vi, tu crois c'est par hasard son code est différent? Il est le disséminateur du code précedent, on y vient) à se rendre face à l'Architecte de la Matrice. Lequel Architecte lui dira tout ce qu'il y a à savoir de la Matrice - ils ont fait une trilogie uniquement pour justifier cette scène là. Ainsi qu'il est prévu (j'en veux pour preuve les écrans prédictifs qui se trouve dans la pièce au moment du "choix"), l'Elu, contre toute raison et toute logique, décide de 'choisir' de sauver son aimée au détriment de la survie de la race humaine. C'est mortel, un peu comme si la Machine avait prédit ça en ayant connaissance de notre Histoire, tant culturelle qu'historique. Hey, attends un peu...

Bref, l'Elu sauve la Femme, sauve le Monde, et plus tard se rend de son plein gré, parce qu'il "en a fait le choix", à la Machine dans le but d'en réviser une imperfection (hum) en échange de la survie de la race humaine. Ainsi, une fois que l'ensemble des softwares auront été remis à zéro pour en faciliter le reboot (marci bien Smith), il pourra disséminer l'ancien code dans la nouvelle Matrice (c'est à dire qu'il perfectionnera le fonctionnement de l'ensemble en y incluant volontairement son propre codage d'erreur) . Il choisira seize femelles et septs mâles (dame, que voilà un Architecte qui nous connaît de trop, pas vrai les gars?) pour rebâtir Zion et accueillir les prochains qui sortiront de la Matrice - et ainsi perdurera la Matrice dans une sixième version. Seven hells, is this never gonna end?

 

Bah en fait non - pourquoi ça finirait? Le système fonctionne, de plus il possède une sécurité qui fût peu perçue même par le plus exigeant des publics (les gars, vous m'avez déçu sur ce coup là). Parce qu'au final, quelle est la prison dont on ne cherche plus à s'évader? Celle dont on est sorti. Donc pour maintenir un contrôle absolu de l'ensemble des paramètres, on créé une matrice dans la Matrice - et on y recréé le scénario qu'on veut (en l'occurence, l'apogée du XXIème siècle). Une fois que tu en es sorti, tu crois que c'est le vrai monde - mais en fait non, tu passe juste d'une matrice à une autre.


Tu crois vraiment qu'au fil de centaines de versions des Matrices (peut-être de milliers - après tout le système fonctionne, qu'est-ce qui pourrait obliger l'Architecte  à être honnête sur ce point? Cinq versions ou cinq mille, quelle différence?), les Machines, malgré le niveau de survie acceptable auxquelles elles sont préparées, seraient prêtes à se passer... des piles les plus stupides qu'elles pourront jamais trouver? Sans être capables de mettre au point un systèmme qui maintiendra la continuité de la production?

 

Parce que non, c'est pas vraiment normal que Néo puisse agir dans le "vrai monde" tel qu'il pourrait le faire dans la Matrice, débranchant les sentinelles "par la seule puissance de son esprit" (pour un peu, on s'attendrait à le voir sortir une bouteille de champagne de sa boîte à outils), les sentant même à distance comme s'il en voyait le codage... Ha non, pardon, en en voyant le codage...

Si cela lui est possible, c'est parce qu'il est encore dans la Matrice. Mais l'illusion lui suffit. D'ailleurs c'est le coeur même de la Matrice, le Choix ou tout du moins la perception du Choix, l'illusion de Sa présence.

Et ceux qui sont sortis de la Matrice pour bâtir Zion et tout ça... Est-on vraiment censé croire qu'une harmonie mathématique telle que celle-là n'avait pas anticipé ce genre de choses? En fait si, c'est la nature même de l'erreur systémique: si on te dis "va à gauche ou va à droite", instinctivement t'as envie d'aller tout droit. Et donc pourquoi est-ce qu'on libèrerait qui que ce soit de la Matrice si l'on connait les équations qui en délimitent les murs?

Pour finir, tu imagines le tout premier qui en sort? Vois un peu cette espèce de misère, à poil, incapable de marcher, jeté dans les égouts - sacré chance qu'il ait pu y survivre, tu crois pas? Genre, 'fallait vraiment qu'y soit méga verni le gazier (enfin, tout du moins les seizes premières et les septs premiers)... Ou tout du moins méga aidé...

