Tribulations tribulatives

Publié le par OncleEddie

T'inquiète Spot, c'est pas pour toi. C'est juste qu'on avait besoin de la mettre quelque part où elle serait facile d'accès, alors voilà.

 

La Charte des Imbéciles Heureux

 

Depuis des temps immémoriaux remontant à approximativement 6 ans à dater d'aujourd'hui, le monde de WHAOU est en perpétuelle chute libre. Les panneaux fléchés visibles par tous ont rameutés un sacré paquet d'imbéciles qui font que son principal point fort devient sa plus grande faiblesse: sa Communauté.

Il n'en reste pas moins le plus vaste à notre disposition, et cela doit être pris en compte. Mais il est fini le temps où l'on pouvait se contenter de prendre son élan pour pourfendre allègrement les rangs des murlocs, accompagné du type croisé ici, et de l'autre croisé là. Aujourd'hui, le choix de nos compagnons d'infortune doit être minutieusement réfléchi. Et quand bien même le Compagnon Idéal se profilerait à l'horizon, la vastitude du monde l'engloutira bien vite, et il se retrouvera noyé parmi la masse d'imbéciles sus-mentionnés.

Tels les intrépides ninjas de Konohagakure no Sato, cette nouvelle race d'aventuriers qui voudrait profiter pleinement de cet univers devra répondre à un code de conduite pré-établi pour le bien-être de l'expérience de jeu. Ainsi ils maîtriseront chaque aspect du jeu, connaîtront chaque recoin de chaque ville, et pourront se tenir fièrement à n'importe quel endroit du monde, le torse bombé, toisant de toute leur hauteur les imbéciles cités précedemment.

La présente Charte n'a pas pour vocation d'énoncer la conduite à tenir pour former de tels Aventuriers. Ce genre de joueur serait difficile à différencier des imbéciles dont nous avons parlé plus haut. Dans leur course vers la perfection numérique, ces andouilles en oublient fatalement le coeur même du jeu - de tout jeu: se fendre la poire.

80% des possibilités offertes ne servent absolument à rien. C'est là que se situe tout l'intérêt du jeu. Le même monstre sur plus de cinquante hectares de terrain, des dizaines de recettes de cuisine, des centaines d'émotes, des milliers de montures, des millions de familiers... D'ailleurs, c'est la première chose que l'on recherche ailleurs quand on va voir si l'herbe y est vraiment plus verte. Et on va vérifier dès qu'on en a l'occasion, et on en revient fatalement à faire le train, perché sur la fontaine de la place d'une ville quelconque sous l'oeil dubitatif de notre Bombinette.

La présente Charte a donc pour objet de former des binômes d'Imbéciles Heureux, parfaitement conscients de leur condition, incapables de citer la moindre phase du moindre boss, mais capables de citer de mémoire les ingrédients nécessaires à une recette prise au hasard. Mais également des binômes indestructibles, indissociables, que quand y'en a un, y'a toujours l'autre - des types complètement dans leur monde qui redéfiniront les mots "furieux" et "azimutés" lorsqu'ils sont associé à un joueur.

Attention, ça va chier.

 

[ NB   la présente charte ne saurait être considérée comme figée ou terminée - elle sera régulièrement mise à jour et amendée lorsque la situation l'exigera (la salope)  ]

 

 

Article 1

Les Imbéciles Heureux se constitueront au minimum de 2 joueurs, qu'ils soient imbéciles ou non. La première tâche de l'IH lorsqu'il sera connecté sera de vérifier la présence de son IH attitré. Le cas échéant, il devra se contenter d'une vie misérable en jouant en solo comme tout le monde, mais avec un autre avatar. Ainsi, les IH associés devront être perçus et considérés comme une entité unique née de la fusion geekesque de 2 joueurs bien distincts (au minimum). lls iront partout ensembles et feront toujours tout ensembles. Ils auront toujours les mêmes objectifs et s'appliqueront à y parvenir ensembles.



Article 2

A la surprise générale et au grand dam du reste du monde, l'intégralité des communications des IH se fera à l'aide de la commande /say, ceci afin que tout le monde puisse savoir sans conteste à qui il a affaire. Le tout dans un language soigné ou tout du moins exempt de fautes de français et de kikoolol. Toute communication devra régulièrement être d'une imbécilité confondante.

Article 2.2

Exception sera faite lors de la présence d'IH en groupe ou en raid. La commande /groupe ou /raid sera alors utilisée.

Article 2.3

Les IH se devront d'avoir tout un stock de macros pour pouvoir abreuver le groupe ou le raid des stupidités habituelles même lorsque la pression des combats et de la mort imminente ne leur laissera pas le loisir de les taper eux-mêmes. Ils prévoieront à l'avance diverses situations et adapteront leurs macros en conséquence.



Article 3

Tous les IH devront se procurer le plus rapidement possible un chapeau de taille, de conception et de couleur improbables. Lorsqu'un IH sera en mode [apéro], il devra le faire savoir en arborant (fièrement) ce couvre-chef. Quelles que puissent être les statistiques de son casque habituel. 



Article 4

Au moins un des IH se devra de posséder et de cultiver des compétences en cuisine et en ingénierie. Ceci afin de fournir au groupe un approvisionnement constant de petits plats préparés avec amour et savoir-faire, de feux d'artifices verts et/ou jaunes et de familiers mécaniques. 

Article 4.1

Bien que ça aille sans dire mais qu'il faille le dire quand même, rien n'oblige à ce que toutes ces connaissances soient rassemblées au sein du même IH. Rien n'empêche également que tous les IH possèdent toutes ces compétences.

Article 4.2

Le reste des compétences choisies devra être partagé avec tous les IH sans contrepartie aucune. Une seule entité, un seul besoin.

Article 4.3

Le reste des compétences sera choisi en concertation avec les autres IH de manière à ce que toutes soient complémentaires, et inversement.

Article 4.4

Chaque IH se devra d'avoir une maîtrise parfaite de ses compétences, et devra répondre à n'importe quelle question les concernant dans un délai incroyablement court sous peine de se voir moqué et ridiculisé par les autres IH.


 

Article 5

Lorsque 2 IH se retrouveront, un temps équivalent à au moins 5 fois leur level multiplié par 2 fois leur nombre auquel sera soustrait l'âge du Capitaine devra être consacré à l'exécution d'émotes diverses et variées, de salutations pompeuses et/ou ridicules et, si leurs qualifications et leurs moyens le permettent, à l'érection d'un banquet et/ou à la percée de tonneaux de bière.

 

 

Article 6

En cas de level up, un IH se devra de payer immédiatement sa tournée. Il sera également de bon ton de manifester sa joie et/ou son étonnement par l'exécution d'émotes diverses et variées et de salutations pompeuses et/ou ridicules.

Article 6.1

Exception ne saurait être faite en aucun cas.

 

 

Article 7

Les IH se devront d'avoir une connaissance parfaite des quêtes qu'il leur sera demandé d'accomplir. Ils prêteront attention aux noms des PNJ concernés, seront toujours à même de dire à qui est la tête dans leur sac, et pourquoi ils se la sont procuré.

Article 7.1

Lorsque de nouvelles quêtes impliqueront des PNJ déjà cités ou croisés, les IH devront manifester immédiatement leur satisfaction par l'exécution d'émotes diverses et variées, de salutations pompeuses et/ou ridicules et, si leurs qualifications et leurs moyens le permettent, par l'érection d'un banquet et/ou par la percée de tonneaux de bière.

 

 

Article 8

Les IH chargeront toujours à vue le moindre Murloc se trouvant sur leur passage, au risque de provoquer la mort de tout les IH, de tous les Murlocs et/ou de rallonger exagérément le temps d'exécution des quêtes impliquant des Murlocs.

Article 8.1

Exception saura être faite en présence de groupes ou de raids dont l'humour est manifestement très limité.

Article 8.2

Exception ne saurait être faite dans le cas de repops incroyablement courts et/ou de surnombre évident de Murlocs.

 

 

Article 9

Lors du partage du butin, les IH ne devront demander un jet de besoin que sur les équipements dont ils ont effectivement besoin. Les IH ont besoin d'un équipement uniquement et uniquement si cet équipement offre des statistiques supérieures à l'équipement qu'ils portent au moment du pillage et s'il correspond au rôle qu'ils tiennent dans le groupe au moment du pillage.

 Article 9.1

Exception ne saurait être faite en aucun cas.

Article 9.2

En cas d'acquisition d'équipement particulièrement efficace (pièces vertes à mauves), les IH feront savoir leur joie et leur contentement par l'exécution d'émotes diverses et variées, de salutations pompeuses et/ou ridicules et, si leurs qualifications et leurs moyens le permettent, par l'érection d'un banquet et/ou par la percée de tonneaux de bière.

 

 

Article 10

Les IH seront toujours accompagné tout au long de leurs périnigrations et ce quelle que soit l'heure de la journée d'un familier. Ils n'oublieront pas de le réinvoquer après chaque résurrection, de le câliner de temps à autres au moyen d'émotes, ou de le maltraiter quand le besoin s'en fera sentir au moyen d'émotes également. Il hésiteront autant que faire se peut avant de lui infliger un mauvais traitement en public.

Article 10.1

Dans l'optique du respect de l'article 10, les IH seront en perpétuelle recherche de familiers, quelles que puissent en être les conséquences financières et/ou morales.

Article 10.2

S'ils ont la possibilité d'utiliser des animaux dressés ou des créatures invoquées, les IH devront les gratifier d'un nom particulièrement recherché dans son imbécilité.

 

 

Article 11

Les IH ne se serviront jamais d'aucun add-on d'aucune sorte.

Article 11.1

Exception saura être faite quand au cas d'OMEN ou de tout autre add-on de nature à afficher la menace générée par les joueurs et uniquement dans ces cas. Toutefois, les valeurs afffichées auront un caractère informatif uniquement et ne sauraient être utilisées pour réprimander d'autres joueurs.

Article 11.2

Finalement, après maintes consultations et délibérations ainsi qu'avis pris auprès de joueurs particulièrements expérimentés, eux-même parraînés par des joueurs encore plus avisés et dont le discernement est tellement juste qu'ils parviendraient à faire passer la notion de pudisme la plus élémentaire pour une évidence tellement transparente qu'elle pourrait être perçue par un habitué des programmes télévisionnels de TF1 comme étant parfaitement indispensable dans une société dite civilisée si l'occasion d'être entendu publiquement leur était accordée, les IH ne se serviront jamais d'aucun add-on d'aucune sorte.

 

 

Article 12

Dans l'exécution de leurs quêtes, les IH se serviront le moins possible de l'outil de localisation des objectifs de quêtes et s'en remettront le plus possible aux textes de quêtes, lesquels sont toujours incroyablement précis et justes. Ainsi, ils seront de véritables explorateurs de nature à trouver leur route dans n'importe quelle condition.

