Les Suspects Habituels

Publié le par OncleEddie

Ok, alors tout est dans le titre - et l'affiche du film! On s'attendrait à voir pour un défilé "habituel" cinq suspects qui aient plus ou moins la même carrure / gueule, et en fait c'est une arnaque, un coup monté quoi! C'est complètement fou.

 

Quoi qu'il en soit, tu as vu le film - plusieurs fois d'ailleurs - et à chaque fois tu te dis, mais putain quel génie ce Keyser! Heureusement que c'est bien filmé et bien raconté, comme ça tu sais que c'est Spacey, ouais, t'es trop balaise. Ouais, c'est bien filmé, et bien raconté - et tant de références dans des jeux ou des films ou des journaux ou des sites, ouais, tout le monde a bien compris. Keyser c'est Spacey.

 

Parce qu'il a quoi, quarante ans tassés dans l'histoire? Le type, en quarante ans, il a grandi dans les bas-fonds turcs, il a monté un empire de la drogue, et pis une femme et des gamins de huit-douze ans, et pis les méchants y sont viendus, alors il a tué sa femme et le reste de ses gamins, et pis les méchants, la famille des méchants, les amis des méchants, la famille des amis des méchants, les amis des familles des méchants, des centaines de milliers de personnes exécutées, et pis il disparaît, et pis après vingt ou trente ans à oeuvrer dans l'ombre avec un talent indiscutable et une cupidité évidente, il est devenu une légende parmis les malfrats. Oui madame, "Verbal" Kint, c'est ça sa vie. Et dans l'intervalle, il s'est même débarassé de son accent turc qui découpe les syllabes à la hache (mais alors le genre de hache qui rendrait un Koup'Tou vraiment jaloux quoi).

 

Je veux dire, c'est le suspect habituel. Keyser, c'est Verbal. Pas un type d'un âge certain avec une élocution si particulière qu'elle a survécu à l'incapacité des équipes de doublage françaises.

 

Spot, je sais t'es pas une lumière (hahaha - pardon, 'it never gets old' comme on dit), mais que ça soit aussi bien filmé et aussi bien raconté sans que ça soit le moins du monde au moins un minimum compris? (dame, y aurait-il un coup monté quelque part?)

 

Même pour toi, c'est décevant.

 

 

 

(imbécile)

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Culture

Publié le par OncleEddie

 

Voici sous tes yeux ébahis et dans tes noreilles dépassées un monument culturel - j'ai nommé (...) des musiciens. Huit au total.

Ouais je sais, ta culture ne t'as pas préparé à ça.

Prends deux minutes pour reprendre ton souffle si tu veux, moi je m'en fous je suis payé pareil.

 

Pour le même prix, voici l'intégrale des paroles facilement trouvables sur n'importe où que tu cherches pour un peu que tu te donnes la peine d'être curieux:

 

The cadillac stood by the house
And the yanks they were within
And the tinker boys they hissed advice
'Hot-wire her with a pin'
Then we turned and shook as we had a look
In the room where the dead men lay
So big Jim Dwyer made his last trip
To the shores where his father's laid

But fifteen minutes later
We had our first taste of whiskey
There was uncles giving lectures
On ancient Irish history
The men all started telling jokes
And the women they got frisky
At five o'clock in the evening
Every bastard there was piskey

Fare thee well gone away
There's nothing left to say
Farewell to New York City boys
To Boston and PA
He took them out
With a well-aimed clout
He was often heard to say
I'm a free born man of the USA

He fought the champ in Pittsburgh
And he slashed him to the ground
He took on Tiny Tartanella
And it only went one round
He never had no time for reds
For drink or dice or whores
And he never threw a fight
Unless the fight was right
So they sent him to the war

Fare thee well gone away
There's nothing left to say
With a slainte Joe and Erin go
My love's in Amerikay
The calling of the rosary
Spanish wine from far away
I'm a free born man of the USA

This morning on the harbour
When I said goodbye to you
I remember how I swore
That I'd come back to you one day
And as the sunset came to meet
The evening on the hill
I told you I'd always love you
I always did and I always will

Fare thee well gone away
There's nothing left to say
'cept to say adieu
To your eyes as blue
As the water in the bay
And to big Jim Dwyer
The man of wire
Who was often heard to say
I'm a free born man of the USA

 

Beaucoup plus compliqué à trouver, une vraie traduction perso des dites paroles sus-nommées plus haut, traduit avec talent bien qu'en amateur par ton humble serviteur (mais "le talent n'existe pas Capitaine! Tout n'est qu'ambition et inspiration!") (Balthazar McPicsou). Dure est la tâche du traducteur, tout du moins tant qu'il n'oublie pas qu'il se doit de traduire plutôt que d'interpréter, et que ses frêles épaules incapables soutiennent la tâche de transmettre la passion de l'auteur. La passion de faire ce qu'on aime, et d'aimer ce qui nous passionne. Ceci étant dit, et malgré mon talent indéniable j'ai certainement échoué... Mais j'aime à penser que je m'en suis mieux tiré que Google Traduction (et donc mieux que ce qu'on voit à la télé ces vingt dernières années).

 

La cadillac était devant la maison
Et les gars du nord ils étaient dedans
Et les gros bras soufflaient des conseils
"Démarre-là au tournevis"
Et puis on s'est retournés et on a tremblé en regardant
Dans la pièce où était couché le mort
Ainsi le gros Jean Dwyer fit son ultime voyage
Vers les rivages où repose son père

Mais quinze minutes plus tard
On avait eu nos premiers verres de whiskey
Il y avait les oncles qui racontaient
L'ancienne histoire irlandaise
Les hommes commencèrent à raconter des blagues
Et les femmes elles se firent plus vives
A cinq heures de l'après-midi
Chaque bâtard sur place était chaud

Portes-toi bien et bon vent
Y'a rien d'autre à dire
Au revoir aux gars de New York
De Boston et de Pennsylvanie
Il s'en est débarrassé
D'un coup bien placé
On l'entendait souvent dire
Je suis un homme né libre aux USA

Il combattit le champion à Pittsburgh
Et le jeta à terre
Il a pris Petit Tartanella
Et ça n'a duré qu'un round
Il a jamais pris le temps pour les rouges
Pour boire, jouer aux dés ou pour les trainées
Et il a jamais commencé une bagarre
A moins que la bagarre soit méritée
Alors ils l'ont envoyé à la guerre


Portes-toi bien et bon vent
Y'a rien d'autre à dire
Joe et Erin s'en furent après avoir trinqué
Mon amour est en Amérique
L'appel du rosaire
Le vin de l'Espagne si lointaine
Je suis un homme né libre aux USA

Ce matin sur le port
Quand je t'ai dit au revoir
Je me souviens comme j'ai juré
Que je te reviendrais un jour
Et alors que le coucher du soleil rencontra
Le crépuscule sur la colline
Je t'ai dit t'avoir toujours aimé
Je t'ai toujours aimé et je t'aimerais toujours

Portes-toi bien et bon vent
Y'a rien d'autre à dire
A part dire adieu
A tes yeux aussi bleus
Que l'eau de la baie
Et au gros Jean Dwyer
L'homme du moment
Qu'on entendait souvent dire
Je suis un homme né libre aux USA

 

Oui, ce billet est exclusivement dédié à l'ensemble des équipes de traduction franco-[n'importe quelle langue] pour bien montrer que ces soi-disants experts (payés - parfois avec la Redevance), qui se permettent d'interpréter les séries en changeant le texte original et en rajoutant des tirades plutôt que de tout simplement traduire, ne sont rien d'autre que des manges-merde (shitbags motherfuckers), même pas dignes de programmer SingStar 2.