 

Il suffit donc juste de leur laisser penser qu'il en sont sorti, et par leurs propres moyens encore - et voilà ils sont libres et n'essaient plus d'en sortir. En même temps ils en ont chiés, ils l'ont mérité: personne ne les aida et cela fut suffisamment compliqué pour qu'ils ne se rendent pas compte que personne ne les en a empêché non plus*.

 

*(sans déconner, on parle de machines qui se battent contre des déconnectés, et quand un type se déconnecte elles le prennent entre leurs griffes, le regardent et tirent la chasse? Sans le tuer avant? Sans aucune sentinelle à la sortie des chiottes?)

 

Et pis un jour, l'Elu accomplit des miracles, il est tellement trop fort qu'il peut plier les Machines dans le monde réel à sa volonté pour... disons négocier une trève...

Ouais, une trève en échange de la réparation d'un programme car, malgré la nécessité de l'immense intelligence et de la maîtrise mathématique inhérentes à la mise en place d'une réalité virtuelle de ce type (qui prévoit l'apparition d'une erreur qui en modifie la nature même), ô misère, ô malheur, apparaît soudainement (de manière imprévue oserais-je dire) un programme qui fout tout le plan par terre. C'est vraiment dommage, un si bon plan... (re-hum)

Nous voilà donc avec un Elu qui se présente de lui-même aux Machines, prêt à intégrer le prochain modèle de Matrice, et tu peux être sûr que le prochain Elu le verra en code tout jaune (ça y est, on y est).


 Mais voilà, au lieu de pousser leur histoire directement là où ça les menait, ces cons de frangins ont sacrifié leur intégrité artistique sur l'autel de la commerciabilité de la chose. Parce que faut dire ce qui est, la vraie histoire des films telle qu'elle est suggérée (et non racontée) ressemble plus à Notre-Dame qu'à ce putain de Nothing Hill (si t'as pas lu Notre-Dame, tu sors) (si t'as vu Nothing Hill, tu sors aussi).

Je les hais.

 

Si t'es Geek aussi, tu les hais - au même titre que Peter Jackson.

Enfin pas tout à fait - tu hais les Wachowski, et tu conspues Peter Jackson.

 

Mais ceci est une autre histoire.

 


PS comme tout un chacun, je suis particulièrement mal à l'aise lorsque que mes convictions geekesques profondes sont mises à mal et maltraîtées par des univers cohérents dans leurs logiques propres et bien que tellement science-fictionnel (tels celui de la Matrice, de BattleStar Galactica ou de Brisby & le Secret de Nimh) quand ils incluent des références telles que l'existence de Dieu comme pierre angulaire de leur cohérence. Mais bon, je vaux mieux que ça, alors je lève la jambe et passe par-dessus, ainsi qu'il se doit.


PPS (ce qui exclut évidemment tous ces trucs guimauvesques qui ne sauraient rien remplir si ce n'est mon barbecue pour allumage) (y compris ce connard de Jude Law)

 

PPPS oui bon, d'accord, ça n'est pas le cas de Brisby - mais tu avoueras que c'est pas une référence facile à caser, je fais avec ce que je peux.


PPPPS et j't'emmerde.


PPPPPS ha, on me fait signe dans l'oreillette que ça n'est absolument pas le cas dans la Matrice, merci de ne pas tenir compte des PS précédents. Have a nice day.

Publié dans ainsi, bien, machine, matrice, tant

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Tripote et Mascagne (et tous les autres)

Publié le par OncleEddie

Tata Berthe est une bricoleuse. Une sacrée bricoleuse, d’ailleurs... Quand, pour le commun des mortels, les clous sont faits pour se taper sur les doigts avec un marteau, elle, elle les plante sur l’air du God Save The Queen. Pas la version pour tapettes hein? Nan, la vraie, celle des Sex Pistols.

 

Et pis elle a jamais cette foutue pièce en trop quand elle monte un meuble suédois au nom imprononçable et totalement impossible à retenir (sauf pour BILLY, lui s’t’un chouette type, d’ailleurs...) (oui, FÜLKEBÜLKE aussi).