Article 12.1

L'utilisation de la carte d'une manière générale sera réduit au strict minimum. Eventuellement, ils demanderont leur chemin aux autres aventuriers rencontrés ici et là.

 

 

Article 13

Bien que n'étant pas de nature superstitieuse (car cela porte malheur), les IH n'observeront aucun article 13.

 

 

Article 14

N'étant pas de caractère propre au concours de phallus, les IH ne pratiquent jamais le PVP, que ce soit sous la forme de Champs de Bataille, de Duels au clair de lune ou de massacres à la chaîne dans une zone peuplée de joueurs de plus bas level qu'eux.

Article 14.1

Exception saura être faite dans le cadre de la défense de villes ou d'avant-postes. Si les IH présents au moment d'une attaque ne sont pas de nature à châtier les impudents, ils auront pour tâche de rameuter d'autres joueurs pour le faire, et ce par tous les moyens à leur disposition.

Article 14.2

Exception saura être faite lors de rencontres fortuites avec des ennemis inférieurs en nombre, qui devront alors être considérés comme étant des Murlocs. En cas d'égalité numérique, il sera de bon ton de provoquer l'adversaire par l'exécution d'émotes diverses et variées, sans toutefois jamais leur donner la possibilité de riposter - à moins d'un vote unanime au sein du groupe des IH qui les amènera à considérer les joueurs adverses comme étant des Murlocs.

 

 

Article 15

Les IH se devront de se retrouver et de venir à bout du légendairement mythique dongeon appelé RageFeu au moins une fois par semaine. Ce faisant, ils apprécieront l'exceptionnel level design sans failles qui fit par ailleurs la grandeur du jeu, ils dévasteront encore et encore les rangs de la Légion Ardente et se remémoreront avec émotion leur première rencontre. Il pourrait également être de bon ton de fêter la énième mort de Taragaman l'Affameur par l'exécution d'émotes diverses et variées, de salutations pompeuses et/ou ridicules et, si leurs qualifications et leurs moyens le permettent, par l'érection d'un banquet et/ou par la percée de tonneaux de bière.

Article 15.1

S'il devait s'avérer que l'un des IH parvenait à mourir dans l'enceinte de RageFeu, il devra en subir les conséquences. Outre la honte éternelle sur lui et sur les dix-sept générations qui suivront, il devra également faire oublier son attitude par l'érection d'un banquet si ses qualifications le permettent (il ne pourra se targuer de ne pas en avoir les moyens) et par la percée de tonneaux de bière. Le tout sera accueilli par l'exécution d'émotes diverses et variées et de salutations pompeuses et/ou ridicules de la part des autres IH. Une fois passées les moqueries inhérentes à cette situation, évidemment.

 

 

Article 16

Bien que de nature joyeuse et enjouée, les IH feront tout de même part de la plus grande déférence et du plus grand des respects envers le plus légendaire et le plus terrible des ennemis qu'ils auront jamais à croiser dans l'univers de WHAOU. Ils trembleront devant sa puissance sans limites et se méfieront perpétuellement de sa sournoiserie perverse. Ils vérifieront régulièrement n'être pas suivi par cette créature cauchemardesque d'une bestialité peu commune. En sa présence, ils observeront un silence craintif mélé de  salutations particulièrement distinguées. Il est bien entendu question ici du Poulet de Libremarche, seul poulet dans l'histoire des Mondes (fictifs ou non) capable de pondre des oeufs.

 

 

Article 17

Les IH ne se contentent pas d'un univers édulcoré, aseptisé et sans saveur où les combats de pokémons cotoîent sans vergogne les pandas tout droits issus du P.W.D; où leur amour de l'inconnu serait irrémédiablement perdu, dispersé aux quatres vents dans la facilité d'une aventure qui n'en est pas une; et où le One Piece serait saisi par la Marine et rendu inaccessible aux flibustiers de tous horizons qui oseraient encore rêver de liberté, d'honneur et de courage, et qui s'abaisseraient alors à échanger leur goût de l'inexploré et de son risque inhérent contre une plus grande sécurité et une vie moins périlleuse.

Non.

Les IH cultivent leur amour du Jeu.

Les IH savent que chacune de leurs sorties est un pari sur leur vie elle-même.

Les IH voient leurs avatars survivre et perdurer dans l'adversité, et leurs cheminements sont perclus de sang, de sueur et de larmes; et face à l'adversité implacable et sans cesse grandissante, ils demeurent inébranlables et avancent vaille que vaille dans les Ténèbres qui restent et demeurent un défi qu'ils se doivent de relever. Leurs épées sont sans pitié pour leurs adversaires et leurs forces restent inépuisables tant elles sont forgées l'une et l'autre dans d'innombrables batailles dont bien peu seront finalement gagnées. Leurs feux de camp ont besoin d'une pierre d'amadou et d'un briquet pour être allumés, et leurs arcs ont besoin de flèches pour faire mouche, lesquelles doivent être entassées dans leur carquois.

Car ils le savent: 'De la Douleur naît l'Héroïsme'.

 

Il prennent donc les mesures qui s'imposent pour être en adéquation avec leurs besoins.

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WANTED

Publié le par OncleEddie

 

Idée Cadeau

 

Idée Cadeau pour le PREMIER ANNIVERSAIRE DE LA PELOTE !!!

(c'est complètement fou!)

 

Eh oui, Spot, dans un mois, ça fera une année....

 

Donc pas d'excuses, je veux mon cadeau surprise.

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Le P. W. D.

Publié le par OncleEddie

Mes bien chers frères, mes bien chères soeurs!

 

Non, je n'ai rien de particulièrement grandiose à dire, pas d'annonce légendaire aujourd'hui - mais j'aime bien la formule, et ma nature profondément agnostique ne m'en permets pas souvent l'usage.

 

Parlant d'usage, est-ce que t'as remarqué à quel point on a tous tendance à tenter de reproduire le même schéma alors qu'on est tous pas pareils? Un genre d'Ordre dans le Chaos si l'on veut. Enfin, c'est ce qu'on pourrait dire avec un point de vue un brin décalé et beaucoup d'imagination je suppose - mais ne t'inquiète pas Spot, je ne me prépare pas à t'apprendre à développer tes propres fractales.

 

Non, je parle de ce conditionnement social qui nous pousse tous dans la même direction (avec un succès plus ou moins partagé) - et ce sans vraiment tenir compte de ces individualités auxquelles nous tenons pourtant tant.

Tout à commencé dès ta naissance, un peu après ta première fessée de bienvenue (quelques mois avant en fait). Si tu es Spot, c'était du Bleu, des G.I. Joe et des flingues. Si tu es Spottette, c'était du Rose, des barbies et de la vaisselle. D'un côté des gros costauds nihilistes vaguement militaires, de l'autre des plastiques parfaites d'intérieur. Alors qu'on ne pouvait pas véritablement "voir" si tu étais bleu ou rose avant tes 6 ans, d'entrée de jeu on a tout fait pour que ça n'échappe à personne. Et surtout pas à toi d'ailleurs - pas question de piquer la vaisselle de la frangine ou de lui laisser prendre le chien en otage avec un flingue.

Petit à petit, la trame est devenue plus complète, mais toujours cohérente dans sa propre logique: d'un côté Batman, la Ligue de Justice et les Vengeurs, de l'autre la pimbêche brune en détresse, la pimbêche blonde en détresse ou la pimbêche rousse en détresse (beacoup plus rare celle-là - certains doivent encore rêver de brûler tous les rouquins).

Alors c'est vrai que si tu fouines un peu, tu pourras trouver des nuances: Catwoman chez Batman,  Wonder Woman et Hawkgirl dans la Ligue ou encore Circé ou Manta chez les Vengeurs - ces derniers furent même dirigés par une femme à une époque. Mais je sais pas si t'es déjà tombé sur les Vengeurs ou la Ligue telles qu'ils sont présentés à nos têtes blondes à la télé ces derniers temps,  et bien sache que toutes ces équipes de Sauveurs du Monde ont été soigneusement expurgées de leur membres féminins présentes dans les BD - ou alors elles répondent au téléphone ou tombent dans des pièges dont la solution sera inévitablement masculine. Quarante ans après la Révolution Sexuelle, ça vous fait quoi d'être restées des faire-valoir esthétiques, les filles? En même temps, ça vous apprendra à avoir abandonné le commandement à Captain America.

[HORS SUJET Captain America, créé à l'époque pour soutenir la propagande anti-nazi des US, un homme blond aux yeux bleus, supérieur génétiquement parlant - on applaudit s'il vous plaît]

Et donc oui, il est possible de retrouver ces nuances, et ce très facilement: en lisant les BD. Mais qui lit ce type de BD aujourd'hui? Des Geeks et Assimilés - des personnes socialement ingérables et difficilement acceptables, ceux-là ne font pas partie du Plan, le Monde ne les concerne pas si l'on peut dire. Lorsque l'on transpose leur univers pour le Grand Public, c'est nous qu'on mène la danse - toi, reste sexy et en danger, c'est nous qu'on s'occupe.

 

Bref, à chacun son métier - ou comme le dit si bien la brune qui officie chez Canard WC (ou chez un autre détartrant, je sais plus): laissez faire les Spécialistes. Et avec le sourire encore.

 

A toi donc, Spot, d'être Fort, Costaud, Intelligent, et Tout et Tout. Savoir voler est d'ailleurs un plus non négligeable, mais au cas où, apprends à changer une roue, à fixer une étagère au mur ou à monter les meubles Ikéa à une vitesse forcément surhumaine (ou plus récemment à refaire les joints de la salle de bains - c'est quand même quelque chose la mode). Sans oublier de travailler la posture du Vainqueur que tu te dois immanquablement d'arborer à chacune de tes victoires improbables. Enfin non, ça c'est ma touche personnelle (on a la Classe ou on l'a pas, encore une fois c'est pas des choses qui s'apprennent). Voici donc notre part du Plan. Et sachant que l'Homme n'est pas fait pour le Travail (ça Le fatigue), c'est déjà pas mal.

Quand à toi, Spottette, apprends la cuisine et le ménage, ainsi qu'à déchirer tes vêtements de manière sexy parce que faut pas déconner non plus, on se déplace pas pour rien. Ha, et la maîtrise du téléphone portable est en train de devenir également indispensable, tiens-toi le pour dit. Bah vi, tu dois aussi maîtriser la conversation intéressante.

 

(notez la différence de taille des paragraphes - c'est qui le Patron?) (et avant que tu me parles des Spies, regarde les bien: des pimbêches superficielles dont les uniques envies sont la popularité, les garçons et les fringues)

 

Alors tu pourrais en arriver à te demander comment ces deux extrèmes peuvent en arriver à cohabiter. Car c'est bien là la finalité du Plan - la maison au crédit sur trente ans, avec le jardin (que Spot se devra d'entretenir également), le chien et le chat (ou les deux chats si tu as appréhendé la vraie nature du chien), les deux virgule six enfants, la belle-mère au fond du jardin, bref tout un programme. C'est là que le cinéma et la télé prennent le relais - juste après Batman mais un peu avant les meubles Ikéa. Et pour le coup, c'est à Spottette de jouer.