 

(promis Spot, ma perception des magnifiques textes de Dave King très bintôt ici même)

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Fesse de Bouc

Publié le par OncleEddie

Fesse de Bouc

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Sony (also called "Epic Fail")

Publié le par OncleEddie

Hé Spot, long time no see!

L'autre jour (hier en fait) (quel que soit le jour où tu lis ça), je m'ai offert un exemplaire de ce jeu tant attendu - réalisé avec un talent qui reste encore à prouver - j'ai nommé XCOM: Ennemy Unknown (remake du célèbre XCOM: Ennemy Unknown) (ouais, l'originalité, s'plus ce que c'était). Alors une fois payé mon jeu (pirater c'est l'Axe du Mal, moi je veux pas prendre un skeud dans le poum), je l'ai glissé dans mon mange-galette préféré: j'ai nommé ma PS3 (ouais, aujourd'hui je nomme) (et je fais tout plein des appartés parenthèséliques).

 

Et soudain, c'est le drame.

 

Parce que comme c'est la mode, le jeu avant de se lancer, il se connecte sur ninternet - sans me demander ce que j'en pense, c'est quand même fou la mode - et il me dit comme ça d'un coup d'un seul que le jeu doit se mettre à jour. Je te raconte pas la merde pour le pauvre Geek qui paye son jeu 70€ et qu'il a pas ninternet. En fait il achète un jeu qui n'est pas vraiment fini, mais bon il le sait pas vu qu'il a pas ninternet pour le prévenir. En même temps, un Geek sans ninternet, c'est pas vraiment un Geek pas vrai? Bienvenue dans le futur, aujourd'hui avoir le numéro 58 des Quatre Fantastiques (celui où il se passe ce truc là, tu sais) ne suffit plus à faire de toi un Geek - aujourd'hui il faut être connecté.

Et donc avant que le jeu il peut se mettre à jour, ta console elle te dit qu'elle-même elle doit se mettre à jour pour pouvoir mettre à jour le jeu. Le monde aujourd'hui c'est quelque chose. En plus notre Geek non connecté, bah il vient de s'en faire mettre une seconde. Il le sait toujours pas remarque, il est pas connecté - hé, c'est de là que ça vient 'imbécile heureux'?

 

'Fin bref (arf, la mode la mode), la console se met à jour, le jeu se met à jour, tout le monde est au courant, et puis alors la console elle reboote.

 

Et soudain c'est le drame.

 

(arrivé à ce point, je me rends compte j'ai tout plein tué mon effet dramatique en anticipant le drame)

 

Comme tout un chacun, j'allume ma console régulièrement. Et donc forcément, je choisis avec soin l'écran d'accueil dans le monde complètement furieux et irresponsable du génocide pixélisé qui constitue mon exutoire spirituel. Ouais mon gars, comme tu le sais, t'allumes ta PS3 et l'écran d'accueil, c'est l'écran de présentation du jeu tout en haut de la liste alphabétique des jeux installés sur ta console qui s'affiche. Ou le jeu que le CD il est dedans. Genre si t'as téléchargé God of War, bah quand tu allumes t'as droit à Kratos qui te regarde droit dans l'oeil l'air de dire "Wanna play?" (ou "Don't fuck with me, or I'll fuck you", ça dépends de la journée tu viens de passer) (ouais, pas "with you", just "you"), avec en fond sonore les chants grégoriens propres à la série. Ou bien alors c'est une 'tite vidéo de combat d'Assassin's Creed avec un 'tit morceau genre jungle beat en fond sonore. Ou bien alors un genre de techno japonaise pendant qu'une sorcière tout en cheveux et en seins démembre des démons d'outre-monde (ouais gros, moi je fais partie de ce genre qui désinstalle Assassin's Creed juste pour avoir Bayonetta en écran d'accueil, même quand je joue à Assassin's Creed tous les jours - bienvenue dans mon monde). Mais bon, parfois c'est un DVD (ou un BR - trois p'tits points) qui est dans la console, alors la console démarre sur le fond d'écran, que je sélectionne égalemement avec soin. Quoi de mieux que le fond d'écran dynamique d'ICO avant de se lancer dans un revisionnage d'Oz? Quoi, chuis cinique? Hé, j'fais tout quoi je veux et j'te merde d'abord.

 

Mais voilà, heureusement, Sony veille au grain. Faudrait pas tu crois tu peux faire tout quoi tu veux avec la console t'as acheté. Donc, nouvelle mise à jour de ta console. Et quand tu l'allumes, t'as Singstar. Pas de musique. Juste une tête de con avec une tête de conne, y tiennent un micro, et pis y'a marqué Singstar. Singstar.

 

Singstar.

 

Toi, en Geek qui se respecte, tu sais ce qu'est Singstar. De la même manière que tu sais ce qu'est TF1.

Tu connais l'absence totale de respect (le mépris affiché devrais-je dire) dont font preuve les développeurs de jeux vidéos envers leurs principaux financeurs. Enfin pas leur principaux, c'est là le coeur du problème - leurs financeurs historiques plutôt.

Tu te souviens de l'époque où les comics, ça tabassait tout. Et puis tu as vu arriver les films X-Men. Les comics, une des mythologies les plus riches de notre histoire, plus de deux cent (200) personnages distincts, tous énormes, tous avec leur histoire, leur complexité. Tous financés pendant plus de quarante (40) ans par des générations de rêveurs de tout poil(s), inspiration inénarrable de toute une génération d'artistes et de créateurs. Le rêve dans toute sa plendeur - et puis ils se servent de cette notoriété pour faire un film, et puis ils créent des nouveaux personnages pour le film (deux cent, et pas un seul pour remplir le rôle du script), et puis ils prennent un acteur de un mètre quatre-ving neuf (1,89m) pour jouer le rôle de Serval, qui mesure un mètre cinquante-six (1,56m) depuis plus de quarante (bon, tu m'as compris) ans. D'ailleurs, ils l'appelent même plus Serval en français, ils l'appelent Wolverine (ouais, l'english, c'est hype - pourtant Tornade reste Tornade, va-t-en comprendre). On connait tous la suite: les films furent d'une telle médiocrité artistique qu'ils sonnèrent le glas des comics. En effet, pour ne pas perturber le perçu des nouveaux lecteurs rameutés par tout ces panneaux fléchés (nous les appelerons désormais les imbéciles, parce que quand même, on vaut beaucoup plus mieux qu'eux), les auteurs se sont vus obligés de baisser drastiquement le niveaux général des BD pour que cela corresponde au niveau des films. Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, lire des comics ne fait plus de nous des Geeks, cela fait de nous des imbéciles - parce que franchement les comics aujourd'hui, faut pas être au courant de quoi y'avait avant pour financer ça.