'Fin bref, Tata Berthe aime bricoler, et ça m’arrange bien, ça me permet de tomber des Colosses tranquillement pendant qu’elle donne une toute nouvelle dimension au système D (tu sais, ce truc qui fait que t’arrives à faire pratiquement tout à partir de pratiquement rien? Ou l'inverse, c'est selon - O'Neill sait de quoi je parle). Et ça aussi, ça m’arrange bien d’ailleurs, vu la bricole qui est arrivée à l’abat-jour... Oui, j'entre pas vraiment dans les spécifications du Plan moi, mais Tata Berthe non plus, alors ça va.

Bref, Spot, j’sais pas si t’as suivi, mais j’étais un peu perdu après le cramage des Ports PCI. Alors bon, pour toi c'est p't'être pas une tragédie, mais pour nous autres Geeks c’est une catastrophe qui dépasse l’imagination (surtout quand la télé décide de faire des siennes en parallèle…) (oui, c'est même pire que la fin de Les Sopranos).

Donc pendant ce temps, il a bien fallu me trouver une occupation, quelque chose qui m’ôte de la tête que pitètre je pourrais pas être opérationnel pour le vingt décembre - SWTOR, Spot... SWTOR, pardi ! Dame, faut te tenir au courant, de temps à autres - tout en m’assurant d’être au taquet si ma machine de guerre décidait de se remettre entre-temps… Du coup, j’ai sorti mon sabre-laser collector histoire de m’entraîner un peu. Celui qui fait 'shwouhizzzz' quand on l'allume.

C’était pas très malin, mais bon, y’avait mon pote Jack Dan-- Teisseire qui m’a aidé un peu, et voilà quoi...

 

Quoi Spot ? T’aimes que le Gin-To’, toi ? Ben voyons... Pour ta gouverne Spot, le Gin c’est caca. Ou c'est le pipi du caca si tu préfères. Comme le chocolat blanc. [NDLR Il est bien sûr évident que le chocolat blanc n'est pas caca du tout, mais vous savez comme nous ce que l'on est en droit d'attendre de la part d'un type qui écrit ses articles sous l'emprise de drogues parfois légales. Toutes nos excuses aux vrais amateurs de chocolat. Nous sommes sûr qu'il y en parmis notre cinquantaine de lecteurs.] Et la bière blanche. 'Fin, j’sais pas pour toi mais moi, j’aime les rouqines. Va te prendre une Hobgoblin (ou une Killkenny) avant d’essayer de protester, Spot. Et pis bon, comme je suis un type tolérant, si y’a pas de rouquines je veux bien me consoler avec une Guiness, ca nourrit bien, aussi... sauf quand cette cruche de serveuse oublie de me faire le petit trèfle sur la mousse (le petit personnel les gars, je vous dis que ça).

Mais bon, on peut pas vraiment lui en vouloir non plus, c'est pas marrant, le service... Entre le type qui veut absolument une bière chaude et qui te la fait chauffer à la buse (et qui s’étonne que ça mousse, et qui t’incendie – en même temps, c'est pas comme si tu l’avais prévenu...), celui qui se plaint que son café est chaud (!?!), l’imbécile qui profite que tu te ballades avec un fût par main pour essayer de te tripoter et celui qui s’amuse de la relative obscurité du lieu pour te fourguer un bouton en guise de pourboire, voilà quoi.

Euh... revenons à nos mouflons... Abat-jour, système D, toussa quoi... Bah comme l’ampoule nue agaçait Tata Berthe, elle a décidé d’en fabriquer un à base de papier et de scotch de carrossier (bah voui, pour tamiser la lumière...) (bah voui aussi, c'est comme le scotch magique de l'Agence Tout Risques). Pas bête, ma Berthe. Sauf que... ampoule... chaleur... papier... C'est pas pour rire de ses pieds, mais quand la maison a cramé, elle était vraiment dans ses petits souliers...

Publié dans berthe, bien, bon, spot, tata

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Le P. W. D.

Publié le par OncleEddie

Mes bien chers frères, mes bien chères soeurs!

 

Non, je n'ai rien de particulièrement grandiose à dire, pas d'annonce légendaire aujourd'hui - mais j'aime bien la formule, et ma nature profondément agnostique ne m'en permets pas souvent l'usage.

 

Parlant d'usage, est-ce que t'as remarqué à quel point on a tous tendance à tenter de reproduire le même schéma alors qu'on est tous pas pareils? Un genre d'Ordre dans le Chaos si l'on veut. Enfin, c'est ce qu'on pourrait dire avec un point de vue un brin décalé et beaucoup d'imagination je suppose - mais ne t'inquiète pas Spot, je ne me prépare pas à t'apprendre à développer tes propres fractales.