La nature est bien faîte, Spottette arrivera à maturité intellectuelle avant Spot. De quoi lui laisser le temps d'assimiler une autre partie du Plan pendant que Spot de son côté apprends à mépriser ouvertement son incapacité à assimiler correctement l'alcool. D'ici qu'il soit prêt (ou tout du moins plus facilement manoeuvrable), voilà donc notre petite Rose forcée d'ingurgiter à toute les sauces le coeur même du Plan: la Guimauve. Et alors là, c'est super bien fait, la télé devient une arme de conditionnement massif.

Entre cette connasse de Meg Ryan, cette vie forcément plus belle et autres joyeusetés, Spottette aura fort à faire pour comprendre tous les pièges qui se mettront en travers du Plan, les signes avant-coureurs, ainsi que comment les déjouer. Une répétition à répétition de tout ce qui pourrait merder dans le Plan, un listing particulièrement exhaustif de tout les manquements de Spot dans sa gestion de la vie quotidienne. Ne te demande plus pourquoi t'as pas le droit de mater les gonzesses dans la rue. Parce que si toi tu sais bien que c'est pas parce que t'es au régime que t'as pas le droit de regarder ce qu'il y a au menu, Spottette sais tout aussi bien qu'elle à tout intérêt à garder la maîtrise absolue de tes "envies alimentaires". Ne discute qu'on te dit, elle l'a vue à la télé. C'est arrivé, ça arrivera encore. Et malheur à elle si sa vigilance faillit. Et si c'est elle qui fait les courses, c'est parce que toi de ton côté, à part les pizzas et la bière, la cuisine c'est pas tellement ça. En même temps, c'est pas ta part du Plan. En gros, c'est de ta faute. C'est pour ça que tu l'accompagnes.

D'ailleurs c'est toujours de ta faute, jamais Femme ne commet d'impairs dans l'application du Plan. Quelques dérapages occasionnels à la rigueur, mais "c'est pas pareil". Et si c'est elle qui fait le ménage, ben c'est parce que sinon ça serait jamais fait, soyons honnêtes. Et aussi pour te montrer - parce que oui, au final, le ménage ça sera toi aussi. Mais encore une fois c'est pas notre part du Plan, je dirais même que notre part du Plan, c'est de ne pas apprendre ces choses-là. Oui, ressentir une certaine culpabilité à faire travailler Spottette renforce ses qualités dans nos défauts. Parce que se servir de notre culpabilité pour nous mener par le bout du nez (ou tout autre bout), ça c'est pour Spottette. Et donc chemin faisant, elle s'en servira pour t'apprendre à faire tout ça - cuisine, vaisselle, ménage, après tout y'a pas de raison. C'est vrai quoi, c'est tout le temps elle qui fait tout, c'est pas ça jouer en équipe. Puis arrête de discuter, son téléphone sonne, y'a intérêt à ce que ça brille quand elle reviendra. Et oui, c'est ça aussi l'Homme Moderne.

 

Au final, et sans que tu t'en sois forcément rendu compte, de Batman tu en es arrivé à Madame est servie. Pas vraiment sournoisement. Et puis tu y as aussi trouvé ton compte, ne nie pas, on l'a jamais vu te tenir le nez mais on voit bien qu'elle a une bonne prise. Donc de Sauveur du Monde, te voilà Intendant. Et avec le sourire encore. Et avant que tu aies pu prendre un peu de recul, la voilà enceinte - le timing est crucial: trop tôt et Spot ne saura pas s'occuper de la maison achetée quelques temps auparavent ( "Faut acheter du terrain, chéri, Dieu a arrêté d'en fabriquer depuis longtemps tu sais?" ), trop tard et il sera déjà parti ( "Dis donc ma puce, comment ça se fait que j'ai pas le droit d'acheter un billard pour la salle de jeu? De quoi?! Une chambre d'enfant?!?" ). Et te voilà donc avec de nouvelles responsabilités: biberon, couches, ranger le bordel que ça sème dans toute la maison... C'est marrant, de suite tu comprends mieux le rôle préparatoire du chien dans tout ce boxon. Tu sais, celui que vous avez eu six mois à un an plus tôt. Dame, rien de tel qu'un Plan qui se déroule sans accrocs. Mais c'était pas un monstre de virilité qui disait ça? Si on peut même plus faire confiance à Hannibal maintenant, où va le monde...

 

Où? C'est pas ta part du Plan ça, c'est celle de Spottette - souviens-toi, le faire-valoir esthétique. Alors, tu y est? Ouais mon grand, dans le schtroumpf.

 

Bien entendu, toute notre perception du Plan est auréolée d'une lumière agréable, avec des papillons tout meugnons, des bisounours et des portes-jarretelles, parfois même un léger parfum de bière. Le porte-jarretelle était déjà un coup bas, la senteur de bière est carrément déloyale. Mais bon, on attrape pas les mouches avec du vinaigre il paraît. Enfin si on peut, mais... enfin, bref, tu vois ce que je veux dire.

 

Donc reste vigilant si tu ne veux pas faire partie des milliers de victimes qui chaque jour tombent sous la coupe des Exécutrices du Plan Walt Disney.

Publié dans bien, plan, spot, spottette, toi

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Vacances, j'oublie tout (4)

Publié le par OncleEddie

Jour 4

 

Dame, ça tangue encore ce matin... Je déteste le train - mais vu les sacrifices personnels qu'il faut faire aujourd'hui pour pouvoir prendre un avion en direction des Etats-Unis, j'avais pas tellement le choix, le demi-tour s'imposait. C'est vrai quoi, personne aime se faire inspecter comme ça par un médecin, alors par un douanier je t'en parle même pas...

Dommage, j'aurais bien voulu voir le montage des scènes qu'on avait fait hier (sacré histoire pas vrai?). Mais bon de toutes façons, j'aurais jamais eu le temps de revenir à temps pour le week-end - maintenant, on croise tous les doigts pour que les producteurs n'exigent pas la suppression de toutes mes scènes. Rendez-vous cet été pour le verdict.

 

Quand même, ça a été une sacré semaine. Enfin, c'est pas encore tout-à-fait fini, va encore falloir expliquer au contrôleur pourquoi j'ai un billet de train d'une autre compagnie que la sienne... Puis il me faut trouver une autre voiture - dommage aussi, celle-là sera pas dédicacée par Gary Busey.

Bah, le bon côté du train c'est que ça laisse le temps de réfléchir. Oui, à la manière dont tu te retrouves dans un train en provenance de Stoke alors que tu partais faire les courses pour remplir ce putain de frigo, mais pas seulement. Parce qu'au sortir d'une virée de ce genre, outre l'immense fatigue (physique et mentale) avec laquelle il faut te battre, il te faut également essayer de mettre bout-à-bout tous les souvenirs qui te reviennent peu à peu au fil de la journée. Autant par curiosité que par besoin de justification personnelle...

 

C'est marrant ce besoin qu'on a de temps en temps de s'oublier, de repousser les limites du bon sens, de la morale et de notre capacité à assimiler toutes sortes de produits (licites ou non). Tout en restant fidèle à soi-même je veux dire, parce que l'air de rien au sortir de ce genre de trip, tu te rapelles rarement de choses dont tu pourrais rééllement être surpris, te disant "ça y est, j'ai plus seulement les fils qui se touchent, j'ai carrément la boîte à fusibles qui baigne dans l'huile!". Non, c'est juste extrème... mais c'est toujours toi. Ce qui fait qu'en fait quelque part tu t'oublies pas vraiment, tu te retrouves. Une connection directe avec ton subconscient sauvage et indompté, en somme. Il paraît que l'Homme qui redevient une Bête est le seul à être vraiment libre, affranchi qu'il est de son conditionnement social (je sais plus trop qui a dit ça d'ailleurs). Ou alors c'est simplement que ton cerveau te cache vraiment bien ce que t'as pas envie de savoir. C'est pas à exclure non plus.

 

Ceci étant dit, pour mes prochaines vacances je pense que je vais me mettre au point de croix.

Bon, au moins j'ai survécu à celles-ci - et je suis même pas recherché apparemment. Pour tout dire ça me change un peu. Quand je repense à la saison 4 de The Shield, je me dis même que je suis devenu carrément sage, quasiment un citoyen modèle.

 

Bref, nous revoilà à la maison et c'est chouette, j'ai qu'une heure de marche depuis la gare (ironie inside). Au moins le baggy-short est plus confortable que ce truc infâme en cuir (qui devait pas vraiment être en cuir en plus vu la vitesse à laquelle il a pris feu). Heureusement que demain c'est le week-end, je sais pas si j'aurais pu continuer comme ça encore longtemps.

Donc nous y revoilà, parti en voiture et revenu en train; parti faire les courses et revenu les mains vides... Et ce frigo qui est toujours vide... Je crois que je déteste ce frigo. Oui je le hais même. J'ai beau faire, toutes les semaines c'est la même histoire, faut le re-remplir. Encore et encore - j'ai l'impression que ce truc n'est dans ma cuisine uniquement pour me narguer en me mettant tous les jours face à mon échec à comprendre son appétit. En fait aujourd'hui, j'en suis même sûr.

Oui, je le hais.

Je pense que je vais le mettre dans un sac et le balancer à la flotte.

 

Ha ça y est, j'ai reçu la dernière saison de Naru-- de Star Trek pendant que j'étais pas là. Et ça n'a rien à voir mais ça me fait penser que je suis pas allé me faire gifler par les russes et les allemands hier - ils vont croire que je me suis découragé. Boarf, chuis crevé, on verra plus tard.

Oui, je vais aller me coucher je pense - après tout, on a qu'à dire que je l'ai bien mérité.

 

Bouts d'ficelle

 

Ces vacances ne furent pas financées par la Caisse de Congés Payés du Bâtiment et Travaux Publics dont l'incapacité à faire parvenir un chèque en moins de trois mois aux personnes les subventionnant témoigne de la plus grande incompétence et du plus lamentable des mépris.

Publié dans bon, mois, temps, train, vraiment

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En attendant (parenthèse)

Publié le par OncleEddie

Ok Spot, je me rends bien compte que t'es là, à trépigner en attendant le récit de la fin des mes vacances. Je t'imagine très bien tournant en rond chez toi, devenant de plus en plus irritable, de plus en plus désagréable avec ton entourage, commençant à te dire que tu ferais bien de prendre le fusil de ton oncle pour prendre en otage tous les clients du magasin de BD pour exiger qu'on te donne ce que tu veux.

Pour tout te dire, ça m'ennuierait qu'on en arrive là - mais je dois terminer mon brainstorming personnel, voir comment je pourrais tourner ça pour que ça reste présentable. Je suis sûr que tu comprends.