 

Merci Stan Lee.

 

Même problème avec le jeu vidéo - tu te souviens de Resident Evil pas vrai? C'est tout ce que j'ai à dire. (je parle bien évidemment du film dont la qualité exprime de manière évidente la stupidité des gens qui ont pu acheter le jeu dont a pu être tiré ce genre de bouse infâme; pas du jeu qui était, est, et sera à jamais un monument incontournable de la culture vidéoludique et qui a contribué à délimiter la frontière entre l'Avant et l'Après)

Et donc, dans le jeu vidéo, on a notre propre syndrome X-Men: Singstar (Resident Evil n'était que le prémisce d'une ère nouvelle, champagne s'il vous plaît). D'abord amorcé par les Mario Party et ce genre de merde (pour les joueurs purs je veux dire, je peux tout à fait comprendre l'intérêt de ce genre de choses pour les bandes de potes ou assimilés), la casualisation extrème du jeu vidéo nous a amené Guitar Hero et consorts. Ouais gros, plus besoin de te coller des années et des années de pratique, plus besoin d'être une âme torturée, plus besoin d'avoir un message à faire entendre ou une douleur à exprimer, M6 et TF1 nous l'ont prouvé, les stars c'est toi, c'est moi, c'est nous (validé par le Nouvel Obs, ça rigole plus). Aujourd'hui, t'achète un jeu, une manette, et paf: ça fait des chocapics t'es un artiste. Crèpe Suzette.

Ils s'en sont fait des millions de dollars (à une époque où le dollar était plus faible que l'euro, ils sont quand même devenus riches) pour un coût de développement inférieur à celui d'un mauvais film indépendant. Et on sait tous à quel point un mauvais film indépendant coûte pas cher à faire (souviens-toi de Rambo). Et donc forcément, pourquoi est-ce qu'ils continueraient à payer des millions pour faire des vrais jeux, alors qu'il leur suffit de voler des morceaux de musique à des vrais musiciens et de les revendre à la pièce? Quoi, les auteurs s'insurgent? Hé, si les musiciens avaient un quelconque poids dans quoi que ce soit, depuis le temps on le saurait d'abord. Entre ça et les Mario Party, la qualité générale du jeu vidéo n'a cessé de chuter au fil des ans. En moins de dix ans, le jeu vidéo à chuté encore plus bas que de là où il était parti. Et franchement, plus bas que Pong fallait oser. On appelle ça Modern Warfare si tu veux tout savoir.

 

Parce que moi, j'ai commencé le jeu vidéo avec un clavier que tu branchais sur la télé - les disquettes existaient pas à l'époque, on avait juste des cassettes magnétiques. Branche ton clavier, lance ta commande, appuie sur Play, poireaute vingt minutes, joue à ton jeu, c'était comme ça à l'époque. Tout ça pour voir trois pixels ennemis vaguement menacer tes trois pixels à toi (sans déconner, ils avaient une manière de sauter d'un pixel à l'autre qui était vraiment flippante). Et puis plus tard (bien plus tard), j'ai eu Dune. Après j'ai eu Dune: Battle for Arrakis. J'ai eu Legend of Kyrandia, Monkey Island, Full Throttle. J'ai eu Gods, Magic Pockets et Gold of the Aztecs (en ce qui me concerne, ils l'ont gardé d'ailleurs - les nenculés). Après j'ai eu Sam and Max (ouais, 'vu la photo pas vrai? Dernière fois je prends des photos après un coup d'absinthe moi), nom de pétard de merde, de trois pixels, je suis passé à des armées d'orques étripant joyeusement des tripotées de paysans (les paysans c'est des cons d'abord - Azeroth est à nous, pas à trois peigne-culs avec des fourches). Comme chacun sait, j'aurais dû passer au stade suivant, logique psychologiquement parlant, souhaitable sociologiquement parlant: me trouver une arme à feu réelle et des victimes réelles. Mais bon, en bon Geek qui s'ignorait j'étais profondément anti-conformiste. Je n'avais pas un esprit de contradiction, j'étais l'esprit de contradiction. Donc malgré un passage tout simplement mémorable sur les jeux de rôle papier et les jeux de guerre sur plateaux (ouais gros, moi j'ai toujours mon codex Orques & Gobelins et des listes d'armées à deux mille points - Morglum rules!!) (cela dit j'ai perdu un magnifique char de Snotlings assemblé et peint, je crois qu'on peut marquer là la perte de mon innoncence) et une auto-éducation profondément pixelisé, j'ai renoncé à la violence physique. Oui je sais que je suis un mauvais être humain - mais bon, je suis un bon Geek, et vu que le 2.0 c'est l'avenir, moi ça me va.

 

Et donc oui, j'ai acheté Army of Men, j'ai acheté Mister Moskeeto. J'étais là à la sortie de GTA (à l'époque où écraser cinq skins d'un coup procurait un bonus au score) (ouais, je sais, s'mal). J'ai acheté Animal Crossing, j'ai acheté Pikmin. J'ai acheté Commandos 2 - sur PS2, et puis après sur PC, dame, imagine ma claque. J'étais là pour le tout premier Dynasty Warriors, et ma curiosité naturelle m'a poussé vers l'envie de mieux connaître une certaine époque de la Chine, teintée de guerriers légendaires et honorables et où se mèlent l'historique et le mystique. J'ai été le témoin de la fusion permanente entre le ludisme du jeu et l'esthétisme du cinéma. J'étais là pour voir trois pixels se transformer en un art majeur et incontournable de notre société. J'ai vu le jeu vidéo s'élever tellement haut, et j'étais fier de voir cette contre-culture grandir avec moi, donc forcément j'étais beaucoup moins fier de l'humanité qui me considérait de plus en plus comme un arriéré mental, tueur en puissance, mangeur d'enfants et exterminateur de boutons de roses (merci TF1). Et puis ce concept magnifique est apparu - un peu après la télé-poubelle télé-réalité (merde je sais même pas lequel des deux je dois barrer) pleine et entière assumation par l'humanité de sa psychopathie - un concept qui changea tout: la casualisation.