 

Non, je parle de ce conditionnement social qui nous pousse tous dans la même direction (avec un succès plus ou moins partagé) - et ce sans vraiment tenir compte de ces individualités auxquelles nous tenons pourtant tant.

Tout à commencé dès ta naissance, un peu après ta première fessée de bienvenue (quelques mois avant en fait). Si tu es Spot, c'était du Bleu, des G.I. Joe et des flingues. Si tu es Spottette, c'était du Rose, des barbies et de la vaisselle. D'un côté des gros costauds nihilistes vaguement militaires, de l'autre des plastiques parfaites d'intérieur. Alors qu'on ne pouvait pas véritablement "voir" si tu étais bleu ou rose avant tes 6 ans, d'entrée de jeu on a tout fait pour que ça n'échappe à personne. Et surtout pas à toi d'ailleurs - pas question de piquer la vaisselle de la frangine ou de lui laisser prendre le chien en otage avec un flingue.

Petit à petit, la trame est devenue plus complète, mais toujours cohérente dans sa propre logique: d'un côté Batman, la Ligue de Justice et les Vengeurs, de l'autre la pimbêche brune en détresse, la pimbêche blonde en détresse ou la pimbêche rousse en détresse (beacoup plus rare celle-là - certains doivent encore rêver de brûler tous les rouquins).

Alors c'est vrai que si tu fouines un peu, tu pourras trouver des nuances: Catwoman chez Batman,  Wonder Woman et Hawkgirl dans la Ligue ou encore Circé ou Manta chez les Vengeurs - ces derniers furent même dirigés par une femme à une époque. Mais je sais pas si t'es déjà tombé sur les Vengeurs ou la Ligue telles qu'ils sont présentés à nos têtes blondes à la télé ces derniers temps,  et bien sache que toutes ces équipes de Sauveurs du Monde ont été soigneusement expurgées de leur membres féminins présentes dans les BD - ou alors elles répondent au téléphone ou tombent dans des pièges dont la solution sera inévitablement masculine. Quarante ans après la Révolution Sexuelle, ça vous fait quoi d'être restées des faire-valoir esthétiques, les filles? En même temps, ça vous apprendra à avoir abandonné le commandement à Captain America.

[HORS SUJET Captain America, créé à l'époque pour soutenir la propagande anti-nazi des US, un homme blond aux yeux bleus, supérieur génétiquement parlant - on applaudit s'il vous plaît]

Et donc oui, il est possible de retrouver ces nuances, et ce très facilement: en lisant les BD. Mais qui lit ce type de BD aujourd'hui? Des Geeks et Assimilés - des personnes socialement ingérables et difficilement acceptables, ceux-là ne font pas partie du Plan, le Monde ne les concerne pas si l'on peut dire. Lorsque l'on transpose leur univers pour le Grand Public, c'est nous qu'on mène la danse - toi, reste sexy et en danger, c'est nous qu'on s'occupe.

 

Bref, à chacun son métier - ou comme le dit si bien la brune qui officie chez Canard WC (ou chez un autre détartrant, je sais plus): laissez faire les Spécialistes. Et avec le sourire encore.

 

A toi donc, Spot, d'être Fort, Costaud, Intelligent, et Tout et Tout. Savoir voler est d'ailleurs un plus non négligeable, mais au cas où, apprends à changer une roue, à fixer une étagère au mur ou à monter les meubles Ikéa à une vitesse forcément surhumaine (ou plus récemment à refaire les joints de la salle de bains - c'est quand même quelque chose la mode). Sans oublier de travailler la posture du Vainqueur que tu te dois immanquablement d'arborer à chacune de tes victoires improbables. Enfin non, ça c'est ma touche personnelle (on a la Classe ou on l'a pas, encore une fois c'est pas des choses qui s'apprennent). Voici donc notre part du Plan. Et sachant que l'Homme n'est pas fait pour le Travail (ça Le fatigue), c'est déjà pas mal.

Quand à toi, Spottette, apprends la cuisine et le ménage, ainsi qu'à déchirer tes vêtements de manière sexy parce que faut pas déconner non plus, on se déplace pas pour rien. Ha, et la maîtrise du téléphone portable est en train de devenir également indispensable, tiens-toi le pour dit. Bah vi, tu dois aussi maîtriser la conversation intéressante.