 

Cela dit, je m'en voudrais que ta femme finnisse par te quitter, que tu perdes ton job et que tu deviennes un misérable alcoolique de bas étage, hantant les cages d'escaliers ici et là et insultant les chiens des petites vieilles qui passent à ta portée, leur demandant s'ils ont pas croisé un type bizarre en pantalon de cuir trop petit dans le coin. Si si, je t'assure que je m'en voudrais. En plus n'importe quel crétin est capable d'être un vulgaire poivrot, mais on sait tout les deux que tu n'as pas les épaules pour être un véritable alcoolique digne de ce nom. Tu ne ferais que t'esquinter en essayant - ainsi que de jeter le déshonneur sur toutes ces personnes qui travaillent dur pour être de respectables alcooliques comme il se doit.

Par contre, j'ai comme qui dirait un truc sur le feu, alors si tu veux bien, on va la faire courte - et ça aura un air de déjà vu. Désolé, mais en même temps c'est pas moi qui trépigne.

 

Comme tu le sais déjà, j'adore mon centre commercial - un choix tout simplement légendaire dans toutes les catégories, des sacs poubelles aux croissants, en passant par les bêches et les crayons de couleurs, tous déclinés en une infinités de variations de couleurs, de tailles et de prix. Je te le jure, dans mon centre commercial y'a des bêches de toutes les couleurs. Mais on y trouve aussi - attends tu vas rire - des lacets. Bon d'acord c'était pas drôle. En plus, on trouve même pas de lacets dans mon centre commercial... Ni avec les ceintures où je me souviens pourtant les avoir vu durant ma tendre enfance - bercée de ces choix cornéliens que nous imposent les centres commerciaux - ni avec les chaussures, ni au coin des aiguilles à tricoter. Ni entre les bières et les jeux vidéos (les deux sont rangés à côté depuis une pétition que j'ai faite - chouette histoire, faudrait que je te la raconte un jour), ni à côté des assiettes.

Alors comme tu le sais, je suis par nature un brin tétu. Je suis donc allé voir un autre centre commercial (où je n'ai normalement plus le droit d'aller suite à une autre pétition, mais ils changent les vigiles trop souvent pour qu'ils soient vraiment efficaces). D'ailleurs, ça fait bizarre de devoir aller chercher ma bière d'un côté et de devoir me payer tout le magasin dans l'autre sens pour aller chercher mon jeu vidéo. Hé, j'allais pas juste chercher mes lacets comme ça, j'avais besoin d'une excuse pour traverser le magasin, tu vois?

Après mon deuxième chou blanc - et une sortie tout en style car il semblerait que finalement les vigiles ne soient pas aussi inefficaces que je ne l'avais espéré - j'ai fait un autre magasin. Une petite supérette de merde où j'oserais même pas acheter les tampons de ma copine. [VOIX VIRILE] Enfin je veux dire, si j'étais le genre de mec à faire les courses de sa brune (non mais tu m'as bien regardé?).

Et ô joie, ô bonheur, des lacets!

Et ô rage, ô désespoir, un présentoir de un mètre cinquante de large sur deux mètres vingt de haut remplis de lacets en veux-tu en voilà...

 

Bref, des longs, des courts, des rond des plats, des de toutes les couleurs, tu vois ce que je veux dire. Et alors, me dis-je en mon for intérieur de consommateur (légèrement) désabusé, comment faire mon choix? Parce que toi je sais pas, mais moi avant d'avoir eu besoin d'acheter des lacets je ne m'étais jamais vraiment dit que les lacets existait en plusieurs tailles. Et puis franchement, à quoi ça sert qu'on esclave des petits philippins si c'est pour avoir des pompes qui durent plus longtemps que les lacets, je te le demande (oulah, elle était un peu rude celle-là non?).

Pas de problème, j'ai appris à lire quand j'étais petit - et devine quoi? Y'a des trucs écrits sur les emballages des lacets. Ouais mon gars. La longueur, en centimètres. Ainsi que rond en anglais (ou plat si tu prends des plats). Et... c'est à peu près tout.

 

Alors Spot, combien ils mesurent tes lacets? Quarante-cinq, soixante, soixante-quinze, quatre-vingt-dix, cent dix, cent quarante, cent soixante ou cent quatre-vingt centimètres? Moi perso, je me trimballe rarement avec un mètre ruban dans la poche (ça arrive, mais là c'était pas le cas).

 

En plus, nous voici donc avec lacets manifestement prévus pour être vendus dans quelque obscur pays anglophone. Et la longueur est en centimètres. Je sais pas si t'es au courant, mais les anglophones et le système métrique, c'est un peu comme Roronoa Zoro et le sens de l'orientation - ils savent que ça existe et sentent confusément que ça peut avoir une certaine utilité si tu t'en sers correctement, mais c'est à peu près tout. Ils prennent des pieds, des pouces et d'autres morceaux, les mettent bout-à-bout pour voir ce que ça peut donner - oui, c'est des drôles de gens ces types-là (j'ai entendu dire qu'ils prennent des livres pour se peser) (trop de sauce à la menthe tue l'intellect j'imagine). Donc je suis à peu près certain que d'avoir la longueur de leurs lacets en centimètres... En même temps c'est sûrement pour ça qu'on les vends en France (trois p'tits points).

 

Donc oui, j'imagine que tu sais comment ça s'est terminé, hahaha, c'est très drôle, j'en ai mal aux côtes. Mais maintenant que je sais où les trouver, demain j'irai chercher la taille au-dessus et pis voilà. Comme je dis toujours: merdre, encore raté!

 

Bref, encore une journée productive (à plus d'un titre). Mais je parle je parle, et je me rends compte que je me trouve au milieu d'un épais brouillard à couper au couteau. Couteau... Couteau-cuisine... Ha vi, j'avais un truc sur le feu! Génial, mon steack est maintenant tellement cuit que je peux aller le revendre à un musée sous l'étiquette "Roche volcanique d'origine inconnue".

Hahaha. C'est très drôle.

Juré, j'en ai mal aux côtes.

 

(et merdre, encore raté)

 

 

Zoro & Cie

 

 

Roronoa Zoro apparaît sous vos yeux ébahis faisant sa musculation sur le pont du Vogue Merry sans la moindre autorisation officielle, alors merci de le garder pour vous.

Publié dans autre, centre, commercial, dire, lacets

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Vacances, j'oublie tout (kimosabe)

Publié le par OncleEddie

Jour 3

 

Malgré tout les efforts consentis par le collectif SLMEM - comprenant entre autres une équipe dédiée exclusivement à la filature d'Edmond G. et une autre spécialisée dans la recherche et le décryptage de textes divers et variés écrits sur des supports tout aussi improbables que choquants - il semblerait que nous ayons perdu la trace de notre (unique) chroniqueur.

En effet, le changement de continent et l'accès aux studios d'enregistrement étant strictement règlementé, il fut très rapidement impossible de maintenir un quelconque contact avec lui.

Il ne fut donc pas possible de recréer une chronologie satisfaisante pour le jour 3, et nous nous en excusons.

 

Toutefois, et ayant conscience de l'attente insupportable - inhérente à ce style de narration - créée chez le pauvre lecteur impuissant, nous vous proposons à la place un moment de détente et de relaxation.

  


Malheureusement, à cause de l'incompétence du SLMEM en la matière (associée, il faut bien le dire, à une certaine paresse), il fut décidé à la place de vous faire découvrir l'énormitude en image.

Oui, c'est scandaleux, mais nos autres options pour maintenir un semblant de contrôle sur nos chroniques l'étaient encore plus.

C'est vrai quoi, on est pas des sauvages non plus.



Ce moment de détente et de relaxation vous fut offert grâce à la stupide intervention de Ludwig von 88 ( Houlala 2: la Mission ) .

Publié dans autre, detente, fut, moment, relaxation

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Vacances, j'oublie tout (2)

Publié le par OncleEddie

Jour 2

 

Oulah, ça tangue... Dame, et ce goût dans la bouche ça me rappelle des trucs... Ha, treize heures trente, ça ressemble déjà plus à un matin de vacances ça. Et si je m'étais attendu à me réveiller dans ma voiture, je me serais pas envoyé la tête contre la portière en essayant de me tourner pour voir le réveil...

Hey, d'ailleurs, je me souvenais pas que j'avais des housses jaunes dans ma voiture... D'ailleurs je croyais que c'était une Ford, pas une Opel. Et pourquoi j'ai mon froc sur les pieds? Mon froc... en cuir? J'ai un froc en cuir moi?

 

Bon, au moins c'est bien mon caleçon, et mes chaussures ont pas été brûlées cette fois. Hé, sois je commence à choper le truc, sois...  je me fais vieux. Les mal aux crânes du matin ont toujours été aussi violents? Je sais plus trop - tiens, on dirait que je fume des Lucky aujourd'hui... Et c'est quoi ce bourdonnement dans la voiture? Hé, c'est flippant, on dirait que ça vient de partout à la fois. Ha, tout va bien, c'est la blonde qui dort dans le coffre qui ronfle. C'est marrant j'ai jamais été trop blonde moi... Ha, ben ça doit être son costaud qui est avec elle... 'Fin j'espère, parce que j'ai jamais été trop cowboy non plus... Ouch, c'est quoi ça? Ho, j'ai un téton percé maintenant... Classe.

 

Et à part ça... je sais toujours pas où je suis moi. Haaa, je déteste commencer à boire dans des endroits que je connais pas et me réveiller dans d'autres endroits que je connais pas - tu pourrais croire qu'un jour, à force, je finirais par me réveiller chez moi... avec une blonde et son costaud dans le coffre d'une voiture qu'est pas à moi... Oui non en fait, je vais continuer à faire comme ça.

Hé, les flics - je vais aller leur demander où je suis tiens... Ou alors je vais m'éloigner l'air de rien de cette voiture... Oui, je vais faire ça - et chercher des croissants. Ha non, d'abord mon pantalon, mon portefeuille doit être dedans - hé, elle est où ma caisse au fait?

C'est dans ce genre de cas que tu peux être amené à découvrir une nouvelle nuance de la nature humaine. Oui, quand tu te ballades dans un froc en cuir que tu peux pas fermer, la gueule enfarinée - et très certainement les yeux au niveau du menton - et une odeur que peu d'animaux sauvages pourraient se permettre de t'envier, tu fais peur aux gens. Ils ne veulent pas te dire où tu es, ou s'ils ont vu ta caisse.

 

Finalement, après quelques heures d'errance en plein soleil (parce que oui tu vas rire, aujourd'hui il fait beau, comme de par hasard), j'ai finalement retrouvé Titine, fièrement postée sur un portail en plein milieu d'un rond-point. Tu sais, avec la même posture et le même regard empreint de cette "intelligence" si particulière que peut avoir ConCon quand il pose pour la photo, son fusil à la main et le pied posé sur un cerf mort. Sauf que Titine, comme prédateur urbain, elle se pose là - ce portail n'a jamais eu la moindre chance, mais il a quand même dû essayer de s'enfuir, parce que sinon je vois pas trop bien comment il aurait pu finir sur un rond point...