 

La casualisation, c'est la psychopathie télévisuelle appliquée au jeu vidéo: tu veux tout tout de suite, et t'en as assez d'attendre. Ouais, c'est marrant quand c'est Olivier qui gueule ça dans son micro, ça l'est beaucoup moins quand ça devient la ligne directrice de ton exutoire à toi que t'as. Ansi donc, terminé les longues heures de combat acharnés pour délivrer le(s) monde(s) du joug des martiens, des démons, de n'importe quoi. Terminé la misère du boss impossible qui te tient une semaine entière. Terminé le jeu vidéo. Aujourd'hui on fait dans la rentabilité: y'a pas un martien qui doit pouvoir résister à un lancer de coupe-ongles, pas un démon qui puisse te démembrer pendant que tu recharges, pas un raid qui doit durer plus d'une heure. Aujourd'hui, il faut que ton perso il soit surpuissant tout de suite, il faut qu'il soit surarmé, il faut que ça soit les méchants qui soient là pour en chier. C'est terminé le temps où les affrontements étaient une épreuve abordée avec appréhension, où avancer dans les niveaux était un sacerdoce, où les vidéos étaient une récompense en soi de l'effort fourni. Fini les Héros, place aux Productifs. Aujourd'hui, tu charges et tu gagnes. Si tu gagnes pas, c'est que le jeu est mauvais. Si le jeu est mauvais, faut en changer. Vite.

Te méprends pas, j'aime beaucoup l'approche de la chose - ça fait très orque. C'est juste que... Bah voilà, au bout d'un moment, quel intérêt de jouer si t'es sûr de gagner? Surtout que moi, j'ai grandi à l'époque où jouer, mourir, échouer, recommencer, échouer encore, re-mourrir, réessayer, gagner!! Dame, ça c'était exaltant... Une époque révolue. Et pourtant - à l'époque on se sortait les doigts, et c'était tout aussi amusant (oui, j'ai bien aimé le premier Mass Effect - c'était insultant de facilité, mais c'était marrant quand même).

 

Mais bon, au final on s'est rendu compte qu'on avait même pas besoin de démons, ou de martiens, ou de n'importe quoi qui soit trop cher à animer. Juste une poignée de karts, trois tortues explosives et... rien d'autre.

Et puis quoi? Même pas besoin de karts en fait, récupère des morceaux de musique de groupes qui soient suffisamment connus pour que tout le monde connaisse vaguement les paroles, mais pas assez pour avoir des droits justifiables devant un tribunal (quatre-vingt dix pour cent des (vrais) artistes en fait) (nan, je compte pas U2 - c'est un métier de faire du fric, pas un art) et pis voilà, le karaoké le plus rentable du monde. Y'a pas de secret, l'argent c'est fait pour qu'on leur donne.

Et donc du coup, y'avait plus aucune raison de trouver des millions pour en faire d'autres. Au chômage Tim Schafer - ça lui apprendra à embaucher des groupes de rock qui lui tombent un procès pour question de 'droit d'auteur' (très rock'n'roll les gars, gg) - et toute la Scumm Team. Bien fait pour leur gueule, ça leur apprendra à avoir une vision artistique de leur métier. Dame, ça leur apprendra de penser que rêver est un métier - l'argent c'est un métier, le reste, ça se vend pas: aucun intérêt.

 

Mais et moi alors? Moi le joueur? Moi le type qui ait pris de mon sang et de ma sueur pour financer tout ça? Bon, y'avait pas tellement de sueur à l'époque où j'ai commencé, et plus tellement de sang aujourd'hui - mais entre les deux y'en a quand même eu. Moi j'ai financé Mister Moskeeto, j'ai financé Harvest Moon (dame, j'ai même dû financer un système de piratage parce que le jeu n'était pas censé intéresser l'occidental que je suis). Il est où mon Thrill Kill II? Ha non merde, je suis pas censé avoir joué à celui-là vu qu'il est interdit - mais mon Mark of Kri II? Quand c'est que ça sort The Last Guardian? Mon Gungrave II? Y'a un manga qui est sorti parce que j'ai financé celui-là, elle est où ma suite? Ou tout simplement mon concept original? A une époque il en sortait au moins un par mois.

Quand c'est donc qu'on pendra Molyneux par les couilles? Je veux dire, Black and white - les deux - et Fable - tous - sont bien marrants à la première partie, mais c'est tout, c'est des jeux à la rejouabilité nulle, c'est ça un génie? Eric Chahi voilà un génie, Jordan Mechner, voilà un génie, voilà des jeux qui se rejouent sans fin; Molyneux, c'est un TF1 déguisé en Arté, y'a que moi qui le voit? Quand c'est-y donc qu'un Collectif de Joueurs se servira de Kickstarter pour faire une véritable suite à Fallout? Parce que j'aime bien Bethesda mais... Non, en fait je déteste Bethesda - transformer la magie immortelle en une merde sans âme, je veux dire, Frodo has failed, right? Il serait pas temps aujourd'hui que nous autres, Joueurs et Geeks (les casuals je les emmerde), on attrape un directeur de studio par les couilles, qu'on les lui écrase, et qu'on accroche sa bite au dessus du bureau du directeur de développement du jeu qu'on veut qu'il fasse, juste pour lui rappeler chaque jour que Dieu fait QUI l'a amené là où il est? Ouais, Pennac est dans le vrai, chuis à fond avec lui sur ce coup-là.

 

Bref (...), à une certaine époque, moi je faisais en sorte qu'à chaque fois que j'allume ma console, j'ai une icône forte qui me rappelle que j'aime jouer et que c'est pourquoi je joue. Un truc old school, ou rêveur, quelque chose qui me rappelle le jeu vidéo. Pardon, le Jeu Vidéo.

Mais Sony, il veut pas que j'oublie. Sony, il veut pas que j'oublie que j'ai décidé de plus les financer sur la PS4. Sony, il installe contre ma volonté Singstar sur ma console. Il fait en sorte que je ne puisse pas l'effacer. Il fait en sorte qu'à chaque fois que j'allume ma console, je vois Singstar. Même quand j'ai un DVD dans ma console, Sony il veut pas que ça affiche mon fond d'écran Bionic Commando. Sony il veut que ça affiche Singstar.

 

Singstar.

 

Merci Sony.

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Smile, darn ya smile!

Publié le par OncleEddie

Parfois, on a bien besoin de rire un coup.

 

 

Pour moi ça marche à chaque fois.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(bon, pour les réfractaires, y'a aussi ça)

 

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Déception

Publié le par OncleEddie

Zalors j'ai bien fait bouillir mon CD dans un litre d'eau, mais zalors je n'ai point zobtenu trois kilos de patates, deux courgettes farcies et quatre cent grammes de poids sauteurs du Mexique. Et fûs-je un rien déçu, je me dois de fustiger le mensongeage de ceux qui osèrent prétendre une conception à base de matériaux végétaux du-dit CD. Les enculés.