 

(notez la différence de taille des paragraphes - c'est qui le Patron?) (et avant que tu me parles des Spies, regarde les bien: des pimbêches superficielles dont les uniques envies sont la popularité, les garçons et les fringues)

 

Alors tu pourrais en arriver à te demander comment ces deux extrèmes peuvent en arriver à cohabiter. Car c'est bien là la finalité du Plan - la maison au crédit sur trente ans, avec le jardin (que Spot se devra d'entretenir également), le chien et le chat (ou les deux chats si tu as appréhendé la vraie nature du chien), les deux virgule six enfants, la belle-mère au fond du jardin, bref tout un programme. C'est là que le cinéma et la télé prennent le relais - juste après Batman mais un peu avant les meubles Ikéa. Et pour le coup, c'est à Spottette de jouer.

La nature est bien faîte, Spottette arrivera à maturité intellectuelle avant Spot. De quoi lui laisser le temps d'assimiler une autre partie du Plan pendant que Spot de son côté apprends à mépriser ouvertement son incapacité à assimiler correctement l'alcool. D'ici qu'il soit prêt (ou tout du moins plus facilement manoeuvrable), voilà donc notre petite Rose forcée d'ingurgiter à toute les sauces le coeur même du Plan: la Guimauve. Et alors là, c'est super bien fait, la télé devient une arme de conditionnement massif.

Entre cette connasse de Meg Ryan, cette vie forcément plus belle et autres joyeusetés, Spottette aura fort à faire pour comprendre tous les pièges qui se mettront en travers du Plan, les signes avant-coureurs, ainsi que comment les déjouer. Une répétition à répétition de tout ce qui pourrait merder dans le Plan, un listing particulièrement exhaustif de tout les manquements de Spot dans sa gestion de la vie quotidienne. Ne te demande plus pourquoi t'as pas le droit de mater les gonzesses dans la rue. Parce que si toi tu sais bien que c'est pas parce que t'es au régime que t'as pas le droit de regarder ce qu'il y a au menu, Spottette sais tout aussi bien qu'elle à tout intérêt à garder la maîtrise absolue de tes "envies alimentaires". Ne discute qu'on te dit, elle l'a vue à la télé. C'est arrivé, ça arrivera encore. Et malheur à elle si sa vigilance faillit. Et si c'est elle qui fait les courses, c'est parce que toi de ton côté, à part les pizzas et la bière, la cuisine c'est pas tellement ça. En même temps, c'est pas ta part du Plan. En gros, c'est de ta faute. C'est pour ça que tu l'accompagnes.

D'ailleurs c'est toujours de ta faute, jamais Femme ne commet d'impairs dans l'application du Plan. Quelques dérapages occasionnels à la rigueur, mais "c'est pas pareil". Et si c'est elle qui fait le ménage, ben c'est parce que sinon ça serait jamais fait, soyons honnêtes. Et aussi pour te montrer - parce que oui, au final, le ménage ça sera toi aussi. Mais encore une fois c'est pas notre part du Plan, je dirais même que notre part du Plan, c'est de ne pas apprendre ces choses-là. Oui, ressentir une certaine culpabilité à faire travailler Spottette renforce ses qualités dans nos défauts. Parce que se servir de notre culpabilité pour nous mener par le bout du nez (ou tout autre bout), ça c'est pour Spottette. Et donc chemin faisant, elle s'en servira pour t'apprendre à faire tout ça - cuisine, vaisselle, ménage, après tout y'a pas de raison. C'est vrai quoi, c'est tout le temps elle qui fait tout, c'est pas ça jouer en équipe. Puis arrête de discuter, son téléphone sonne, y'a intérêt à ce que ça brille quand elle reviendra. Et oui, c'est ça aussi l'Homme Moderne.