 

 

(prenons une minute pour nous reccueuillir sur la mort des Services de Police Efficaces, incapables de faire enlever une caisse manifestement aventureuse d'un rond-point en plein centre-ville, en tout cas pas avant dix-sept heures de l'après-midi)

 

 

Alors, faisons les comptes... Un demi-pantalon (je me débarrasserai pas aujourd'hui de ce truc en cuir - putain mais c'est qui le con qu'a inventé ça?), ha - un portefeuille... au complet! Oui, ça c'est un bon portefeuille... Bon, il semblerait qu'il me faille refaire quelques courses (j'espère que j'ai pas tout mangé tout seul) - et aussi que j'achète un pare-choc (et sûrement des pièces de rechanges diverses et variées). Tiens, le plein a été fait? Sacrée Titine, tu t'arrêtes jamais hein? Ha, plus de téléphone mais un PC portable... Bon, j'imagine que je perds pas au change - par contre la machine à beignets, j'en ferais jamais rien, c'est certain. Et les ananas... c'est cool, j'aime les ananas. Heuuu tiens, divers sous-vêtements... Eux par contre, je vais les laisser sur le rond-point... Ha, un GPS, je vais enfin savoir où... wow, j'ai dû rouler toute la nuit, pas étonnant qu'il ait fallu faire le plein...

Hey, j'ai un PC portable - les séances de minage sur EVE Online en mode [gueule de bois] ont toujours été les plus rentables. En plus cette fois c'est la bonne tranche horaire, les allemands sont couchés, et les russes pas assez nombreux. Rhaaa, mais qu'est-ce qu'ils ont tous ces cons à klaxonner, je vais la sortir ma voiture; pis chuis au milieu du rond-point, tu vas pas me dire que je te bloque la route. Cool, j'ai de la batterie... du réseau... et un abonnement internet fonctionnel on dirait. OK, ça roule.

Ha ben tiens, tant qu'on sait où on est, voyons voir les fait divers sur ma trajectoire... Alors, accident de circulation, accident accident... Aucun délit de fuite, c'est pas moi... Des petits vieux en pleine montée insultent les flics... Bon, ça aurait pu être moi mais c'était le matin... Accident, accident, maltraitance envers des chèvres... Oups...

 

Bon, vu que tout va (relativement) bien, on va maintenant se concentrer sur mettre le plus de kilomètres possible entre moi et les braves habitants du Théatre de ma Dernière Biture - c'est plus prudent je pense. Alors, panneaux bleus, hop à droite, tout droit tout droit tout droit, à gauche - hé, c'est sympatoche cette rue.

Dame, et en plus c'est réfléchi, ils sont bien équipés, y'a un bar là!

Et juste devant le bar, une place!

 

Bon, je peux pas repartir sans payer un canon à quelqu'un quand même - en plus si les indiens débarquent, faudra quelqu'un pour leur dire dans quel coffre il est John Wayne, sinon ils vont tout raser.

 

Ce billet fut écrit malgré les riffs endiablés de Pennywise ( Unkown road ) .

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Vacances, j'oublie tout (1)

Publié le par OncleEddie

Jour 1


Merde, j'me lève à peine à huit heures et demie - les collègues en sont tout juste au café, mon bonus de rien-foutre est un peu léger sur ce coup-là. En plus... attends... oui oui, ni gueule de bois, ni mal-ô-crâne, rien. L'abus de drogues n'est plus ce qu'il était, même en période de grande vacuité. Et alors que je me traîne péniblement jusqu'au frigo, je me rend compte avec horreur que je me suis réveillé tout seul. Oui, tata Berthe sèche le mode [vacances] depuis la saison 4 de The Shield (automne 2005 - hey, ça aurait fait un choc à n'importe qui de voir débarquer Bambi au beau milieu de la fin d'Alien, ma réaction n'était absolument pas disproportionnée quoique que puissent en dire les journaux)... Ce qui veut dire... attends, je confirme... oui, frigo vide...

Quelle vie de con...

 

Haha, je m'en fous, chuis jamais à court d'idées - à moi WHAOU, on va dongeonner comme des fous! Aux armes, Compagnons, allons nous couvrir de gloire!

Bon, une heure plus tard, faut se rendre à l'évidence, y'a beaucoup moins de monde sur les serveurs en semaine que le week-end (pas facile de dongeonner tout seul faut bin le dire). M'en fous, j'vais me coller sur EVE Online - serveur mondial unique, y'a toujours du monde. Ha oui, et en journée, c'est les allemands. Plûtot agressifs les bougres (et carrément organisés dans leur aggressivité). Et si je vais voir un peu plus loin? Ha oui, les russes. Si les allemands sont aussi bons, c'est qu'ils se font gifler régulièrement par les russes, ça te donne une idée du niveau. Bon, je jouerai plus tard.


De toutes façons, défoncer les barges de minage au BattleCruiser, c'est limite anti-jeu, enfin bref...

 

M'en fous, aujourd'hui je reçois une nouvelle saison de Naru-- de Star Trek. Douche, habillage, achetage de clopes, et hop, voilà le facteur! Enfin, ça aurait pu si ils étaient pas en grève... Vais aller me recoucher je crois...

Bref, il est maintenant dix heures dans mon premier jour de vacances et... rien. Il est temps de réagir, non? Donc, ni deux ni quatre, je saute dans la voiture, direction le centre commercial. Bah oui, le frigo est vide, c'est pas comme si j'avais le choix, pas vrai? Evidemment, comme c'est toujours le cas dans ces cas-là (c'est-y-pas formidable?), c'est aujourd'hui, oui aujourd'hui, pendant le premier jour de mes vacances (horribles vacances), le jour ou je m'ai réveillé seul dans mon lit (horrible réveil), où j'ai pas déjeuné pour cause de lâche abandon de la Femelle Alpha (horrible Femelle Alpha), le jour où les russes et les allemands se sont alliés avec les branleurs de WHAOU pour m'empêcher de jouer à mes jeux en ligne (horribles jeux en ligne), ce même jour où en désespoir de toute cause je m'abaissai finalement à aller retirer des sous au distributeur - celui qui est en panne aujourd'hui et qui affiche obstinément un écran d'erreur à la Windows, même si tu poireautes devant pendant dix minutes, lui il s'en fout, il est payé pareil (horrible distributeur), oui c'est aujourd'hui, en pleine milieu de fin de mois, une date parfaitement impropre (improbable même oserais-je prétendre) à tout mouvement bancaire, c'est aujourd'hui.

C'est aujourd'hui que Mamie, elle a décidé qu'il fallait qu'elle vienne déposer ses cinquante rouleaux de pièces sur son compte.

Tu sais, ces mêmes rouleaux que la guichetière, elle est obligée de les ouvrir pour compter les pièces. Chaque putain de pièce. Oui, une par une. Pour cinquante rouleaux.

Oui, aujourd'hui (AUJOURD'HUI) (!!!), Mamie fait ses comptes.

Si j'étais de mauvaise foi, j'ajouterai même que je l'avais repéré depuis la semaine dernière, Mamie. Planquée derrière sa putain de fenêtre, attendant le premier jour de mes putains de vacances pour aller poser ses putains de rouleaux sur son putain de compte en plein mileu de cette putain de matinée.

 

Hey tu sais quoi? J'm'en fous, chuis en vacances, je me laisse pas arrêter par une ch'tite vieille (même si putain, t'avoueras que y'a d'autres jours dans le mois que le 26 pour monopoliser l'unique guichetière du centre commercial pendant trente à quarante minutes) (c'est tellement authentique que je sais même pas où mettre mes points d'exclamation). Pis si moi ça m'emmerde, imagine la gueule de la guichetière quand elle a vu arriver Mamie avec ses cinquante putains de rouleaux. C'est le genre d'expérience qui t'amène à coller des putains tout les trois mots. Mais avec calme et déférence - respect à la Guichetière (oui, aujourd'hui elle a mérité sa Majuscule).

Allez hop, une fois passé une bonne heure devant un guichet pour retirer à peine vingt euros, zouuu - direction le rayon alcool, pizza et cuisses de poulet. Oui, comme tout Homme Moderne qui se respecte, j'apprécie particulièrement de faire mes courses seul, sans le perpétuel regard inquisiteur de La Compteuse de Calories. Hôôô oui, pizza, cuisses de poulet, et alcool, plein d'alcool. Ben vi, Jiraya, le Derviche aux Cheveux Blancs est mort, chuis tout chafoin en dedans, je peux pas rester comme ça.

 

Et elle était là. Juste sur la route que je prends pour éviter les sacs poubelles, l'air de rien. L'air de pas être juste la fille la plus sexy de la journée - longs cheveux bruns, des hanches qui ont l'air de hanches (enfin j'veux dire, hey j'ai rin contre les planches à pain dont on peut compter les côtes à travers le T-shirt, mais une femme qu'a pas la carrure à se faire secouer sans peur d'être cassée, c'est ça une femme? Pour moi c'est comme les bars de lesbiennes - y'a rin à manger, ça m'intéresse pas), un sourire à s'envoyer la tête contre les murs (et pis d'ailleurs, qui sourit au fromage qu'il ramasse au supermarché? Ho yeah, elle doit être un peu frappée, bon point pour elle), et ses yeux... Hé, les asiatiques, ils y connaissent peut-être rien en centrales nucléaires - mais excuse-moi du peu, tout le monde se souviendra de leurs femmes.

 

Quoi? Hoooo-héhé Spot, tu parles pas souvent souvent, mais toujours fort à-propos. Donc oui, c'est le genre de choses qu'on doit pas dire quand on est maqué - surtout quand le maquage en question est tata Berthe... Aucune critique, c'est comme ça qu'elle m'a eu; mais ça reste dangereux pour les femmes que j'envisage.

Hé, en même temps, si elle avait pas voulu que je la suive, le frigo aurait été plein quand je me suis réveillé, pas vrai? Et autre chose ne l'aurait pas été -- bref.

 

Nous voici donc en pleine première journée merdique de vacances, et comme de par hasard, une femme s'en mèle. Encore. Une asiatique, première fois tiens (hey, elle est où ma médaille?).

Bon, j'ai perdu sa trace après à peine trente ou quarante kilomètres - soit elle m'a vu venir, soit j'étais pas aussi motivé que j'aurais pu le faire croire à la caissière en jetant pèle-mèle conserves, pizzas et chips dans la poche (et pas forcément dans cet ordre) tout en matant dans quelle direction elle partait. Le bon côté des gros centres commerciaux (outre un choix en matière de poches poubelles parfaitement légendaire), c'est que quand la brune que tu harcèles s'éloigne, t'as un peu de marge avant de la perdre définitivement de vue (elle et son jean si parfait)... Et pis c'est toujours jouissif de retirer du liquide pour finir par payer avec ta carte, pas vai?