 

Peut-être que je n'avais pas la quantité de bière requise pour un bouillage en bonne et dûe forme?

 

Affaire à suivre...

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Oh, the humanities...

Publié le par OncleEddie

Le Lundi.

 

"Bon, tu la pousses, ta poubelle?!"


Merci madame, merci pour ce mélodieux retour à la réalité empreint de poésie et de finesse spirituelle et intelectuelle. Si le réveil a sonné le glas de mes vacances, cette salope aura annoncé la mort de ma bonne humeur.

 


Non parce que bon, passer mon été vautré dans mon canapé à me muter progressivement en papillon dans un univers parallèle où la culture cinématographique et vidéoludique est un métier à part entière, que dis-je, un art de vivre, bah fallait pas se leurrer, il fallait que ça se termine un jour où l'autre.


(c'est comme les bouteilles, les paquets de chips, les finances, les bols de ramen et...euh... toutes les bonnes choses, en fait. T'en profites, t'en profites, pis après y'en a plus alors t'attends plus qu'une chose c'est que ça recommence)

 

Alors bon, ce matin, après m'être sâlement écorché quinze orteils entre le dessus du par-terre du sol et le dessous du pas par-terre de la porte, avoir confondu mon cendrier et mon bol de chocapic (ouvrir les volets? S'pour les noobs! La lumière aussi, d'ailleurs), me voilà enfin prêt à affronter le monde de l'extérieur du dehors et à commencer ma journée sur de bonnes bases, avec un petit syndrome caephalo-rectal en prime. Mais on s'en fout, je suis juste trop balèze.


Ma journée, donc, un lundi dans toute sa splendeur... Un lundi de reprise de vacances... Le pire lundi de l'année...

 

 

[ Insérer ta journée de merde ici ]  NDLR  ... (sigh)

 

 

"Hé, tu la pousses où tu veux que je t'aide?!?"

Hé tu sais quoi? Ta prochaine session Black Books, tu la feras au Gin-Tonic à la Suze dans des verres à bière que tu boiras comme des shots. Et pas de bretzels entre les verres. Non, pas de cachoux non plus.

Ca t'apprendra à insulter Titine.

 


Connasse.

Publié dans bon, bonne, journee, lundi, vacances

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"What is the use of a book, without pictures or conversations?"

Publié le par OncleEddie

Ok ok, on est tous d'accord, le vieux Biff n'aurait pas dû pouvoir ramener la DeLorean dans la bonne ligne temporelle étant donné qu'il est parti d'une ligne temporelle qu'il a lui-même modifié - pas plus que la jeep n'aurait pu avoir ses phares allumés étant donné qu'elle est électrique et dépendante du rail sur lequel elle est censée rouler (une fois la tête en bas dans un arbre, elle devrait être tous feux éteints). Hé, d'une part ça reste une bonne trilogie, d'autre part on apprécie tous de voir un avocat se faire dévorer vivant de temps à autres, quand bien même il l'est par une espèce disparue telle que le T-Rex.

 

[EDIT J'ai vu moi aussi la justification de Sheldon à propos du vieux Biff, et je suis désolé de le dire à lettres hautes (bien que de petit calibre), ça ne marche pas - sauf à considérer que le Temps se compose  d'une structure principalement cinématographique. Ce qui est d'ailleurs l'explication de cette soupe temporelle de conjugaison servie juste après cet affront à l'un des paradoxes les plus marquants du geekisme, juste à côté de celui du sous-marin d'Indiana Jones. C'est la télé d'aujourd'hui: disons de la merde, et recouvrons cette merde d'encore plus de merde en espérant que ces cons de trieurs de merde (les Geeks) ne sachent plus à quelle merde se vouer. Et ça fait donc (au moins) deux fois que Sheldon se trompe lamentablement (même si ça fait presque six ans que son show c'est de la merde, et très régulièrement une insulte aux Geeks dont il se réclame - mais bon, c'est une conversation pour une autre histoire). Car non, Charles Xavier n'a pas nommé les X-Men selon son propre patronyme, car lui-même reconnaît que ça serait un brin mégalo quand Moïra lui fait la réflexion: c'est une référence au facteur X qui différencie le mutant de l'humain. Le même facteur X d'où tire son nom le groupe de mutants Facteur X (ça ne s'invente pas) (enfin si mais bon).]

 

En même temps on s'en cogne, c'est pas de ça qu'on va parler ce soir. Alors voilà quoi. Franchement tu cherches la petite bête. C'est facile je trouve - tu fais le ménage toutes les semaines toi? Alors voilà.

 

Ce soir, on va jouer un brin.

Quoi, t'aimes pas jouer toi? Alors qu'est-ce tu fais sur un blog Geek alors? Le jeu n'est pas juste une religion et un art de vivre pour Nous Autres, c'est aussi... heuuu... c'est... en fait... pas grand-chose d'autre tout compte fait.

 

Bref, pour commencer, il te faut découper un citron en rondelles. Ensuite, tu frottes une rondelle sur le haut de ta main, juste au-dessus du pouce, et tu saupoudres de sel. Oui, passque là où que tu mouilles avec le citron, le sel y tient tout seul, c'est trop fort.

Après tu lèches le sel, tu t'enquilles un shot de téquila, et tu finis en croquant à pleine dents dans la rondelle de citron pour en aspirer tout le jus, comme quand tu... bref tu vois... mais sans les dents quoi... (enfin avec la rondelle si, donc aucun rapport) (ou pas) (hé, laisse-moi tranquille j't'ai dit)

Donc contrairement à.. bref, le citron tue le goût de l'alcool que tu t'envoies, et puis comme ça, tu peux recommencer. Recommencer plus vite je veux dire.

Et ça aussi, c'est trop fort.

 

Ceci étant dit, on peut pas toujours s'enquiller des shots de téquila sans raisons (enfin on peut, mais 'paraît y faut pas), donc voilà:

 

Locked and Loaded

 

- tu donnes à manger à ton lecteur DVD préféré n'importe laquelle des trois saisons de Black Books (oui, on en est au point où tu connais Black Books et où Bernard Black est un mentor pour toi, un maître à penser, une idôle incommensurable dont les valeurs véhiculées surclassent celles de la Civilisation elle-même, comme le fût Lebowsky en son temps) (si ce n'est pas le cas, tu penseras à bien fermer la porte en sortant, y'a des gens qui bossent ici)(devant tant d'inculture, on ne peut tout de même pas rester là sans rien faire )

- chaque fois que Bernard moque, insulte, ignore ou tape un client, tu te jettes un shot

- il est certains épisodes où Bernard ne moque, n'insulte, n'ignore ou ne tape aucun client - pour le principe tu te jettes un shot à la fin de ces épisodes-là (ainsi qu'au début de l'épisode qui suit) NDLR il est bien sûr entendu que le nombre de ce type d'épisodes reste anecdotique, mais quand même, si t'es pas prêt à tout, t'es pas prêt

- parfois c'est le bon moment, alors tu te jettes un shot aussi

- d'autres fois, c'est juste que ça le fait, alors tu te jettes encore un autre shot

- si pendant le visionnage tu ressens le besoin de faire pleurer le molosse ou d'éponger la ribaude, tu t'envoies un shot aussi (on est là pour le rendement, faut pas déconner non plus)

- si au bout d'une saison complète, tu n'es pas bouré(e), prière d'envoyer les photos pour preuve - et aussi de t'envoyer un shot

 

 

Hey, c'est un jeu comme un autre - et donc c'est encore plus marrant de le jouer à plusieurs (le premier qui vomit paye la prochaine bouteille).