 

Au final, et sans que tu t'en sois forcément rendu compte, de Batman tu en es arrivé à Madame est servie. Pas vraiment sournoisement. Et puis tu y as aussi trouvé ton compte, ne nie pas, on l'a jamais vu te tenir le nez mais on voit bien qu'elle a une bonne prise. Donc de Sauveur du Monde, te voilà Intendant. Et avec le sourire encore. Et avant que tu aies pu prendre un peu de recul, la voilà enceinte - le timing est crucial: trop tôt et Spot ne saura pas s'occuper de la maison achetée quelques temps auparavent ( "Faut acheter du terrain, chéri, Dieu a arrêté d'en fabriquer depuis longtemps tu sais?" ), trop tard et il sera déjà parti ( "Dis donc ma puce, comment ça se fait que j'ai pas le droit d'acheter un billard pour la salle de jeu? De quoi?! Une chambre d'enfant?!?" ). Et te voilà donc avec de nouvelles responsabilités: biberon, couches, ranger le bordel que ça sème dans toute la maison... C'est marrant, de suite tu comprends mieux le rôle préparatoire du chien dans tout ce boxon. Tu sais, celui que vous avez eu six mois à un an plus tôt. Dame, rien de tel qu'un Plan qui se déroule sans accrocs. Mais c'était pas un monstre de virilité qui disait ça? Si on peut même plus faire confiance à Hannibal maintenant, où va le monde...

 

Où? C'est pas ta part du Plan ça, c'est celle de Spottette - souviens-toi, le faire-valoir esthétique. Alors, tu y est? Ouais mon grand, dans le schtroumpf.

 

Bien entendu, toute notre perception du Plan est auréolée d'une lumière agréable, avec des papillons tout meugnons, des bisounours et des portes-jarretelles, parfois même un léger parfum de bière. Le porte-jarretelle était déjà un coup bas, la senteur de bière est carrément déloyale. Mais bon, on attrape pas les mouches avec du vinaigre il paraît. Enfin si on peut, mais... enfin, bref, tu vois ce que je veux dire.

 

Donc reste vigilant si tu ne veux pas faire partie des milliers de victimes qui chaque jour tombent sous la coupe des Exécutrices du Plan Walt Disney.

Publié dans bien, plan, spot, spottette, toi

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I've got useless crushes on fabulous redheads (hooo-wowow)

Publié le par OncleEddie

Mes bien chers frères, mes bien chères soeurs! Il est l'heure, ho oui, il est l'heure!! Nous en arrivons à ce point de l'année où nous célébrons tous ensembles notre courage consistant à affronter à deux les problèmes que nous n'aurions jamais eu seuls... La Saint Valentin!

Et quel courage mes aïeux! Car il en faut pour trouver sa seconde paire de chaussettes. Haaa, la douce époque où notre sex-à-piles ne tenait qu'à la taille de notre gourdin (attends la suite espèce d'obsédé) et à notre capacité à le faire rebondir sur le crâne de l'objet de nos désirs...

 

Oui, nous devons l'admettre, aujourd'hui, tout ça est dépassé - du moins sous la plupart de nos lattitudes. Non, aujourd'hui, c'est autrement plus compliqué. Être beau et savoir changer un pneu ne suffit plus non plus - en fait, ça n'est qu'une infime partie de tout ce qu'il nous faut pour ce genre d'exploit.

Il faut aussi être à l'écoute, patient et attentif. Oh oui ma chérie, raconte-moi le dernier épisode de Plus belle la vie, tes engueulades avec la pouf' à talons de ton boulot et le menu de ce midi qui t'a donné des reflux toute l'après-midi, je veux tout savoir et même, ça m'intéresse au plus haut point. Et attention,pas question de faire semblant.

Faut aussi être généreux, aimer les bijoux (ou tout du moins les acheter - mais nous n'approndirons pas ce point aujourd'hui), savoir donner son avis en décoration d'intérieur. Attention, j'ai bien dit "savoir donner": pas question de "boah non, j'aime pas trop ce papier peint", contentons-nous seulement de "ma puce, ton goût est tellement sûr que je me demande encore pourquoi tu me demandes mon avis - mais demande-le moi quand même, j'ignore si je pourrais vivre sans parler de décoration intérieure au moins 3 fois par jour. Surtout si c'est avec toi."

Bon, parlons quand même des bijoux finalement. "Bah tu sais, le prix compte pas, c'est l'intention qui compte!" Bien tiens, amuse-toi à lui offrir un truc qui t'ai pas coûté au moins la moitié de ton salaire et tu te rendras compte qu'il faut que tu ranges tes chaussettes tous les jours dorénavant. Oui, elle sait combien tu gagnes (parfois même avant toi).