Donc me voilà perdu dans un bled où j'ai jamais mis les pieds, et l'air de rien j'ai toujours rien mangé depuis hier (ou avant-hier, je sais plus trop), et en plus mon baise-en-ville qui n'existe pas à cause que chuis maqué s'est fait la belle. Malgré son déhanché (qui laissera des marques profondes sur ma manière d'apprécier les déhanchés, à n'en pas douter), elle disparut cruellement au détour d'un stop sournois associé à l'intervention malheureuse d'un troupeau de chèvres en pleine transhumance. Ce qui est pas mal je trouve, passque j'y connais rien en transhumance, mais je serais prêt à parier que d'habitude, ça se passe pas le premier jour de mes vacances.

 

Hé, qu'est-ce qu'on en a à foutre?

J'ai à boire, à manger, chuis à la campagne et j'ai un toit s'il pleut (passque oui, il pleut, c'est le premier jour de mes vacances souviens-toi). Allez hop, même si c'est que quinze heures (et que ça me laisse à penser que cette histoire m'a entrainé à un peu plus que trente ou quarante kilomètres) (en même temps, qui c'est qui fait ses courses à trois heures de chez soi?) (oui bon, un peu frappée, bon point, tout ça quoi), ben hop! La parole est donnée à mon pote Jack. Daniels. Jack Daniels quoi. Daniel's en fait. Mais alors, c'est le Daniel à Jack, c'est chez Jack Daniel, ça veut dire quoi Jack Daniel's?

Boarf, on s'en cogne.

Demain, fera jour.

 

Ce billet fut imaginé sous l'influence bénéfique des Têtes Raides ( Fleur de Yeux ) .

Publié dans aujourd, hui, jour, rin, vacances

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Qapla 2.0

Publié le par OncleEddie

Pour ceux qui me posent la question en permance, Oncle Eddie n'est pas une vraie personne.

Un peu comme Casimir.

Non pas que je veuille dire par là qu'il y a quelqu'un qui, tout les soirs, tire la zipette dans mon dos pour enlever son costume en forme de moi. Non, je veux dire qu'Oncle Eddie est une personnalité absolument inédite créée par la fusion geekesque de 2 êtres qui explorent désormais de nouveaux horizons spirituels en toute quiétude grâce à leur nouvelle indentité et leur grâce retrouvées... (trois p'tits points)

Ce qui, en définitive, en fait une vraie personne (tu me suis?). Enfin bref, tout ça pour dire que j'ai ressorti récemment la première saison de Star Trek Enterprise. Quoi? Heuuu... non, rien à voir, mais t'avoueras que c'est pas facile de faire une transition avec les deux. Ké?

 

Tu plaisantes j'espère...

 

Bon, j'imagine que tout un chacun a dû apprendre à marcher un jour - moi perso, je m'en souviens  pas; ce qui me laisse à penser qu'en fait, j'ai toujours su marcher (désolé).

La série télévisée Star Trek Enterprise, avec le génial Scott Bakula retrace les balbutiements de l'exploration spatiale sous l'oeil "bienveillant" des Vulcains.

Passque toi tu crois que Star Trek, c'est juste des oreilles pointues, des téléportations, et des "En avant toutes!"? Bon, je m'avance peut-être sur le "En avant toutes!", t'es pitètre pas au courant que c'est l'une des phrases qui termine le plus souvent les épisodes.

Quoiqu'il en soit, c'est plus compliqué que ça, et cette série retrace la création dans l'univers de Star Trek de grands principes qui guidèrent StarFleet tout au long de l'histoire de l'exploration spatiale - en particulier la Directive Première, qui interdit à tout membre de la Fédération des Planètes Unies d'intervenir dans les affaires internes politiques, économiques, bref d'une manière générale dans l'évolution d'une autre espèce.

C'est vrai, imagine que tu débarques avec ton vaisseau spatial aux confins d'une terre inexplorée. Comble de la SciFi, tu découvres un peuple évolué. Une forme de vie douée de sensibilité et de capacités qui rendent possible la communication et, pourquoi pas, l'échange culturel réciproque.

Donc, tu trouves un moyen de communiquer, t'es pas atteint par leurs germes extra-terrestres, et tu peux véritablement débarquer chez eux et aller à la rencontre d'une nouvelle civilisation, une nouvelle forme de vie absolument inédite et inconnue jusqu'alors - oui, toutes ces étapes sont franchies avec succès, la SciFi c'est vraiment génial. Parce que l'idée, c'est d'imaginer la confrontation d'un peuple à un autre. D'une civilisation à une autre. D'une conception et d'une perception à une autre. Tant qu'à faire, si les deux pouvaient s'opposer, ça serait mieux - les scénaristes pourraient faire traîner ça sur quatre ou cinq épisodes (voire toute une saison).

Bref, ça y est, tu découvres donc une nouvelle forme de vie. Tiens, fait étrange (et contraire à certaines règles évolutionnaires à ce qu'il paraît), ce peuple vit "en harmonie" avec une seconde espèce sensible sur leur planète. Enfin presque. En fait, les premiers vivent aux dépends des seconds qu'ils traitent en esclaves, qui sont quand à eux plutôt une race tribale.

 


Et alors là, tu te rends compte que:

  -- 1 ) les évolués souffrent d'une maladie qu'ils ne pourraient pas vaincre, ils sont condamnés. Tu peux soigner cette maladie grâce à tes connaissances supérieures.
 
  -- 2) les autres eux, ne souffrent d'aucune maladie. Ils n'ont par ailleurs aucun problème avec la place qui leur est accordé dans cette "société". Mais tu t'aperçois qu'ils possèdent le potentiel  pour dépasser leur stade de dévloppement actuel pour réussir à créer une civilisation avancée... s'il n'étaient pas freinés par les évolués. En fait, c'est même certain.



Alors? Tu fais quoi? Tu interfères dans ce qui pourrait être une sélection naturelle en aidant les évolués à vaincre une maladie qu'ils n'auraient jamais pu surmonter par eux-mêmes? Tu accélères leur déclin en te faisant l'ami des tribaux car tu leur offre un monde?

Tu fais quoi?

C'est ça la SciFi - la réponse de Roddenberry (c'est le créateur de l'univers de Star Trek en 1963 pour info) à cette question particulière, c'est la Directive Première: ne pas intervenir dans le cheminement d'une Civilisation sur sa voie. Enfin, qunad je dis 'question particulière', évidemment, ça ne s'applique qu'à ce cas particulier (Star Trek c'est plus de vingt saisons, des situations se référant à ce type de problème, ils en ont rêvé quelques-unes).

Evidemment, il ne faut pas oublier que dans Star Trek, les Humains ont éradiqués la faim, la maladie et la guerre de leur planète.

Tu imagines ça? Un monde où la guerre fait partie des livres d'Histoire?

 

Bon n'oublions pas non plus que se poser la question est plus intéressant que de trouver la réponse (parce que faut être réaliste, c'est pas le genre de cas de conscience qui nous tombe dessus à tous les feux rouges).



Et alors que j'étais engoncé dans mes problèmes existentiels (haaa, l'Espace et ses Questionnements), je perdis le fil de mes idées. La faute en est à la FNAC: ils revendent depuis peu les saisons un et deux de The BigBang Theory (une série sur mon peuple: les geeks).

C'est là que tu peux parfois en arriver à t'interroger sur ton Titre de geek auto-proclamé par tes soins. Tu pourrais croire que c'est à cause que ça marche avec les gonzesses... Toi qui lis ces lignes, sache que le geek ne marche avec rien, sauf avec la physique quantique théorique (enfin, pas avec tous mais c'est un bon début), le mode "Ultra" de God of War 3 et le Scrabble Klingon. Ce qui serait encore mieux, c'est que les Bons Pensants ne cachent pas derrière ce mot une connotation profondément négative. Parce que tu crois peut-être qu'il te suffit de porter un T-Shirt StarGate et d'avoir vu 5mn de l'épisode spécial noyël de Doctor Who pour pouvoir te prétendre geek?



Absolument pas. D'une part, c'est le T-Shirt collector Kaamelott  qui prédomine en France. Celui avec le K doré.

 

D'autre part, si le geek en tant que lame de fond sociale existe, c'est avant tout un être en constant éveil. La curiosité qui le pousse à combler son insatiable envie de nouvelles pistes pour alimenter sa spiritualité et nourrir ses passions dévorantes, et que l'on peut retrouver par exemple dans l'attente du prochain volume de BLAST, fait que ses besoins sont énormes. Tout le temps.



(BLAST, bande dessinée qui pourrait bien être la Chapelle Sixtine de Manu Larcenet, deux volumes disponibles)


 

Le geek n'est pas uniquement prêt à voir son entière conception du monde remise en question par une "bête" théorie. Il attends, espère cette "bête" théorie. Car il n'y a a pas de "bête" théorie pour le geek. Juste des jeux d'esprits. Il définit des paramètres de réflexion(s) qui le poussent en avant dans les limites acceptables d'un ensemble défini, dans la sphère d'un univers donné (dont toute ressemblance avec des évènements ayant déjà été racontés dans un jeu vidéo est inévitable dans un contexte référentiel limité), passque oui, on veut tous savoir, bordel, est-ce que Batman a vraiment été démasqué par le Joker? Et est-ce que c'est vrai que c'est lui qui a gagné la pari qu'il avait fait avec Superman, celui où le perdant devait mettre son slip par-dessus son pantalon? (il est intéressant toutefois de noter que dans l'un ou l'autre de ces deux cas, Batman restera une icône parmi les icônes)

 

Et donc forcément, dans sa grande détresse en attendant le prochain épisode de StarGate Universe (sigh), le geek applique ses belles théories au vrai monde. Et alors là, faut dire ce qui est, le geek peut recevoir un choc proportionnellement violent à sa durée d'immersion dans le monde de Naru-- de Star Trek. Passer du tout communautaire à l'individualisme sauvage lui ferait presque oublier son mode de vie - mais c'est trop tard, un geek ne recule pas comme ça.



Et puis ils sont de ces personnes prêtes à remettre en cause leur monde à chaque instant, souviens-toi. Une nouvelle classe sociale non seulement rompue à l'adaptabilité, mais perpétuellement désireuse d'un nouveau défi, prête à confronter la moindre de ses idées à une vraie mise en situation, une vraie mise en lumière de ses choix et de ses convictions, un peu comme... un peu comme si elle avait rencontré une nouvelle forme de vie... Oui, on les refait pas comme ça les geeks (marci Tata Berthe).