 

Mais je suis d'accord: juste devoir ramasser l'idôle pour pouvoir remonter sur le ponton... Voilà quoi, de la part de Schafer, ben... oui, on est en droit de ne pas en attendre moins. Moi je sais que le jour où Nimoy mourra je porterai mon ComBadge toute la journée en signe de deuil, mais alors on fera quoi pour Tim?

Voilà, maintenant tu sais ce qui m'empêche de dormir la nuit...

Publié dans autre, citron, episode, jettes, shot

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The cake is a lie.

Publié le par OncleEddie

I'm in space!

 

L'autre soir, alors que j'étais perdu dans le tréfond de mes pensées tortueuses, rêvant une nouvelle fois à mon coffre de soixante acres cubiques rempli de médailles en chocolat - et songeant à quel point j'adore plonger I'm in space! dedans comme un marsouin, y creuser des galeries comme une taupe, les envoyer en l'air et les laisser retomber sur ma tête - je fut soudainement arraché à ma médidation contemplative par cette formidiable invention des I'm in space! années quatre-vingt; j'ai nommé le DJ.

 

Comme tout un chacun j'aime à errer sans but dans la fête foraine, fermement décidé à dévaliser encore le stand de barbapapa pour savourer mon nuage de kukre devant les hamsters humains - une I'm in space! expérience instructive à plus d'un titre. Et comme tous les autres, je le fais malgré les beuglements I'm in space! effarants d'un type perché derrière une sono qui relaie un son saturé de musiques dont la qualité intrasèque reste encore à trouver plus de trente ans après leur écriture.

 

Ne pas nourrir les Hamsters

 

 

 

NDLR - oui, des parents responsables donnent de l'argent à de parfaits étrangers pour qu'ils enferment leur progéniture dans d'immmenses bulles en plastique - après venez me dire que notre I'm in space! jeunesse n'est pas pourrie-gâtée tiens...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Enfin bref (comme dit l'autre).

 

 

 

 

 

Bref, même sans tenir I'm in space! compte de la musique, on a là un sacré ˈspesɪmən. En même temps, étant donné qu'il semble incapable de passer plus de cinq secondes et demie sans parler, je crois qu'il ne faut pas tenir compte de la musique (c'est sûrement pour ça qu'il se permet d'annoncer un "bon vieux rock" avant de balancer un morceau d'Otis Redding) (sigh). L'Homme étant une créature I'm in space! faible et sans aucune volonté, personne ne prit la peine d'aller I'm in space! décrocher la boule disco - qui inondait majestueusement la place du soulagement de l'Humanité d'avoir dépassé cette épreuve culturelle que furent les années soixante-dix - pour lui coller en travers de la tronche (la boule disco, pas les années soixante-dix).

 

Donc après quelques heures de I'm in space! moquage (hautement) intellectuel des pauvres hères soumis au pouvoir diabolique du vocalisme de ce drôle de bonhomme qui les faisait s'accroupir, sauter, s'habiller de manière ridicule et j'en passe (tu me feras jamais croire qu'on s'habille comme ça par choix personnel) assorti de divers exercices télékinésiques pour faire se rencontrer la boule disco et le crâne du pire mélomane de I'm in space! ce côté-ci de l'hémisphère nord, j'ai fini par abandonner tout espoir d'éveil musical de la population autochtone (en même temps, une fois que Sangria Gratuite était bue, y'avait plus grand-monde pour relever le niveau). I'm in space!

 

Me I'm in space! voilà donc reparti avec presque autant de Despé sur mon T-shirt que dans mon bide et avec une bonne couche du kukre-pluie sur les tibias (n'oublie jamais de secouer le kukre en poudre avant de... non, secoue après l'avoir... bref, jette I'm in space! du kukre tout partout et laisse-moi tranquille) (ouiiii!! Du kukre partout!!!), mes pensées suivant mon regard vers ma vraie maison, l'espace. Tout en me félicitant de pouvoir compter au sein de la NASA quelques petits malins.

 

 

(pas de l') Absinthe.

 

 

 

 

 

Et pour me remercier de mon courage (petit I'm in space! cadeau de moi à moi - comment me remercier?), et dans l'attente des acceptations administratives pour la création du mouvement "Sauvez la musique, tuez les DJ", je ne me suis pas envoyé I'm in space! quelques shots d'absinthe. Bah non, c'est interdit.

 

J'ai fait ça à l'ancienne. Avec du kukre (le Kukre, c'est Bien) I'm in space! (oui bon, le Verre, c'est Mieux).

 

 

 

 

 

 

 

 

Donc quand I'm in space! tu rejoindras notre mouvement, n'oublie pas notre crédo: "un arbre, un DJ".

 

I'm in space!

Publié dans annees, kukre, musique, sans, space

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La vita è bella (Grosse Colère - et caetera)

Publié le par OncleEddie

 

[NDLR Oui le travail s'est grandement ralenti ces derniers temps - et ça semble pas parti pour s'arranger... Bref, comme il semblerait que notre geekisme en cours nous prenne trop de temps pour pouvoir être partagé (hé, entre Secret World et la bêta de Guild Wars 2, la saison 4 de Breaking Bad et les nouveaux venus que sont Justified et le révisage de Carnivàle, associés à plusieurs collections BDèsques genre Jérémiah ou Péchés Mignons à terminer, on ose espérer que ça s'excuse plutôt bien)... Quoi qu'il en soit, ça n'est pas une excuse pour enlever la Pelote de tes favoris, Spot (oui toi, le Spot français, le suisse, le marocain, le madagascarien, le canadien, l'hindou, le réunionnais, bref toi le Spot du monde entier qui nous visite de temps à autre) (authentique), c'est là juste un check up pour te dire que même si on est là moins souvent, on est là quand même (pis on t'emmerde d'abord - si ça te plaît pas, tricote ta propre pelote et pis c'est tout). Donc voilà le dernier en date, brut de pomme et non retravaillé - un rin négatif mais c'est aussi le pourquoi du ralentissement de la chose; à la base c'était pour rigoler, si on s'y perd bah c'est qu'on a besoin de vacances. Dans l'intervalle, que tu sois musulman ou athée, chrétien ou agnostique, du moment que ça t'empêche pas d'être Geek (et donc d'avoir conscience que les uns n'excluent pas les autres), bah continue d'avoir un esprit ouvert à tout moment et à propos de tout, et de cultiver ton esprit critique sur tout et sur rien à propos de tout quoi y t'entoure (le fils de chienne). Et surtout - le plus important de tout - fly safe! Et sois un déglingo de temps à autres - ça amuse les gosses.]