Et pis n'oublions pas d'être athlétque, le muscle sec et saillant - tout en trouvant sa culotte de cheval "craquante, et en plus elle remplit parfaitement les mains d'un honnête homme". D'ailleurs, soyons prêts aussi à accepter d'être au régime 3 fois par an (chaque régime durant approximativement 4 mois). Et comme de bien entendu, "mon roudoudou, t'as un cul superbe dans ce jean". Peu importe le jean, son cul est toujours superbe.

Il faut aussi aimer la guimauve - chouette, un film avec ce connard de Jude Law, vite, rangeons la bière au frigo, on ira dongeonner une autre fois. D'ailleurs, je crois bien que je vais m'offrir l'intégralité de sa filmographie, je la mettrais à côté de celle de cette connasse de Meg Ryan.

Et qui parle de guimauve, parle de cochoncetés sous la couette. Heureusement? Que tu crois - y'a qu'au premier rendez-vous que t'as droit à quelques errements (et à être bourré aussi, c'est d'ailleurs la seule et unique fois concernant ce point précis); au quotidien, on se doit d'être endurant, imaginatif, toussa quoi - ou pas, ça dépend de ta chance (ou de ton malheur, m'enfin ça, c'est vous qui voyez). Parlant de chance, nous voilà amené à ne rien dire si elle s'y passe un coup de tondeuse ("bah vi, les poils c'est sale! Pis avec les strings, s'pas l'top...") (hum, il est toujours amusant de constater qu'apparemment côté hygiène, on a pas tous les mêmes poils) (remarque, les mecs sont pitètre comme les chats, on fabrique des vitamines qui ont bon goût avec).

Pis évidemment, faut savoir deviner quoi faire et quand le faire - compte pas trop sur un coup de main, vu que "c'est tellement plus touchant quand ça vient naturellement". C'est marrant, les engueulades viennent tout aussi naturellement mais elle a pas l'air de trouver ça aussi touchant. Et surtout, SURTOUT, prévoir une bonne heure après pour se refaire l'interview des joueurs au vestiaire parler de nous, notre relation, et tu nous vois où dans 5 ans? - pas question de dormir, sauf si tu veux ton pitit dèj' en travers de la gueule au petit matin.

C'est pendant ces moments magiques qu'on se doit également de trouver tellement meu-gnon les touts pitits bébés! Ouais, j'adore les voir machouiller leur pain pendant 20 ans avant de généreusement me l'offrir ("Quoi t'en veux pas?! Tiens, prends-le dans la gueule, et oublie pas de sourire passque chuis tout meu-gnon ou ma vieille elle va t'arracher les olives..."). J'adore aussi qu'on me bave dans mon assiette ou qu'on me dégueule sur un T-shirt à 20$ + frais d'importation (bah vi, j'importe mes T-shirt - on est geek ou on l'est pas). Et pis me lever toutes les 3 heures pour les torcher? Ouais, c'est génial, de toutes façons, le sommeil c'est très surfait... M'en fous, on verra bien qui c'est qui sera meu-gnon quand il tabassera les binoclards de son école pour leur piquer leurs mars...

Bref, non content de tout ça, fais aussi une croix sur tes week-end - c'est vrai, qui voudrait dormir jusqu'à midi et passer des heures à ne faire absolument rien quand il y a tant de magasins et qu'en plus, "il nous reste un peu d'argent, ça serait dommage qu'il se perde!" Nous, c'est toi, mais tu es un couple maintenant - ton argent, c'est le sien. Par contre, son argent c'est aussi le sien. Faut pas déconner non plus.

 

Toi de ton côté, tu espères qu'elle rira à quelques-unes de tes blagues, et pis une partie de jambes en l'air très règulièrement... et pis c'est à peu près tout. Dame, c'est vrai en fait...

 

Bon sang, mais c'est quand même pas croyable - que chaque centimètre de terrain gagné soit pour nous une lutte de tous les instants tandis qu'elles se contentent d'obtenir ce qu'elles veulent!!

 

Tata Berthe, ce week-end, tu fais ce que tu veux du moment que ça se passe chez ta mère, j'veux pas t'entendre - moi je vais sauver le monde avec un gros flingue, mon clavier et ma souris.

Publié dans bien, mois, pis, ton, veux

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