Ou alors ils sortent d'une période Seigneur des  Anneaux, tu sais là où le Roi c'est le plus fort, et où le gouvernement se limite à quelques types sur des chevaux. Et puis là il peut en arriver à se dire tiens oui, ça vient d'où les gouvernements? Qui a donc bien pu avoir cette idée géniale? Je parie qu'il devait être plein aux as...

Mais imagine un brin que ce tu appelles "geek" ne soit rien d'autre qu'une étape évolutionnaire (oui, j'ai trouvé un nouveau mot)? Une nouvelle étape de l'Evolution (avec un E), une "nouvelle espèce", un Être qui n'est pas comme toi - entends par là pas meilleur mais différent, évidemment... (...)
 


Suis-moi un brin pour me faire plaisir si tu veux bien, imagine un être qui ne voit pas de compétition à proprement parler, qui ne génère aucun sentiment d'infériorité ou de mal-être résultant d'une pulsion de domination qui pourrait le pousser à tenter d'écraser tout ce qui l'approche, qui aurait tout simplement la faculté de s'émerveiller devant chacune des découvertes qui se présenterait à lui, mû par l'envie de se poser de nouvelles questions pour pouvoir y entrevoir de nouvelles réponses sans jamais les trouver. Quelqu'un capable d'apprendre avec émerveillement tout au long de sa vie.

 
Rempli de ce même genre de curiosité insatiable que l'on peut trouver chez celui qui ne sait rien et ne croit rien, vis-à-vis de tout ce qui l'entoure, la faune, la flore, le monde, l'univers, l'existence (woah, c'est bôôô)... Sans jamais avoir d'idée arrêtée, prêt à chaque instant à envisager ce qui aurait pu lui échapper, ce qui n'aurait pas pu lui échapper, et pourquoi, et pourquoi pas.

Prêt à tout voir, prêt à vouloir tout comprendre, conscient d'en être incapable, dépassé et heureux de l'être. Désireux même, de pouvoir en élargir à chaque instant son champ de conscience, considérant cela comme le coeur de son voyage, comme le seul véritable but à poursuivre, prêt à ne jamais pouvoir l'atteindre et capable de s'en amuser sans cesse.

S'espérant prêt à tout considérer constamment comme si c'était la première fois.

Avec l'envie de regarder continuellement tout ce qu'il pourrait voir et en espérant que ça contredise ce qu'il croit, prêt à intégrer tout ce qu'il aurait pû lui échapper - tout ce qui lui a échappé en somme - dans son modèle de réflexion, jamais rassasié, jamais satisfait de sa vision des choses.

Un être prêt à se poser des questions sur tout et pour tout.

Prêt à rêver ce qui lui convient (et ce qui ne lui convient pas), prêt à être là, à considérer instinctivement que se poser la question est plus important / intéressant que de trouver une réponse.

Pas seulement un agnostique, mais véritablement un esprit libre. Pas limité à l'étiquette que tu lui colles, mais prêt à parcourir cette étiquette de bout-en-bout, à la démonter pièce par pièce par désir de la comprendre sans jamais y arriver,  et par-la même désireux de recommencer, encore, encore, encore...

 

C'est ça un Geek.



Parce que son monde à lui n'est pas figé, mais il n'en détient la solution pour autant. Comment le pourrait-il?

Par définition, la figeation n'existe pas pour le Geek (tout comme l'impossibilité d'inventer des mots).

Non, bien au contraire, le Geek réinvente son monde en permanence. En même temps, sa vision ne lui laisse pas tellement de choix tellement elle est un choix en elle-même.

Oui, un jour ici, le lendemain ailleurs, rien ne peut empêcher le Geek de créer un monde à la mesure de son imagination ou de sa capacité à inventer ce dont il a besoin. Et d'ailleurs, rien ne permet au Geek de ne pas le faire. Franklin fut un Geek. Le couple Curie étaient des Geeks. Einstein était un sacré morceau de Geek. Et oui, Ralph Baer était un sacré putain de Geek.

Et l'intérêt du monde du Geek, c'est qu'il veut le PARTAGER (oui, c'est pas tellement à la mode, mais essaie un peu d'appliquer la notion de mode à la notion de Geek pour voir). Il en a même besoin, c'est comme ça qu'il se nourrit. Le Geek aime à confronter son univers aux autres, ça le consolide, le justifie, le pousse en avant quand ça n'y correspond pas, le Geek aime le débat - le Geek EST le débat. Enfin, d'une manière générale, le Geek aime qu'on lui soumette des problèmes. Que l'on confronte les univers aux limites du sien - c'est ainsi que s'étend son propre univers.

Parce que oui, on veut tous savoir pourquoi SkyNet à choisi d'envoyer vers le passé un robot a la plastique féminine parfaite (alors que ça n'est qu'un robot) (c'est vrai quoi, un robot pourrait pas être pervers quand même?).

On veut tous savoir pourquoi une DeLoreane et pas une Viper pour voyager dans le temps (quoique bon, quand on voit la DeLoreane, on se doute).

On veut tous savoir pourquoi avoir censuré l'intro de Resident Evil pour des images dont il est clairement établi que leur impact émotionnel est bien inférieur à ce qu'on pourrait voir  sur le JT de TF1 (alors qu'on est tous d'accord, la réputation violente du premier Resident Evil est très largement surfaite, surtout si ça doit inspirer cinq longs métrages qui feraient tous passer Home Alone pour une oeuvre incontournable du Grand Ecran).

 

Un esprit libre et curieux, mû par l'envie de se former lui-même et de savoir, ou plutôt de comprendre, jamais rassasié, rempli de l'espoir d'utiliser son potentiel créatif à défaut de pouvoir "aller là où aucun Homme ne s'est jamais aventuré"... (oui passque bon, la NASA ces trentes dernières années, ils ont un peu chiés dans la colle)

 

Tu ris du Geek? Hey, souviens-toi tout de même que quand la NASA (encore eux - tout ça avait pourtant si bien commencé) a envoyé une navette dans l'espace, ils ont dû l'appeler "Enterprise" suite aux pressions des Trekkies, les ancêtres des Geeks.

Moi à ta place, je prendrais pas à la légère une faction de ma population descendant directement d'une tribu capable d'influer sur les décisions d'un organisme fédéral par simple idéologie scifiesque.

 

Et donc, imagine une nouvelle espèce d'Homme. Non pas poussée par une quelconque soumission hormonale qui justifie encore après trois milliards d'années d'évolution que l'on fasse rebondir sa massue sur le crâne d'en face par simple besoin de supériorité (assimilé à de la communication), mais une espèce d'Homme prête à se poser les vraies questions, et surtout prête à ne pas y répondre. Des Hommes mus par la curiosité insatiable qui est la leur appliquée à notre (pauvre mais emplie d'une telle curiosité) compréhension de l'univers.

 

Et cela n'est pas juste une idée - l'Homme du Futur existe, tu le croises tous les jours. Il est même plus que certain (voire souhaitable) que tu en comptes certains spécimènes au sein de ta propre famille (au sens large). Une Espèce inédite jusqu'alors. De tous temps l'Homme a su se distinguer de la Bête; pas par le rire (les hyènes y arrivaient avant nous), non, tout simplement par un esprit ouvert. Une faculté à raisonner selon le besoin prédominant.

 

Une adaptabilité sans commune mesure.

 

Tu crois vraiment que c'est le connard d'en face capable de vider vingt bières d'affilée sans roter qui peut faire ça? (ceci est une attaque envers les connards, absolument pas envers la consommation excessive de bières que je ne peux qu'encourager)

 

Non, seul le Geek peut faire ça. Il est le seul à pouvoir concevoir et mettre en application un nouveau mode de pensée. Car on a besoin d'un nouveau mode de pensée - il semble évident depuis très longtemps que l'on a dépassé les possibilités offertes par celui exploité actuellement.

 

L'Homme 2.0.

 

Ha ouais, en fait c'est cool d'être un Geek.

Publié dans geek, monde, nouvelle, pret, vrai

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Vocabulaire et art de vi(vr)e

Publié le par OncleEddie

[NDLR - La compréhension de ce texte représentant un nouveau défi de la vie moderne pour le profane et le commun des mortels, le collectif SLMEM s'est permis de compliquer la tâche en l'agrémentant de commentaires stupides et en y adjoignant un glossaire pour les mots en gras. Bon courage.]

 

Lundi.

 

Jour d’angoisse pour tous les travailleurs de la Terre. Jour ô combien déprimant où les étudiants regagnent leurs pupitres pour intégrer des fonctions du 56ème degré ou décortiquer des poèmes (L’Albatros, par exemple…) jusqu’à en faire disparaître toute magie et arriver à la conclusion que l’auteur avait FORCEMENT voulu dire par son poème qu’en fait, le ciel était vert et qu’il avait été traumatisé par le heavy métal que sa mère écoutait quand elle était enceinte. Jour de détresse, jour de peine, jour d’agonie. Oui, mes Compagnons, cela est dur à avaler : Une fois par semaine, et cela jusqu’à la fin des temps, le Lundi vient. (Tu m’crois pas ? Demande à Garfield). En vérité je vous le dis mes Frères, nous sommes dans une merde noire... mais noire...

On pourrait être tentés de plaindre les étudiants/travailleurs lambda. C’est vrai, pour eux cela n’est pas facile de revenir au « 0600 debout » qui, pourtant, a rythmé toute leur existence. Mais il existe une catégorie de personnes pour qui cela est bien pire : Les Geeks.

 

Voyez-vous, les Geeks – dont je suis – ne se bornent pas à regarder la TV en mangeant du pop-corn, durant leurs jours de congé. Non. Loin de là. Nous, les Geeks, nous restons actifs. Notre existence est primordiale pour le bon fonctionnement des univers parallèles présents dans le cyberespace. Quoi, qu’est-ce qu’il se passe, Spot ? L’équilibre du monde virtuel n’est pas important à tes yeux ? C’est que tu n’as pas la moindre idée des luttes de pouvoir qui y règnent, dans ce cas.

Eh oui, car la lutte est rude. Prenons un de mes exemples favoris, pour débuter : WHAOU (pour ne pas faire de publicité à un jeu dont je ne citerai PAS le nom). T’as des luttes à tous les niveaux. Tu veux commencer par quel bout ? Bon, Spot, comme t’arrives pas à te décider, on va faire un /rand. Si c’est pair, je pars du centre. Si c’est impair, je pars de l’extérieur.

[INGAME COMMAND : /rand --- OncleEddie obtient un 42 (1-100)]

Aaaah, 42… La Réponse à la Grande Question de la Vie, de l’Univers et du Reste… (QUOI ? T’as toujours pas vu le film ? Spot, toi et moi, on va pas être copains… heureusement que Tata Berthe t’aime bien…) Partons du centre, donc...