 

Que n'est-il en chacun de nous l'envie de vomir à pleine tripes à chaque instant qu'il nous est donné de subir en ce monde de merde... (bien que parfois, on se sente un peu moins seul ici se trouvait naguère le lien menant vers le blog d'un type qui le supprima après s'être étouffé avec sa propre connerie - paix à son âme)

 

(bien entendu, nous ne tiendrons pas compte ici du fait que le lien précédemment cité est issu d'un type qui croit tellement à l'adage de sieur Voltaire qui édictait si bien "je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'au bout pour que vous puissiez le dire" qu'il s'isola complètement de son propre public en désactivant volontairement les commentaires sur son blog, et supprima également tous ses comptes connus sur les forums où on pouvait l'apercevoir avant dès ... que certains de ses détracteurs affirmèrent des positions critiques qui allaient à l'encontre de sa sensibilité personnelle d' "artiste" - comme quoi, même si Beaumarchais eut le culot de proclamer que "sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur" c'est une bonne chose que ces libres penseurs nous rappellent à tous que tous ces cons qui se mettent en travers du pouvoir en place ne sont rien d'autre que des manges-merdes) (et nous les conspuons) (hum)

 

 [quel paragraphe de merdre - en temps normal il aurait sauté sans regrets]

 

Regardons bien en face notre beau pays.

 

 

Nous sommes nous autres (et fierté nous en ait demandé d'en tirer chaque jour) à l'origine de ce truc, la Déclaration de mon Cul.

 

Déjà, le premier article est clair: étant donné que les pédés ne sont pas des Hommes, ils ne naissent pas libres et égaux en droit - c'est pourquoi leur distinction sociale est fondée sur l'utilité commune. Ainsi donc, si la Liberté "consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui" (article IV), il est normal que le mariage leur soit interdit - ça nuit à tout le monde, perso je pourrais plus dormir tranquille si "une merveilleuse institution [permettrait] à deux êtres de supporter ensemble les difficultés qu'ils n'auraient jamais eues s'ils ne s'étaient pas mariés" (Lucky Luke), surtout s'ils sont pédés... Faut pas déconner non plus, le mariage c'est pour les mecs. Quel mec n'est pas fan de ce connard de Jude Law dans chacun de ces films d'aileurs? CQFD.

 

(j'ai passé sur les articles II et III parce que notre bon Roi Chirac, qui osa proclamer devant des caméras archivant leurs images au niveau international que "nous ne laisserons pas quelques hommes profiter des faillances du système pour s'enrichir" alors que ce fut le crédo de sa vie toute entière et qu'il s'efforça de l'illustrer parfaitement durant ses dix ans de règne (qui firent plus de dégâts au sein de la démocratie que n'auraient pû en faire n'en feront cinquante années de terrorisme) - prenons-en pour preuve que son successeur pût dire que le travail c'est la liberté et se féliciter moins de cinq ans plus tard de près de la moitié des voix du pays). Rassurez-moi au fait, "faillance" est un vrai mot pas vrai? Genre, ça existe quoi? En fait, ouais... (...)

 

N'oublions pas non plus que "la loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société" (article V), il est donc tout à fait normal de subir la prohibiçion depuis plus de quarante ans suite à une injonction pure et simple des Etats-Unis qui souhaitaient pouvoir continuer à engranger du pognon en polluant leurs rivières: le Cannabis, c'est le mal. Et pis c'est tout.

 

[je sais même pas quoi faire de ce genre d'assertion, toute vraie qu'elle soit]

 

Parce que oui, si on regarde ça:

 

http://www.assemblee-nationale.fr/11/rap-off/i3641-11-1.gif

 

(tableau daté de 1998 ici) (le tableau n'apparaît plus aujourd'hui, mais juré il y était quand tout ça fut écrit)

 

...on pourrait presque croire que voilà, le tabac c'est vraiment pas d'la balle (encore que voilà, quand c'est qu'on pourra fumer "bio"? sans conservateurs et tout ça?), que l'alcool est un poison violent du même niveau que l'héroïne alors que le cannabis est à peine digne d'intérêt. Sauf que, héhé, l'article V mon gars. L'alcool, c'est légal - donc ça le fait, on peut mettre tout partout des affiches de quatre mètres sur trois pour en vanter les mérites (ou tout du moins t'y pousser à la consommation) - et de préférence sur le passage des bus scolaires et dans les abribus (vous me ferez jamais croire qu'il faut pas une putain de force de caractère pour pousser droit quand on grandit en ville en espace public).

Nan nan nan, l'alcool peut se consommer mais pas le cannabis, c'est comme ça qu'on défend une société. Laquelle? La tienne.

D'ailleurs, l'article VI le confirme, c'est tout le monde qui veut que la loi soit comme ça. Et pis d'ailleurs c'est la même pour tous - car comme chacun sait, quand le chauffeur de Nabotléon Ier roule à cent vingt kilomètres à l'heure sur des routes où que c'est pas droit d'aller à plus de cinquante, bah il s'enquille ses trois ans de suspension comme tout le monde (plus les six mois avec sursis). On en a des témoignages quotidiens, not'bon Roi a d'ailleurs usé plus de mille huit cent chauffeurs pendant son dernier règne. Passque la loi, c'est pas que pour le con qui bosse, c'est pour tout le monde pareil.

Et pis aussi, tout le monde il veut que l'on continue à harceler nos femmes. Voilà. Discute pas, c'est constitutionnel qu'on te dit.

 

[NDLR Ce billet fut originellement écrit début mai 2012 -quelques semaines après qu'un élu de 72 ans ait fait annuler par le Conseil Constitutionnel le délit de harcèlement sexuel du Droit Français pour pouvoir échapper aux poursuites de deux (trois?) de ses subordonnées - faisant par là-même échouer l'ensemble des affaires en cours concernant ce même délit. Il semblerait que depuis, une nouvelle loi ait été voté sous l'impulsion du gouvernement de Flamby 1er - nul doute que cette "nouvelle loi" corresponde en tout point à la loi originelle de 1998 (ou pas loin) qui fut à l'origine de ce vide juridique et qu'elle ne soit pas rétro-active - ce qui rend forcément caduques l'ensemble des poursuites antérieures au besoin de protection juridique de nos élus; lesquels ne sont absolument pas pervers ni même méprisants envers la nature même de leur fonction. Evidemment, cette mise à jour du billet induit une certaine part de mauvaise foi de ma part associée à une défiance extrème vis-à-vis de l'élite de nos troupeaux - pitètre bin c'est rétroactif et mieux définit en temps que délit... Cela dit, vu que c'est politique, je me ferais pas trop d'illusion à ce sujet... Bref, si on a du juriste motivé pour poster un commentaire éclairant à ce sujet, qu'il n'oublie pas de souligner ma paresse en la matière pour n'avoir pas cherché les informations requises.]

 

Et donc, ainsi qu'il se doit (article VII), "nul homme ne peut être accusé, arrêté, ni détenu que dans les cas déterminés par la Loi, et selon les formes qu’elle a prescrites". Evidemment, ça s'applique pas à ces cons de jeunes qui croient encore que l'intérieur de leur crâne est un endroit privé. Bien fait pour leur gueule - fais gaffe à la tienne si tu veux pas finir en taule pour des actes revendiqués par des groupuscules (hé, j'me sens journaliste quand j'me sers de tous pitits mots pour faire croire je parle de tout plein du monde) venant de pays voisins (pétard, j'accuse, ça déconne plus). Bien évidemment, ça nous emmène à la suite - tout ce temps en taule pour avoir osé vivre en autarcie, encore plus bien fait pour leur gueule - c'était mérité (j'espère y se la sont bien fait mettre tiens).

Pis merde aussi, si on peut plus foutre en cage nos opposants sans la moindre raison, qu'est-ce qu'il va bien nous rester hein?

 

Bon, les articles IX et X, on a mis ça pour la frime, et pis fallait remplir l'espace, alors voilà quoi, si on peut plus déconner non plus...

 

Même punition pour le XI - enfin en même temps, à l'époque on pouvait pas prévoir l'apparition d'internet. Mais ça va, on arrive à tout bien censurer comme il faut et tout le monde il nous laisse faire (en même temps, tout le monde il a plutôt intérêt si il veut pas mon poing dans son tronche). C'est notre connerie, mais on bosse à réparer ça, faut pas vous en faire.

 

[Au sujet de l'article XI, c'est quand même bien de trouver plusieurs mois après l'avoir écrit (et plusieurs années après l'avoir compris) la preuve par A + B (avant que tu demandes, le résultat c'est... bah merde, lis un peu, et fais-toi ton idée, tu sauras comment on écrit C).]

 

Et puis bon, si on voulait justifier l'apparition de la Force Armée dans ce genre de boulot, genre avec un article qui prévoit "une force publique" "instituée pour "l'avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée" (merde, comment je fais pour mettre des guillemets à mes guillemets?), bah il nous fallait bien présenter un objectif à défendre qui ait un brin de style non? En tout cas, ça passe mieux que "faut tout bien qu'on garde le contrôle pour bien prendre tout l'argent à tout le monde, alors on va embaucher des cognes" (moins classe de suite hein?).

 

(je passe le XIII - chuis pas superstitieux parce que ça porte toujours autant malheur, mais voilà il s'exprime de lui même celui-là)

(bon on parle d'argent quand même, ne passons finalement pas sur le XIII et n'oublie pas de cliquer sur le lien [ sous licence Creative Commons by-sa (.pdf) ], comme ça tu sauras à quoi sert vraiment Hadopi - et continuera de servir, Flamby Ier l'ayant décidé après maintes concertations avec lui-même (que voilà encore quinze millions d'euros annuels en pure poudre aux noeils vachement bien dépensés tiens) (hé,  c'est pas Staline qui disait... suffit de savoir à qui profite le crime et... et voilà quoi... tu vois?).

 

Mais ce qui est bien quand même, c'est qu'on a le droit de se rendre compte quand ça marche pas comme il faut. Il est pas dit qu'on a le droit d'intervenir, enfin si, un peu mais pas trop quoi, mais bon on a le droit de s'en apercevoir... "Hé Gérard, la roue arrière gauche se fait la malle" - "Silence Femme, t'as le droit de t'asseoir sur le siège passager, pas de m'emmerder avec tes élucubrations!".

 

Et z'alors celui là, je l'adore: "la société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration." Ouais, sauf que en fait non - essaie un peu de demander à ton administration pourquoi il faut que tu lui donnes un des tes salaires tous les ans (outre le financement de réseaux mafieux dont tu finances également la lutte contre); si t'attrapes pas un redressement fiscal assorti d'un bon coup pied dans le poum, c'est que contrairement à moi, t'as le cul bordé de nouilles. Pratique pour un after si t'as pas les moyens pour un kébab, mais bon voilà quoi... Tiens, au passage essaie aussi de demander aux RG l'ensemble des renseignements qu'ils ont sur toi, ça te promet de chouettes vacances.

 

[Hé, voici un ajout gratuit - j'espère que tout un chacun est content de savoir qu'une part de ses impôts est destinée au financement des partis politiques - oui oui, sur un salaire (voire plus) qu'on te prends tous les ans, le FN touche une part; même que des gens ont essayé de s'y soustraire et que ça s'est appelé un "détournement fiscal". Je crois qu'on appelle aussi ça "l'exception culturelle"...]

 

Ha ben merde - j'avais oublié celui-là (en même temps, à vivre en oligarchie on en oublie pas mal de choses) - vivement la suite tiens. Ha ben voilà, "la propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé", à moins de s'en voir privé, bien évidemment.

 

Halala, bien évidemment, en citoyen responsable je sais bien sûr la différence entre la libre expression de mes idées et l'appel à la désobéissance civique, donc pour finir

 

[Oui, ça finit en queue de poisson, mais c'est fait exprès, t'inquiètes - ceci étant dit, souviens-toi que ce qui suis fut censuré à la radio est que c'est pas tellement vieux, ni tellement subversif - si ce n'est à l'encontre de la peine de mort; car à l'époque "la peine de vivre était si grande que la peine de mort était impitoyable"... (combien encore aujourd'hui pensent que Coluche et Balavoine sont morts par hasard?) Hé, la bonne nouvelle dans tout ça, c'est que plus personne n'aime la langue française aujourd'hui - peu d'espoir de voir qui que ce soit qui fasse de la "musique" être censuré aujourd'hui... (...) Heureusement, il nous reste encore l'humour.] (ici se situait... je sais plus, mais j'imagine que ça fut tout d'un coup défendu par un droit quelconque (sûrement celui de l'auteur à n'être pas connu grâce à une censure salutaire) donc maintenant y'a plus rien)

 

 

 

PS  à la demande générale, nous ajoutons ici une pensée particulière à tous ces fous qui pensèrent un jour pouvoir reproduire les accords de guitare du Sieur cité précédemment - il semblerait effectivement que le bougre fut aussi efficace avec six cordes qu'il le fut avec une infinitude de mots - c'est quand même fou l'imagination... 

Publié dans article, bien, droit, monde, temps

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