Tout débute ainsi : Les petites guéguerres intestines entre deux potes qui auraient fait chacun un perso en même temps. L’un veut toujours rivaliser avec l’autre, c’est à se demander pourquoi ils jouent ensemble. Attention, dans ces cas-là, on se battrait pour 1 XP [NDLR - Xperience Point - en accumulant les XP, l'avatar devient plus fort; au bout d'un certain nombre, l'avatar prends 1 level - c'est ainsi que s'écrivent les Légendes]. Pas question d’avoir ne serait-ce que 1% de niveau de retard, même en étant « bien reposé ». C’est la course aux levels. Et généralement, c’est là que des potes deviennent un peu moins potes. Ou alors, ils arrivent à trouver un terrain d’entente. Enfin bref…

Quand nos charmants amis ont enfin décidé de jouer gentiment, ils se retrouvent en groupe de donjon (à Ragefeu, par exemple… [NDLR - Ragefeu est un DJ légendaire dont la difficulté n'a d'égale que l'obstination des joueurs qui se mettent en tête de le terminer dès le premier jour de jeu] J’sais pas pourquoi il me revient TOUJOURS en tête, celui-là… A méditer). Ce qui nous amène aux conflits de groupe. Là, ça commence à foisonner. A foisonner méchant, même. Les désaccords sur les strats… Ou le rejet de la faute sur les autres, par exemple.

 

Dans ce cas-là, on observe une série de Lois Immuables…

Loi Première: C’est TOUJOURS la faute du tank.

Même quand le mago a rien trouvé de mieux à faire que de mettre de l’AoE avant même que t’aies pu prendre l’aggro. Toi, t’as qu’à te démerder pour rattraper leurs conneries. (En admettant que t’aies réssi à reprendre l’aggro, si tu crèves, c’est de ta faute, passque t’es pas assez stuffé).

Loi Seconde: Quand c’est pas la faute du tank, c’est CERTAINEMENT la faute du heal.

Et cela, même si t’étais hors de son champ de vision, même si il était OOM à force de te soigner passque tu restais dans les AoE, même si t’as pas cassé le totem de CM [NDLR - la signification de CM s'est perdue dans les âges, mais en général les heals n'aiment pas du tout qu'il n'y en ai pas sinon ils n'ont plus aucune excuse pour avoir merdé] qui l’empêchait de faire quoi que ce soit. Si c’est pas la faute du tank, c’est de la faute du heal. Logique…

 

Les DPS, dans tout ça ? Un benêt qui envoie ses météores dans un gros pack et qui aggro toute la salle ? Baaaah, il voulait opti son DPS, il est là pour DPS, c’est normal qu’il se défonce (pardon, qu’il s’arrange pour que les autres se fassent défoncer)… Putain de recount. Ah, c’est que c’est vicieux, comme bestiole. C’est la course au DPS. Et ça génère des prises de gueules, aussi… T’en as un qui merde une strat et tu lui fais une remarque ? «fairm ta geule, salle naab, chuis premié au kiki , go apprendre à jouer ton hunt !!! » Ouais, t’es premier au kiki… Et moi, j’ai passé tout le combat à faire du CC et à essayer de rendre au tank un niveau de menace correct. Mais bon, s’pas grave, tu pouvais pas le voir, t’étais trop concentré sur le kiki, justement (obsédé, va !). (d’ailleurs, si tu continues à me faire chier, je t’envoie mon chat dessus… Il a beau être mignon, il est féroce, fais gaffe --- à ce propos, tu sais, les chats qui sont tout meu-gnons mais qui restent malgré tout des machines à tuer ton canapé et tes habits taillées pour la chasse ? Bah IG, ils sont encore pires).

 

Bon, après des wipes répétés, on finit par réussir à tomber le boss. Et là arrive enfin le moment tant attendu des loots. Attention mesdames et messieurs, là, ça devient franchement sanglant. T’as les mages (moi, une dent contre les mages ? naaan !) qui pleurent après du stuff heal (Ouais, connard, y’a de l’esprit dessus, t’as pas remarqué ?[NDLR - l'esprit est une caractéristique de l'avatar (tout comme la force ou l'agilité) dont dépends la capacité du heal à foirer ou pas son approche médicamenteuse du DJ] ). Les CaC qui piquent du stuff tank (Ah bon ? Esquive et parade, c’est pas pour DPS ?Désolé… mais l’ai déjà équipé, trop tard !!). Et les tanks… bah eux, en fait, ils ont TOUJOURS la double spé, va savoir comment. Après, t’as le stuff Lié Quand Equipé [NDLR - lorsqu'un stuff LqE est équipé par un perso, il ne peut plus être équipé que par ce perso uniquement et ne peut pas être prété ou vendu à un autre joueur]. Et là, ça devient la guerre absolue. « erf, need pour stuff heal, c’est du tissu mais les stats sont mieux que mon stuff tout pourrave » « naaaaa en fait t’vas vendre ! Need pour reroll !!! ». Ah, et t’as TOUJOURS un gros boulet qui va ninja un truc pour le désenchanter. (Tu te souviens d’Ombrecroc? [NDLR - Ombrecroc est un autre DJ dont la position géographique associé à un intérêt très relatif fait qu'il n'est pas du tout légendaire] Bah j’lai farmée durant des années pour avoir cette saleté de lame, la seule fois où j’lai vue tomber, un crétin l’a dez devant mes yeux… sick sad life). Mais bon, après, l’avantage c’est que normalement, tes pas obligé de les recroiser (sauf si ils sont cool et que vous avez passé la nuit à wipe dans la bonne humeur. Là, ça peut créer des liens… [NDLR - authentique] ).

Bon, maintenant que nos valeureux zéros sont HL et full stuff héro / PJ, ils se retrouvent dans une guilde. Et là, salut biscuit. T’as les prises de bec passque y’en a un qu’a pas manifesté sa présence assez bruyamment quand il s’est connecté [NDLR - bah vi, faut dire bonjour aux gens quand on arrive, on est pas des sauvages] , et personne ne l’a salué. T’as les bagarres pour être pris dans le roster à la place d’un autre, l’un étant plus ancien en guilde, et l’autre étant mieux stuffé. Et t’as les GM, au milieu, qui se demandent « QUI A RECRUTE CE BOULET, BORDEL !! » – Sauf qu’il fallait pas le crier trop fort. Le boulet en question, c’est le mec d’une des GM

Enfin, malgré ces déchirements intersidéraux, les guildes arrivent tout de même à faire front commun pour… rivaliser avec les autres guildes. Bah ouais, les first down horde, on va pas les laisser à ces connards de chez Hilluzion (désolé, c’est le premier nom de guilde qui me venait en tête) [NDLR - Hilluzion est une guilde particulièrement célèbre pour ses HF de ninja, mauvais esprit et autres joyeusetés noobesques. Ceci étant dit, ils sont encore loin derrière les Viandards, capables de courser un autre joueur pendant 2 jours entiers pour le tuer en boucle sans que l'autre joueur n'ai à aucun moment l'idée de reroll] . Alors on raid. Là, t’as les prises de bec entre les divers PU que t’aurais éventuellement pris avec toi (bah ouais, tout le monde sait que faut pas raider avec cette guilde, ni celle là, ni celle –là non plus, et que le GM de telle autre guilde est un sacré trou de balle). Et qui dit loots épiques dit engueulades épiques. « j’ai fait un meilleur rand ! » « ouais, mais mon stuff est encore pire que le tien » « mais NEEEEEEEED pour spé 2 !!! ». Et tu perds des heures là-dessus…

 

Enfin, heureusement qu’il y a le PVP pour mettre tout le monde d’accord. Passque là, même si dans le fond, on n’arrive pas à s’entendre quand on reste entre nous, il faut tout de même péter la gueule aux Ally. (Quoi, t’es un allianceux, toi ? Dégage.).

Après les rivalités Alliance-Horde, il y a les rivalités inter-serveurs. Et Au-delà de cela, on trouve les rivalités entre les corps de bataille (STURMANGRIFF/CHARGE vaincra --- on a de l’espoir, mais l’espoir fait vivre). Quand on aura dépassé ce stade, on pourra p’tet essayer de faire des compétitions intercontinentales. Et pis, quand on aura initié les Magrathéiens à WHAOU, on pourra s’amuser à faire des BG cotés contre eux.

 

Qui a dit que les jeux en ligne étaient un monde où on apprenait la solidarité et l’entraide juste par amour du prochain ? On s’entraide pour péter les dents des cercles supérieurs, ouais. Mais bon, remarque, c’est efficace…

 

Alors bon, le Geek passe ainsi des heures à se battre contre ses propres alliés pour ses ennemis --- euh, contre ses ennemis pour ses « alliés », et ses weekends y sont entièrement dédiés. Alors, fatalement, le dimanche soir, quand ton groupe a enfin compris qu’en fait, il fallait stun les valkyr et PAS rester dans cette p..ain de PROFA [NDLR - subtilités de strats particulièrements difficiles et fatiguantes à expliquer] , tu te rends compte qu’il est minuit passé. Mais tu lâches pas le morceau. Bah ouais, à part l’autre qu’a réssi à laisser la papounet d’Arthas crever dans Deuillegivre (COMMENT il a fait, çui-là, d’ailleurs ? oO), le DJ s’est bien passé. Résultat des courses, tu passes quelques heures de plus à répéter cette chorégraphie bien rôdée, pour finalement le tomber, le LK. Utilité ? Boarf, un joli titre. Et le droit de le refaire en HM.

Mais bon, voilà, c’est 4 heures du mat’ quand le Geek va se coucher, alors quand il débarque au boulot/à l’école avec la tête dans un endroit incongru, avec les yeux carrés et injectés de sang et 3 heures de retard (panne d’oreiller oblige), faut pas qu’y s’attende à ce que ses profs/son chef accepte comme excuse : « désolé, mais j’ai sauvé Azeroth de l’emprise du Roi-Liche, vous comprenez »… Bah non, y comprend pas. Normal, ça paie pas les factures.

 

M’enfin, l’un dans l’autre, ça a beau ne pas payer les factures, je l’aime bin, moi, mon p’tit monde. Que ce soit un squattage dans l’univers intergalactique ou un camping en Azeroth, j’suis sûr d’y trouver mon compte. Malgré tout, on se marre bien, même si y’a des prises de bec. Et pis, m’y suis fait quelques amis, aussi (non, Spot, pas toi). J’ai mes métiers montés, j’paie mes répa sans demander de prêt à la guilde, j’achète ma bouffe (et un tonneau de bière de temps en temps), j’ai eu une promotion de la part d’un de mes GM, et en plus j’ai le vol par temps froid [NDLR - oui non mais alors là voilà quoi] .

A bien y réfléchir, en jeu, je trouve toussque j’aime pas IRL… Sauf que là, au moins, les graphismes sont sympa…

Et j’peux déco quand j’en ai marre.

« You can’t log off your own life »

Merci, Codex [NDLR - Voir "The Guild"], je le sais bien, ça. Et on peut pas reroll, non plus.

Dommage, ça pourrait être sympa...

Publié dans autre, bon, c’est, ndlr, t’as

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